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Face aux enjeux de la mondialisation, le Maghreb, une région à fortes potentialités économiques
Publié dans Le Financier le 14 - 12 - 2010


1ère partie
Le Maghreb rêve d'intégration, de modernité, de développement, passant par l'émergence de secteurs dynamiques et surtout que si les pays du Maghreb ont une vision commune de leur devenir. A l'image au départ pour l'Europe, les entreprenants et les intellectuels peuvent constituer une dynamique. Aussi, cette présente contribution pose la problématique de l'urgence d'une nouvelle politique économique au Maghreb au sein d'une économie mondialisée si l'on veut attirer des investisseurs potentiels, intéressés non par des micro- espaces mais par un marché de plus de 100 millions d'habitants
I Situation du Maghreb
Le Maghreb correspond à l'Afrique du Nord-Ouest, délimitée au Nord par la Méditerranée et au Sud par le Sahara. La superficie totale de l'UMA est de 5.8 millions km2 représentant 4,3 % de la superficie mondiale et dépassant de près de 80 % la superficie de l'Union européenne. Durant les cinquante dernières années, la population des pays de l'UMA a augmenté à un taux d'accroissement moyen de 3,2 % par an passant de moins de 30 millions en 1960 à 60 millions en 1989 et environ 90 millions en 2010 et les prévisions des Nations Unies l'estime à 150 millions d'habitants à l'horizon 2050, encore qu'au cours des deux dernières décennies, les femmes du Maghreb ont vu leur fécondité chuter considérablement. Cette baisse de la fécondité a surpris par sa rapidité nombre de spécialistes des problèmes de population. Si le poids démographique de l'UMA est en légère augmentation, son poids économique est en régression. L'UMA a perdu plus de la moitié de son poids économique dans le monde entre 1980 et 2010, ses exportations qui représentaient environ 2% des exportations mondiales en 1980, représentent moins de 0,50% en 2010. Et cela n'est pas propre au Maghreb puisque la part de l'Afrique dans le commerce international représentait 12 % il y a 20 ans, étant passée à 8 % dans les années 90 et actuellement, elle atteint à peine 2 %. Cette région est frappée actuellement par une récession économique avec un écart croissant, les pays de l'UMA ayant un revenu PNB par tête qui représente moins de 15 % de ceux de la CEE. Cette récession s'explique par différents facteurs dont le manque d'homogénéisation économique pour des raisons essentiellement politiques qui fait fuir les capitaux vers d'autres cieux plus propices à un moment où la concentration des échanges est dans le Nord, la Chine accaparant plus de 5O% pour la zone Sud. Mais la raison essentielle est le retard pris dans les réformes micro-économiques et institutionnelles biens que certains pays du Maghreb aient réussie la stabilisation du cadre macro-économique. Cette situation s'explique également outre les données politiques, par l'extension de la sphère informelle résultante du poids de la bureaucratie centrale et locale et qu'au lieu que l'intégration soit dominée par des économies contractuelles ou organisées, nous assistons à une dynamique informelle caractérisée par une identité culturelle qui permet à des milliers de maghrébins de contourner la myopie des bureaucraties nationales.
II Un produit intérieur global loin des potentialités
Pour la région du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc, Libye et Mauritanie), le FMI prévoit dans son rapport d'octobre 2010 sur les deux années 2010 et 2011, une moyenne de taux de croissance de 5 % en 2010 et de 4,6 % en 2011 contre 2,4 % en 2009 et ce bien entendu sous réserve d'une reprise de l'économie mondiale . En ce qui concerne les réalisations, pour 2009, le Maroc arrive en tête du Maghreb pour les indicateurs de performance économique, selon un rapport de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (UNECA) du 18 mai 2010 avec une croissance du PIB de 5,3% , l'Egypte (4,7%), la Tunisie (3%), la Mauritanie (2,3%), l'Algérie (2,1%) et la Libye (1,8%). L'étude intitulée « ERA 2010 » souligne que le PIB régional est passé de 4,1 pour cent en 2008 à 3,5 pour cent en 2009 et que « les perspectives africaines de croissance à long terme, de création d'emplois soutenue et de développement social dépendront de l'étendue de la diversification économique en fait de l'intégration économique de l'Afrique du Nord » Selon le FMI, le PIB Algérie par habitant en 2008 est de 4 041 dollars US (8649 US$ en parité de pouvoir d'achat). En Tunisie, le PIB par habitant en 2008 est de 3 759 dollars (7938 US$ en parité de pouvoir d'achat). Au Maroc, le PIB par habitant en 2008 est de 2 720 US$ (4 385 US$ en parité de pouvoir d'achat), la Libye a un PIB par tête d'habitant de 14200 dollars US alors que le pays le plus pauvre, la Mauritanie avec environ 1012 dollars par tête d'habitant se retrouve vers la fin classement. Selon le 20ème rapport 2010 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publié le 05 novembre 2010, pour l'indice du développement humain(IDH), l'Algérie avait perdu 4 places, passant de la 100e place, en 2008, à la 104e en 2009 , elle est à la 84ème, avec un indice de 0,677 améliorant son classement de 20 places. La Libye est le pays maghrébin le mieux classé mondialement (53ème position), avec un indice de 0,755, suivie de la Tunisie, 81ème, avec un indice de 0,683. Le Maroc est à la 114ème place avec un indice de 0,567 et la Mauritanie est en 136ème position, avec un indice 0,433. Encore que pour l'Algérie et la Lybie l'indicateur doit être replacé dans son contexte car fortement irrigué par la rente des hydrocarbures. Quant au produit intérieur brut(PIB), en moyenne 2008/2009, le PIB Algérie est estimé à 160 milliards de dollars pour une population de 33,1 millions dont 45/50% hydrocarbures. Quant au Maroc le PIB est de 87 milliards de dollars pour une population de 31,2 millions, la Tunisie PIB 41 milliards de dollars pour une population de 10,4 millions d'habitants, la Libye PIB 87 milliards de dollars en majorité hydrocarbures deuxième producteur de pétrole en Afrique derrière le Nigeria et devant l'Algérie, avec plus de 1,7 millions de baril jour devant passer fin 2011 à 3 millions de barils jour , pour une population d'environ 2008/2009 de 6,3 millions d'habitants et enfin la Mauritanie PIB 3,16 milliards de dollars pour une population de 3,37 millions.
