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Gestion des déchets et hygiène, l'autre casse tête des autorités
Un problème qui dure depuis plusieurs années
Publié dans La Tribune le 03 - 09 - 2013

D'après une étude réalisé par le groupe britannique «Urban clean environnent» et publié en 2008, Alger a été classée la troisième ville la plus sale au monde. Une révélation qui a suscité le mécontentement de plus d'un, responsables et citoyens. Dans une autre étude établie par «The Economist Intelligence Unit», qui dépend de la revue britannique de référence The Economist, laquelle a eu pour sujet «Les pays où il fait bon de vivre», concernant entre autres le transport, la santé et l'hygiène de vie, une fois de plus l'Algérie a été classée au bas de l'échelle et caracolait parmi les pays où il n'est pas aisé de vivre surtout en matière d'hygiène. Et pour cause, l'Algérie croule sous les déchets qui s'accumulent partout et n'importe comment. Certains quartiers, voire des villes entières, sont encerclés de déchets ménagers ou industriels, parfois les deux. Malgré la présence des agents de nettoyage et les moyens déployés par les villes sur le terrain, rien ne change, l'anarchie dans la gestion des déchets persiste toujours. En effet, plusieurs quartiers et villes vivent un véritable calvaire à cause de la mauvaise gestion des déchets à leur niveau, mais, il faut le dire, cette situation est également due, d'une part, au manque de civisme des habitants et, d'autre part, à l'absence d'un certain sens de la responsabilité de leur part. Certains citoyens ne se sentent pas concernés par l'état dégradé de leur quartier ou leur cité et n'envisagent même pas d'avoir un rôle actif dans la protection de l'environnement. Dans certaines villes comme Bab Ezzouar, El Hamiz, ou El Harrach, des citoyens vivent dans un environnement infrahumain. Qu'il soit dû à une mauvaise gestion ou à un manque de civisme de la part des citoyens, le problème est de taille. Il faudra réunir toutes les parties et mettre tous les moyens possibles pour redonner une belle image à nos villes. A ce sujet une stratégie a été mise en place par les autorités. Une stratégie qui englobe plusieurs projets et infrastructures pour en finir avec l'insalubrité qui encrasse le quotidien des Algériens. On cite à titre d'exemple la fermeture de la décharge d'Ouled Fayet ainsi que celle d'Oued Smar pour leur transformation en jardin et
parc urbains d'ici 2015. Le secteur de l'environnement a lancé également des projets de réalisation de plusieurs centres
d'enfouissement technique (CET), notamment ceux de Hamici, de Corso et de Réghaïa. Celui de Hamici va permettre de prendre en charge la gestion des déchets de la région ouest de la capitale et s'étend sur une superficie de 95 hectares. La capacité de traitement des déchets de la capitale par les trois CET est estimée à quelque 18,5 millions de tonnes de déchets, ce qui permettra de sécuriser le traitement de ces déchets d'ici à 2030. Il y a lieu de mentionner que 60 centres d'enfouissement techniques (CET) sont actuellement en cours de réalisation à travers le pays. Pour ce qui est du «tri selectif», le gouvernement aspire également à la mise en place d'une véritable industrie de récupération et de valorisation des déchets à travers le développement de plusieurs filières comme les plastiques, les papiers et cartons, les métaux, les verres, le bois, les pneus usagés, les batteries, les huiles, etc. Le potentiel de matières recyclables représente un volume de 760 000 tonnes par an. Sur le plan pédagogique, les autorités envisagent de lancer une campagne d'envergure pour sensibiliser les citoyens et les informer l'importance de leur rôle dans la gestion et la protection de l'environnement.
Il faudra doter les villes de bennes à trois compartiments, mais pour que celles-ci soient efficaces, la sensibilisation des habitants sur l'importance du «tri sélectif» est primordiale. D'autant plus que le secteur prévoit, au cours de l'année 2013, d'éradiquer les 12 décharges sauvages recensées dans la capitale. Selon les responsables du secteur, à l'horizon 2015 toutes ces décharges seront transformées en sites neutralisés, ce qui permettra de récupérer 78 hectares de sol. Sans oublier la réhabilitation de l'oued El Harrach, qui fait actuellement l'objet d'une étude pour déterminer les sources de pollution, notamment urbaines, industrielles et même agricoles. Il faut signaler que la pollution du célèbre cours d'eau de la capitale remonte à plusieurs années, des sédiments s'étant accumulés dans le lit de l'oued. De leur côté, les communes sont tenues d'élaborer et de mettre en œuvre les plans communaux de gestion des déchets municipaux comme instruments de planification et de gestion. Elles doivent aussi améliorer continuellement les conditions de ramassage et d'évacuation des déchets en réglementant les conditions de présentation des déchets à la collecte et en fixant les normes et conditions de ramassage. Dans une déclaration à la presse, la secrétaire d'Etat chargée de l'environnement, Dalila Boudjemaâ, a affirmé que l'Algérie perdait près de 300 millions d'euros par an à cause du non recyclage et de la non récupération des déchets.
Les responsables des communes sont également chargés d'établir un cahier des charges précisant les obligations
auxquelles doivent être soumises les entreprises chargées du ramassage et de l'évacuation des déchets, de mettre à la
disposition des usagers des récipients hermétiques et de mener des actions de sensibilisation incitant les usagers à respecter les conditions d'entreposage des déchets et les horaires de ramassage. Ces mesures consistent particulièrement à
réorganiser l'administration communale chargée de la gestion des déchets, à renforcer les capacités de collecte et de
transport des services de la commune en charge de la gestion des déchets et à ouvrir la gestion des déchets urbains à
l'investissement privé. Il s'agit aussi de mettre en œuvre un programme de formation et d'assistance technique destiné aux collectivités locales qui doivent être dotées d'équipements de collecte appropriés. La formation du personnel est primordiale afin de renforcer et de développer les compétences professionnelles et techniques de ce dernier, d'améliorer et optimiser l'organisation du travail et, enfin, à former le personnel aux notions d'hygiène et de sécurité. Sans la participation de toutes les parties de la société, cette stratégie n'aura pas un impact important face à la réalité du terrain qui, il faut le dire, en matière d'hygiène est un véritable chantier vu les nombreuses opérations qu'il faudra mener à moyen et long terme. Ce sera un travail de longue haleine. L'engagement et la volonté des responsables du secteur doivent impliquer aussi l'engagement de toute la société pour en finir avec la saleté dans nos villes, dans nos rues. Il faut faire émerger cette culture environnementale qui fait cruellement défaut dans notre pays, comme il faudra réunir plusieurs parties et secteurs, tels les institutions, l'école, les entreprises, l'université, le grand public également.
A. K.


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