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Un king nommé Khaled
Planète raï
Publié dans Le Maghreb le 22 - 02 - 2007


C'était Hadj Brahim Khaled, ensuite cheb Khaled, et c'est devenu Khaled tout court. Khaled ça fait plus in, plus chic et plus célèbre…. Hadj Brahim Khaled. Il est né le 29 Février 1960 à Sidi-El-Houari, un faubourg d'Oran, qu'il chante à longueur de tube. C'est Elvis et Johnny et le charme voir l'hystérie qu'ils engendrent autour, qui titillera le cœur du jeune Khaled qui voudra plus tard devenir comme eux, chanteur. Il fera alors l'école buissonnière, préférant l'animation des mariages aux banes scolaires. Mais il lui faudra attendre ses seize ans révolus pour balancer, son premier 45 tours Trig Lycée, apologie provoc de la drague et de l'école buissonnière. Khaled bravera tous les tabous pour devenir le porte-parole de cette musique là. C'est lui qui inaugurera la liste des chebs, en se branchant raï sur une prise de 10 000 vol. Lorsqu'il débarque en France en 86, pour un Festival de raï à Bobigny, Cheb Khaled met le feu à l'Hexagone. Ses cassettes l'avaient déjà précédé dans la communauté, mais Khaled agite son raï comme jadis Elvis son pelvis. Il décide de quitter l'Algérie pour s'installer dans la région parisienne. Son premier album “ européen ”, Kutché au tournant des années 90 est un métissage vers le jazz et la pop. Mais c'est en 1992 qu'explose la bombe Didi, premier hit d'un genre inédit: le raï-groove. A trente et un ans, Khaled échange son titre de Cheb pour ceindre la couronne du King de la sono mondiale. L'album Didi produit à Los Angeles par le funky Don Was se satellise tout autour de la planète. Deux ans plus tard, en 1993, Khaled publie N'ssi N'ssi, produit par Don Was et Philipe Eidel. Et, au crépuscule de l'année 96, Khaled entreprend son “ troisième voyage de Sinbad avec Sahra . D'abord entouré de Philipe Eidel et du fidèle Kada, Khaled jette les bases de l'album dans le petit studio qu'il s'est installé à la maison. Puis, il retrouve Jean-Jacques Goldman au Studio Davout, pour y enregistrer l'invincible Aïcha, son premier succès dans la langue de Molière. Un second titre imparable, Le Jour viendra, bâti sur une trame multicolorée de violons et de oud (luth) naîtra de ces cessions dorées par Goldman. Destination Jamaïque avec Eidel. Ils retrouvent Clive Hunt qui a réuni pour l'occasion les cuivres des Wailers et quelques vétérans du reggae sound comme Mickey Chung. Hunt et Eidel unissent leurs talents sur El Harba, un funky léger. Puis, à Kingston, au Tuff Gong Studio du clan Marley, il enregistre trois titres avec Hunt, où ses racines africaines percutent leur cousine jamaïcaine en un métissage inédit de raïggae : Mektoubi et ses cuivres incendiaires, Raikoum en high-life afro-oriental désorientant et surtout Ouelli El Darek, imparable chanson d'amour couleur reggae-slow roots où les choeurs des I-Threes battent la chamade. Enfin, au studio Davout, porte de Montreuil, Khaled retrouve Chill, Jo et Pascal, les marseillais d'IAM, pour mêler son arabe évanescent, à leurs rimes gauloises assassines, et à leurs boucles samplées. Et Marseille, harissa-rap pulsé et cosmopolite a toute cette frénésie de la cité phocéenne. Sahra, son troisième album, a toute l'énergie et la subtilité des nuances de sa langue. A une intonation près, le mot Sahra signifie au choix ce désert luxuriant, une superbe fête ou le prénom de sa fille. Mais, au-delà des mots, Sahra l'album le plus dépaysant du King de la raï fusion, est tout simplement Universel. Et les séquences pulsées de El Marsem, comme la soul cuivrée de N'ssi N'ssi, en passant par le vertige des violons de l'Orient, ou le high-life africain, repoussent encore les frontières de son...Khaled semble aujourd'hui suspendre ses magiques voyages. Ses albums son devenus rarissimes, mais le king reste le king.

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