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Marché international : Le gaz à la merci de l'Occident
Publié dans Le Financier le 16 - 04 - 2010

Le marché du gaz est resté localisé, limité par le développement des réseaux de gazoducs entre les zones de production et celles de consommation. Le Gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par méthanier, a ouvert un nouveau marché au niveau mondial. Il reste fortement dépendant de la demande américaine et européenne en attendant l'affirmation de celle des pays émergents, surtout de la Chine et de l'Inde.
Les usines de liquéfaction se sont donc multipliées au Moyen-Orient, pour répondre essentiellement à la demande des marchés américain et japonais. Il faut dire que les plus importantes réserves de gaz naturel prouvées se trouvent en Russie et au Moyen-orient, aux Pays Bas et en Norvège. Toutefois le développement de l'exploitation brutale des gaz non conventionnels, aux Etats-Unis, a bouleversé la donne et a remis ainsi en cause les lourds investissements des pays exportateurs de gaz. Les gaz non conventionnels sont désignés par «gaz shale, qui se développe dans une roche argileuse imperméable, relativement profonde», explique-t-on. Son extraction est plus complexe et donc plus coûteuse car cette roche est tellement imperméable que les gaz restent piégés et ne vont pas dans un réservoir comme c'est le cas du gaz conventionnel pour lequel il suffit d'aller le chercher dans une roche poreuse et perméable, qui forme un réservoir, selon l'explication des géologues. Le but est que les Etats-Unis ne dépendent plus des importations de gaz et deviennent par la même occasion exportateurs, à leur tour, de gaz. La stratégie américaine consiste, en fait, que les grosses compagnies pétrolières, comme Exxon, Mobil, Shell, BP, Total et d'autres, prennent des participations dans certains gisements d'où leur grand intérêt. Aujourd'hui, tous les regards portent sur le gaz naturel, devenu l'une des énergies incontournable, notamment pour produire de l'électricité (centrales associées à des techniques de captage, stockage de CO2). Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la consommation mondiale de gaz passerait à 4 336 Gm3 en 2030. D'autant que l'abondance des gisements et le coût peu élevé de cette ressource fait de lui un enjeu majeur.
Commercialisation mondiale du gaz naturel
En générale, le gaz naturel fait l'objet d'un commerce international réglé par des contrats à long terme. Les contrats de livraison sont souvent signés pour 20 à 25 ans, car ces durées sont nécessaires pour amortir les milliards investis dans la prospection, l'extraction, les installations de transport et de distribution. Ces contrats font référence à des prix indexés sur ceux du baril de pétrole pour déterminer le prix. Actuellement, ces prix sont divisés par six. La convergence qui en résulte entre les intérêts des producteurs et des acquéreurs contribue énormément à la sécurité d'approvisionnement. Après une croissance de la demande mondiale, la découverte constante de nouveaux gisements partout dans le monde et l'extension des systèmes de transport, ont entraîné une mondialisation du marché, la demande a reculé, -5 % en 2009, en raison de la crise financière mondiale qui a sévi depuis 2007. Donc, au moment où le marché du gaz et de l'électricité s'est libéralisé au niveau des pays membres de l'Union européenne (UE). En raison de cette libéralisation, les places commerciales de Zeebrugge (Belgique) et Bunde-Oude (frontière germano-belge) se sont constituées pour le gaz naturel négocié à court terme. Elles font office de bourse pour les achats quotidiens, hebdomadaires, trimestriels ou annuels.
