Dans une nouvelle sortie médiatique, Ivica Todorov, qui est plus que jamais sur le départ, a fustigé la direction du Chabab de Belouizdad. Avec un regard lucide et des mots francs, il a mis à nu un des maux qui frappe non seulement le Chabab de Belouizdad, mais aussi tout le football national, en l'occurrence la gestion des clubs. «La réussite d'un club s'exprime d'abord par une stabilité et un professionnalisme au niveau de la gestion. Or, au CRB, la manière dont est géré le club laisse à désirer. Les mêmes erreurs se répètent, comme dans le recrutement. C'est pourquoi je pense que, comme pour les entraineurs, on devrait aussi exiger des dirigeants et des présidents l'obtention de diplôme de gestion d'un club», a-t-il lâché. «Badou Zaki m'avait fait un constat de la gestion du club avant ma venue» Toujours concernant les problèmes de gestion, le technicien franco-serbe du Chabab de Belouizdad nous a fait savoir que Badou Zaki, qui a estimé lors d'une intervention sur France 24 que la direction est le mal du CRB, lui a fait le même constat avant même sa venue du CRB. «Avant de signer au CRB, Badou Zaki m'a dressé un constat de la situation au sein du Chabab de Belouizdad. Il m'a notamment parlé de la manière défectueuse avec laquelle est géré ce club historique. Mais comme je suis un passionné, j'ai accepté de travailler et de relever le défi même si je savais que beaucoup de choses allaient entraver mon travail», a-t-il ajouté. «A moi seul, je ne peux pas instaurer une discipline de fer» Enfin, pour conclure, Ivica Todorov a évoqué le volet de la discipline dans lequel plusieurs supporters lui reprochent un certain laxisme. «Un entraineur à lui seul ne peut pas instaurer une discipline de fer s'il n'y a pas un règlement intérieur lu et approuvé par les joueurs, s'il n'y a pas une commission qui sanctionne quand les joueurs enfreignent le règlement, si la direction ne tient pas ses engagements vis-à-vis des joueurs. Donc, il faut un tout pour qu'on puisse parler de discipline au niveau d'un club», a-t-il conclu.