Pétrole: le gisement géant de Kashagan entre en production Avec plus de huit ans de retard, Total et ses partenaires vont enfin pouvoir bénéficier des barils issus de ce champ pétrolier de la mer caspienne, au Kazakhstan, considéré comme l'un des plus grands au monde. C'est un petit événement dans le monde du pétrole. Le champ géant de Kashagan, au Kazakhstan, a livré ce mercredi ses premiers barils... avec plus de huit ans de retard. La nouvelle a été confirmée par le consortium chargé de gérer le champ, la North Caspian Oil Company (Ncoc). Alors que le délai fixé fin 2012 pour le démarrage de la production (avant fin juin 2013) n'avait à nouveau pas été tenu, les spécialistes retenaient leur souffle. Les compagnies pétrolières occidentales, qui détiennent chacune 16,81% du consortium (dont Total, ExxonMobil, Shell, et l'opérateur ENI) au côté de la société nationale kazakh KazMunaiGas (16,81% également), avaient annoncé miser sur la deuxième moitié de l'année. «Les compagnies occidentales étaient d'autant plus motivées que le 30 septembre constitue une date butoir : en vertu d'un accord avec l'exécutif kazakh, elles devront supporter seules les surcoûts si la production n'atteint pas alors 75 000 barils par jour», explique un analyste. Le «miracle» a enfin eu lieu. Démarrée mercredi dernier, la production doit maintenant monter en puissance progressivement. La découverte en juillet 2000 du champ de Kashagan, en mer Caspienne, a été considérée comme l'une des plus importantes de ces dernières décennies. Ses réserves potentielles, estimées à 38 milliards de barils dont 13 récupérables, en font l'un des plus grands gisements au monde.
Libye: les Occidentaux s'inquiètent de l'arrêt des exportations de pétrole Face à l'arrêt des exportations des produits pétroliers de la Libye, les Etats-Unis d'Amérique, la Grande-Bretagne, la France et l'Italie ont publié un communiqué conjoint pour exprimer leur inquiétude «de plus en plus profonde». Dans ce communiqué repris par l'Agence libyenne d'informations, les quatre pays affirment leur soutien aux «efforts du Premier ministre, Ali Zeidan et de son gouvernement pour trouver, le plus rapidement possible, des solutions pacifiques au blocage des exportations pétrolières libyennes». Ils appellent les Libyens à éviter les divisions et à privilégier l'intérêt national. La poursuite de la production pétrolière est d'une importance vitale et doit permettre à la Libye de soutenir ses efforts pour instaurer un Etat sûr, stable et prospère qui respecte la démocratie, la Bonne gouvernance (..) et les droits de l'Homme, insiste le communiqué dont les quatre signataires se disent prêts à continuer à soutenir les efforts du gouvernement libyen pour assurer la sécurité et la disponibilité des denrées et services vitaux pour le pays. L'occupation des principaux champs pétroliers et des ports libyens par des protestataires a considérablement réduit la production pétrolière du pays et bloqué les exportations, compromettant l'exécution des plans de relance du pays après la «Révolution» qui a emporté l'ancien régime.