Le secteur du transport étant en pleine mutation à Oran, avec le grand projet du tramway en cours de réalisation, le métro en étude de faisabilité et l'ETO qui a raflé les usagers du transport en communs, les transporteurs privés de la Wilaya d'Oran, comptent s'organiser en SPA. Un appel aux transporteurs pour concrétiser ce projet, a été lancé hier par le président du Bureau de wilaya de l'Union générale des commerçants Algériens UGCAA, M.Mouaad Abed. Il a déclaré « que la création de SPA, regroupant des transporteurs privés en actionnaires est la seule alternative pour améliorer le transport urbain et suburbain et assurer la mise à niveau des moyens de transport, mais aussi la survie des transporteurs qui ne pourront pas dans les conditions actuelles, concurrencer le tramway qui sera opérationnel dans une année ou l'ETO, qui est déjà en place.». Le président du Bureau de Wilaya de l'UGCAA a indiqué «qu'une cellule composée d'experts et de transporteurs a été mise en place au siège de l'UGCAA pour expliquer le projet aux transporteurs.» S'agissant de l'augmentation du tarif de transport urbain et suburbain, le responsable de l'UGCAA a déclaré «l'augmentation a été décidée par le Gouvernement, elle sera mise en œuvre prochainement, mais pas durant le Ramadhan, on est au stade de l'information dans tous les bus, des communiqués sont affichés pour que les usagers du transport sachent que l'augmentation est règlementaire.». Il soulignera qu'il y a quinze ans que le secteur de transport urbain et suburbain n'a pas enregistré d'augmentation. Notre interlocuteur a assuré que cette hausse ne sera pas appliquée durant le mois de Ramadhan eut égard aux citoyens.». Sur le même ordre d'idée le président du Bureau de Wilaya d'Oran de l'UGCAA soulèvera les difficultés financières des transporteurs affirmant que « la place à 20DA, permettra aux transporteurs d'assurer un meilleure rendement. ». Il a indiqué que « 250 bus sont à l'arrêt depuis 2009, pour des problèmes financiers. Des centaines de transporteurs ont mis la clé sous le paillasson, car ne pouvant faire face aux frais de gestion des bus.». Signalons que la Wilaya d'Oran compte 4300 bus assurant le transport urbain et suburbain. Des bus dont les usagers disent prendre par nécessité, vu les dépassements qui y sont commis par les chauffeurs et receveurs. A ce propos, notre interlocuteur dira «les citoyens doivent dénoncer les dépassements commis par les transporteurs, qu'ils doivent s'adresser pour à l'UGCAA ou à la Direction du transport ». A propos des dépassements commis par les chauffeurs et receveurs de bus, il dira « ce problème est en phase d'être réglé, nous avons sollicité les services de deux agences de recrutement privées. Ainsi on aura un fichier du personnel du secteur du transport privé et un chauffeur ou receveur sanctionné de licenciement pour une faute grave ne pourra retravailler dans ce secteur.». Il a indiqué dans ce contexte que «il y a quelques temps, le chauffeur licencié par un transporteur, était embauché une heure après par un autre transporteur. ». Il a ajouté «en instaurant ce nouveau système de recrutement on pourra disposer aux citoyens d'une meilleure qualité de service. On veut mettre fin à l'anarchie qui régissait ce secteur et dont nous avons hérité. Les transporteurs doivent s'organiser pour faire face aux problèmes qui les rongent.». S'agissant des problèmes subis par les transporteurs, il abordera «la cherté des pièces détachées et l'entretient des bus notamment l'état des routes qui endommagent les véhicules, ainsi que la dictat des chefs de quai.». Le problème des chefs de quai a été rappelons le soulevé à plusieurs reprises par les transporteurs, cependant au niveau des services de sécurité, on soutient que « le service de l'ordre de tout corps sécuritaire ne peut intervenir sans plainte déposée par le transporteur.». Pour leur part les transporteurs ont peur des représailles des chefs de quai, en cas de dépôt de plainte car ces derniers semblent être bien organisés. Ils continuent ainsi à exercer dans l'insécurité, se faisant racketter par des malfrats et faisant à leur tour du quotidien du citoyen un calvaire.