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Un début de prise de conscience
BEJAIA
Publié dans La Tribune le 27 - 11 - 2012


De notre correspondant à Bejaïa
Kamel Amghar

Les vacanciers étrangers, qui connaissaient la Kabylie durant les années 1960 et 1970, regrettent, aujourd'hui, la quasi-disparition des
villages typiques de la région. L'adoption du béton et du fer dans la construction s'est accompagnée d'une anarchie architecturale indescriptible. L'esthétique et la fonctionnalité de la maison kabyle traditionnelle ont été bêtement abandonnées. Les belles formes, parfaitement adaptée à la géographie, et les lignes harmonieuses, qui apaisent et attendrissent le regard, ont été troquées contre des blocs carrés ou rectangulaires, faisant tâche dans le décor environnant. Souvent, sans solliciter le permis de construire, chacun échafaudait comme bon lui semble. Depuis le début des années 1980 jusqu'en 2000, les municipalités ont totalement renoncé à leur rôle en matière d'autorisation, de contrôle et de suivi des constructions privées en milieu rural. Pour des raisons budgétaires et parfois socioculturelles, les gens ne sollicitent pas l'avis des architectes et des urbanistes pour l'édification de leurs résidences familiales. Tout le travail est confié au maçon et à ses assistants. Avec la relance de l'aide publique à l'habitat rural, les autorités ont timidement repris en main ce dossier sensible. Les bénéficiaires du logement Fonal sont, désormais, contraints de solliciter les services d'un géomètre pour le titre de propriété de l'assiette, d'un architecte pour le plan et du permis de construire des services de l'urbanisme. Même si on est encore loin de rendre au village kabyle toutes ses caractéristiques culturelles, on assiste à une certaine prise de conscience du problème. L'ordre des architectes a organisé diverses rencontres sur ce thème précis. Une série de recommandations ont été formulées à l'endroit des autorités compétentes pour «amorcer le nécessaire recentrage des missions de l'architecte et de son rôle dans la production de l'espace bâti et non bâti, afin d'améliorer l'aspect architectural de nos villes et villages», lit-on dans le compte rendu d'un récent séminaire dédié à la question. En somme, il s'agit de socialiser le rôle de l'architecte. Les infrastructures de base, les travaux publics et l'habitat sont autant de secteurs qui connaissent, actuellement, une effervescence particulière. Les bureaux d'études d'architecture et d'urbanisme sont, de ce fait, fortement sollicités pour effectuer des études ou assurer le suivi et la gestion des projets. Les pouvoir publics doivent aller encore plus loin pour élaborer des plans généraux d'urbanisme rigoureux, qui résument les objectifs et les limites de l'aménagement des sols, les contrôles du zonage et des subdivisions, qui spécifient l'utilisation autorisée des sols, les densités, les conditions requises pour les rues, les services publics et les autres aménagements, les plans de la circulation et des transports en commun, les stratégies de revitalisation économique des zones ciblées, les principes de protection de l'environnement et de préservation des ressources. Aujourd'hui, on s'accorde à dire qu'il y a lieu d'améliorer la qualité du bâti afin d'offrir un cadre de vie agréable aux citoyens et donner un aspect esthétique et un cachet authentique à nos cités. Cependant, Il ne suffit plus d'adopter des textes de loi ou d'engager des réflexions sans lendemain, il faut agir sur le terrain, suivre au millimètre tous les projets et toutes les initiatives. Toute autre approche n'est que vaines paroles.


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