Hausse constante de la demande mondiale de gaz naturel
Ce marché est surtout dépendant de deux fournisseurs, la Russie et l'Algérie. L'UE s'approvisionne, aujourd'hui, à hauteur de 40% de ses importations en gaz de Russie, 30% d'Algérie et 25% de Norvège. Ces importations constituent 60% de ses besoins en gaz et atteindront les 80% en 2025, selon un rapport qui vient d'être publié par le Centre d'études prospectives et d'information internationale (CEPII), rattaché au Premier ministre français. Depuis plusieurs années, l'Union européenne a tenté de se défaire de son premier fournisseur, la Russie, en se tournant vers l'autre, l'Algérie. Dans ce sens, plusieurs projets de gazoducs approvisionnant l'Europe ont vu le jour comme le Medgaz (reliant l'Algérie à L'Espagne via le Maroc), le Galsi (reliant l'Algérie à l'Italie via la Tunisie) et le Transsaharien (reliant le Nigeria puis traverse l'Algérie pour atteindre l'Europe). Le gaz naturel connaît une forte demande par rapport aux autres sources d'énergie, en particulier dans les nouveaux pays industrialisés, car le gaz se substitue, pour des raisons écologiques, au charbon et au mazout. Cet intérêt accru va réduire la dépendance pétrolière. Le marché international du gaz naturel se compose de différents marchés régionaux. C'est pourquoi il est difficile de parler de prix mondial.
Bien qu'il existe une tendance vers une certaine libéralisation du marché, celui-ci reste très règlementé sur beaucoup de marchés. Ces divers niveaux de libéralisation expliquent, en partie, les différences de prix qui peuvent être observées. En Amérique du Nord, le marché est fortement libéralisé, les prix sont très concurrentiels et fluctuent en fonction de l'offre et de la demande. A la suite de la libéralisation, les prix ont connu une baisse significative. Au contraire, en Russie, où il existe encore un certain monopole, les prix internes sont maintenus artificiellement bas tandis que le gaz est vendu sur les marchés étrangers à des prix plus élevés afin de compenser les pertes.
Baisse du prix du gaz : L'offre supérieure à la demande
En Europe, le prix de vente du gaz naturel est le plus souvent influencé par la concurrence des combustibles alternatifs.Il se trouve que ce pays a fini par céder face à ses clients européens et a cassé les prix sur le marché spot pour que le prix atteigne 4 dollars le MBTU (million d'unités thermales britanniques) égale 27,6 mètres cubes. Les prix du gaz naturel peuvent être évalués à différents stades de la filière. En général, toute en amont, le cours à considérer est celui de «tête de puits» (le coût du gaz naturel lui-même). Ajouter à cela, le coût du transport sur une longue distance et le coût de la distribution locale.En Amérique du Nord, les prix de tête de puits ont été les premiers à être libéralisés. Les coûts relatifs au transport sont encore gérés par des offices gouvernementaux, alors que les organes locaux, les «local regulatory boards» gèrent, quant à eux, les coûts locaux de distribution. Le marché du gaz, nouvel enjeu, est menacé puisque l'offre dépasse la demande et ses prix du gaz dans les marchés des contrats spot et à terme ont reculé à de faibles niveaux, et une menace réelle existe pour les contrats d'exportation de gaz à long terme. Comme la plupart des produits de base, les prix du gaz naturel sont cycliques. Leur hausse est la conséquence d'une demande plus forte, qui va encourager l'exploration et le forage (comme cela s'est produit en 2000). Le temps de réponse de l'industrie à l'effet induit par les prix peut être plus ou moins long et lorsque la production commence à croître, les prix vont avoir tendance à baisser. Les fondamentaux du marché semblent indiquer qu'à l'avenir les prix du gaz naturel ne devraient pas atteindre les niveaux bas de ces dernières années. Actuellement, 130 Gm3 (milliard de mètre cubes) de gaz sont en surplus sur le marché international, selon les derniers chiffres de l'AIE, que les pays exportateurs devraient écouler à des prix viables et acceptables pour les deux parties (producteurs et consommateurs). D'ailleurs, la prochaine réunion du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), le 19 avril prochain en marge de la 16ème conférence internationale sur le gaz (GNL16), prévue du 18 au 21 du mois courant à Oran, planchera sur les possibilités d'atteindre cet objectif. Dans ce sens l'Algérie a suggéré de réduire la production des pays membres pour équilibrer le marché. Affaire à suivre !


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