«J'estime avoir été lésé» Ayant souvent opté pour le silence radio, Mouaouia Meklouche n'est pas du tout le joueur qui aime s'exposer médiatiquement. Et n'était cet entretien qu'il nous a accordé, on n'aurait jamais su que le joueur avait été lésé dans la mesure où son contrat n'a pas été du tout respecté. Devant percevoir une mensualité de 70 millions de centimes, le joueur a souvent touché 50 millions pour des raisons encore obscures. L'ancienne direction concluant à une erreur, Meklouche entend bien percevoir le manque à gagner et cette différence estimée à 200 millions de centimes. Encore un souci de plus pour les responsables de Sonatrach qui ont déjà fort à faire avec les anciens joueurs qui ont obtenu gain de cause auprès de la Commission de résolution des litiges. Il y a aussi les dossiers de Bracci, Sofiane et Liewig qu'il faudra aussi régler dans les plus brefs délais. Les pensionnaires d'El Achour n'avaient certainement pas besoin d'une affaire de plus, eux qui cherchent par tous les moyens à conjuguer les dettes du club au passé. «J'estime avoir été lésé» Prêté par l'USMA, le passage de Mouaouia Meklouche au Mouloudia n'a pas été de tout repos. Une expérience très douloureuse qui n'a pas empêché le joueur de revenir en force. C'est ce qu'il lui vaut plusieurs sollicitations en cette période des transferts. Alors, Mouaouia, on imagine que vous devez vous démener pour trouver une issue favorable à votre situation ? C'est sûr que je dois régler mon problème car je suis encore sous contrat avec l'USMA. Je dois rencontrer incessamment le président Haddad pour trouver un accord et essayer de récupérer mes papiers. Dans les douze prochains jours, j'espère avoir réglé ma situation de manière définitive. Vous avez dû recevoir plusieurs sollicitations ces derniers jours... De ce côté-là, je n'ai vraiment pas à me plaindre. Il y a plusieurs clubs qui m'ont contacté officiellement. Mais tant que je n'ai pas réglé ma situation vis-à-vis de l'USMA, je ne peux agir ni entreprendre aucune initiative. Pouvons-nous connaître les noms de ces clubs ? J'ai quatre propositions. Il y a le CABBA, l'USMH, le CRB et le Mouloudia d'El Eulma qui insistent pour me recruter. Cela démontre bien que je possède des qualités alors qu'au Mouloudia, je n'ai jamais eu ma chance avec Djamel Menad. C'est-à-dire ? Je ne regrette pas d'être venu au Mouloudia qui est un très grand club. Je n'ai pas eu de chance car à ce moment, il y avait un entraîneur en place qui refusait de donner l'opportunité aux jeunes comme Daoud, Sayeh ou moi, de montrer de quoi on est capables. Personnellement, je n'ai jamais fais partie des projets de Menad. Et c'est à cause de lui que je me suis retrouvé marginalisé. Malgré cela, j'ai pu montrer vers la fin du championnat ce que je valais sur un terrain. Lors des matches contre El Eulma et surtout Sétif en championnat, j'ai démontré que j'avais ma place dans cette équipe. Est-ce que vous excluez la possibilité de poursuivre l'aventure avec le Mouloudia ? Non je n'exclus pas cette possibilité, mais si, bien sûr, le coach Alain Geiger voudra bien de moi. Parce que en toute sincérité, pour rester au Mouloudia, rien que pour chauffer le banc de touche, non merci, je ne pourrais pas revivre une saison similaire à celle que je viens de passer. Maintenant, si Geiger manifeste son envie de me garder, je suis prêt à répondre à ses attentes. Vous savez, je suis encore jeune et je sais que je vais rebondir dans d'autres clubs qui sauront m'accorder toute leur confiance et leur attention. On croit savoir que vous êtes en butte à un problème financier avec votre club... Absolument. Dans un contrat, il est logique de stipuler le montant du salaire. Sauf qu'après quelques mois, je ne percevais plus les mêmes mensualités. On avait baissé sensiblement mes rémunérations sans aucune explication valable. Avez-vous à cette époque exposé votre problème à vos dirigeants ? Bien évidemment. J'avais exposé mon problème à Omar Ghrib qui m'avait spécifié que c'était une erreur et que tout allait rentrer dans l'ordre. Mais je vois que rien n'a été fait pour rectifier le tir et corriger cette anomalie. Le club devrait donc vous dédommager... Absolument. Le Mouloudia doit me verser 200 millions, et mon contrat prouve ce que j'avance. J'espère que je serai rétabli dans mes droits par la nouvelle direction du club. Je ne fais que réclamer mon dû car j'estime avoir été lésé. ---------- Belkacem Bedjaoui (vice-président de l'APC de Kouba) : «Nous sommes disposés à accueillir le Mouloudia à Benhaddad» Depuis l'annonce faite par le directeur de l'Office olympique, Kara, de la fermeture du stade du 5-Juillet pour rénovation, le Mouloudia a dû chambouler toute sa programmation pour se chercher une autre domiciliation. Après avoir évoqué Koléa, Tchaker, Rouiba et Bologhine, les responsables du Doyen n'écartent pas la possibilité de se produire au stade Benhaddad. En 2007, c'est dans cette enceinte que le Mouloudia avait élu domicile deux mois durant et il se pourrait que le club retrouve ce même stade six ans plus tard. Les responsables koubéens sont d'accord pour domicilier le Doyen au stade Benhaddad. Une volonté confirmée par le vice-président de l'APC de Kouba, Belkacem Bedjaoui, qui fut par le passé un membre influent au sein de la direction du RCK sous la présidence de Mustapha Lamali. A ce sujet, «le RCK et le Mouloudia ont toujours entretenu de très bons rapports. Kouba est connue pour compter des supporters du Mouloudia. Ce n'est pas la première fois que le MCA joue à Benhaddad. Nous, en tant que représentant de l'APC et gestionnaires du stade, nous sommes d'accord pour que le Mouloudia soit domicilié à Benhaddad le temps que le 5-Juillet ouvre ses portes. Il n'y a aucun souci de ce côté-là. On facilitera la tâche au MCA si, bien sûr, le club émet officiellement son envie de jouer à Benhaddad. Il y a un petit souci car le stade sera fermé durant deux mois et demi pour travaux de rénovation. Mais cela ne devrait pas poser de problème car l'enceinte sera prête avec la reprise du championnat», nous a confié celui qui était chargé de la formation des jeunes au RCK.