le total du pib du maghreb 2008 en moyenne est de 380 milliards de dollars , ayant peu evolue entre 2009/2010, montant derisoire comparee pour la meme perioide au pib d' un petit pays comme la coree du sud dont le pib a depasse 1.100 milliards de dollars, representant 80% du pib de la belgique dont la population ne depasse pas 10 millions d' habitants , du pib du japon de plus de 4900 milliards de dollars pour une population un peu superieure a celle du maghreb de 127 millions d'habitants, sans compter le pib des usa de 14.545 milliards de dollars, du pib de la communaute economique europenne premiere puissance economique mondiale de 18285 milliards de dollars ou des exportations annuelles de l'allemange de 1500 milliards de dollars.
III Des échanges intra maghrébins insignifiants
Le volume global des échanges entre les Etats membres du Maghreb est très faible, ne dépassant pas 3 pour cent moyenne 2008/2009, celui entre les pays arabes 6% et le commerce intra africain ne dépassant pas 10% dont pour l'Algérie 1% de ses échanges. Aussi entre les discours et la réalité existe un large fossé. Pour 2008 l'Algérie a exporté pour 78,23 milliards de dollars dont 98% d'hydrocarbures et les importations de 39,16 milliards de dollars avec le montant presque équivalent pour 2009 ((baisse de 0,95% par rapport à 2008), le Maroc les exportations ont atteint 20,60 milliards de dollars et 23,23 pour les importations et la Tunisie exportation de 19,22 milliards de dollars et importation de 23,23. Quant à la destination, l'Algérie exporte sur le marché européen environ 62% et importe environ 60%, le Maroc exporte également 60% de ses échanges avec l'Europe, tandis que la Tunisie le taux atteint 78% et le Maroc Tunisie importent plus de 72% à partir de ce même marché. Cette relatons commerciales de l'Europe avec le Maghreb, selon le réseau Anima a été renforcé durant la crise d'octobre 2008 dans le retour des investisseurs européens dans la région. Après avoir été supplanté en 2006 -2007 par les pays du Golfe qui investissaient surtout dans le tourisme les banques et l'immobilier ( la crise de Dubai en est un exemple), ces derniers sont en retrait en raison de la crise de liquidité( on estime plusieurs centaines de milliards de dollars les pertes au niveau des places financières internationales) , l'Europe a récupéré, en 2009, sa position en devenant le premier investisseur au Maghreb, avec des engagements en croissance de 24 % en glissement annuel. Cependant le Maghreb suscite de plus en plus l'intérêt des grands pôles économiques d'autres acteurs dont les Etats-Unis à travers l'initiative Eizenstat ainsi que des instances internationales telles l'ONU, la BAD ou encore la Banque islamique de développement sans oublier la Chine.
*Expert international Professeur d ‘ Université en management stratégique, membre du Club Europe/Maghreb (Algérie)
Source ANIMA-MIPO
Note
-Cette augmentation des IDE en Algérie en 2009 est due, principalement au secteur des hydrocarbures, le secteur de l'énergie représentant environ 90% des projets industriels et également par l'augmentation du capital des banques étrangères qui fait suite à la nouvelle réglementation promulguée en 2008 qui exige que le capital minimum des banques et des succursales de banques soit quadruplé pour passer de 2,5 milliards de dinars à 10 milliards de dinars. Toujours selon ce rapport, le nombre d'annonces de projets d'Investissement Direct Etranger (IDE) hors hydrocarbures, la chute est de 70% des annonces d'investissement en Algérie par rapport à la même période avant que le gouvernement ne restreigne l'investissement étranger.


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