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Le mouvement de contestation maintient son appel à manifester massivement vendredi
égypte
Publié dans Le Maghreb le 03 - 02 - 2011


Le puissant
mouvement de contestation, qui secoue l'Egypte depuis neuf jours, a annoncé le maintien de son appel à manifester
massivement
vendredi,
malgré l'ordre de
l'armée intimant aux manifestants de rentrer chez eux.
"Nous allons manifester vendredi, le +vendredi du départ+, et nous attendons plus d'un million de personnes dans les rues de toute l'Egypte pour exiger la chute du régime", a déclaré une militante de la campagne de soutien à l'opposant Mohamed El-Baradei, l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Cet appel a été confirmé par une autre militante, du mouvement pro-démocratie du 6 Avril, citée par des agences de presse. "Nous descendons dans les rues aujourd'hui, nous descendrons demain, mais vendredi sera la journée de la mobilisation la plus massive", a-t-elle affirmé.
Dans un communiqué, l'armée égyptienne a appelé dans la matinée les manifestants à rentrer chez eux pour "rétablir l'ordre dans le pays". Il faut savoir que des milliers de manifestants égyptiens occupaient à nouveau hier la grande place El-Tahrir, au centre de la capitale pour exiger le départ du président Hosni Moubarak, qui a annoncé mardi qu'il ne se présenterait pas aux prochaines élections présidentielles. Au lendemain d'une forte mobilisation de plus d'un million de manifestants en Egypte, des milliers de personnes étaient rassemblées dans la matinée sur la place El-Tahrir, alors qu'à quelques kilomètres du centre du Caire des centaines de partisans de Moubarak ont défilé avec des banderoles clamant "Oui à Moubarak", selon les correspondants de presse. La place El-Tahrir est devenue depuis neuf jours l'épicentre d'une puissante révolte populaire réclamant le départ sans délai du président Moubarak, au pouvoir depuis 1981. Soumis à une pression de la rue sans précédant, le président Moubarak a annoncé mardi son refus de se retirer du pouvoir avant le scrutin présidentiel de septembre. M. Moubarak a également appelé le Parlement à "débattre d'un amendement aux articles 76 et 77 de la Constitution pour changer les conditions de la candidature à la présidentielle et limiter les mandats". De son côté, l'armée égyptienne a demandé hier aux manifestants de mettre fin à leurs actions, affirmant que leur message avait été entendu et qu'il fallait désormais faciliter le retour au calme. Au lendemain de l'allocution télévisée du président Hosni Moubarak, 82 ans, qui a décidé de ne pas briguer un septième mandat à l'élection présidentielle de septembre mais veut garder jusque-là les rênes du pouvoir pour assurer la transition, au moins 1.500 personnes se sont de nouveau rassemblées sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, pour réclamer le départ du "raïs". "Le peuple exige la chute du régime", lisait-on sur une banderole de 20 mètres de long déployée sur la grande place, point de ralliement de la contestation depuis le 25 janvier. Le couvre-feu a été allégé et court désormais de cinq heures du soir à sept heures du matin, au lieu de 15h00 à huit heures du matin, et internet a commencé à être rétabli au Caire et dans d'autres villes comme Alexandrie. Malgré ces mesures d'apaisement, l'opposition continue à exiger le départ de Hosni Moubarak et a redit qu'elle ne voulait dialoguer qu'avec le vice-président Omar Souleimane. Elle a appelé à la poursuite des manifestations place Tahrir et a décidé le maintien de son grand rassemblement de vendredi. Mardi, des manifestations ont rassemblé plus d'un million de personnes à travers le pays. Cette journée de mobilisation, après une semaine de manifestations qui ont fait 300 morts et plus de 3.000 blessés selon l'Onu, a confirmé l'ampleur d'un mouvement qui ne cesse de se renforcer.
"Les forces armées vous lancent un appel (...) Vous êtes descendus dans la rue pour faire entendre vos exigences et vous seuls êtes en mesure de permettre le retour à la vie normale", a déclaré mercredi à la télévision un porte-parole de l'armée, ajoutant que les demandes des manifestants avaient été entendues. L'armée avait d'ores et déjà jugé "légitimes" lundi les revendications de la population et fait savoir qu'elle ne tirerait pas sur la foule. A quelques heures d'intervalle, Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de trente ans, et Barack Obama ont reconnu mardi que les changements politiques étaient inéluctables en Egypte. Depuis le début de cette crise politique, les Etats-Unis se montrent prudents à l'égard de leur allié égyptien, pièce essentielle dans le jeu diplomatique au Proche-Orient. Face à la contestation croissante, Barack Obama est intervenu directement dans la crise mardi soir, estimant que le changement politique devait débuter immédiatement en Egypte. Le président américain a fait une brève allocution à la Maison blanche, après un entretien téléphonique d'une demi-heure avec Hosni Moubarak.
"Ce qui est clair et ce que j'ai indiqué au président Moubarak est que mon sentiment est que la transition politique doit être profonde, qu'elle doit être pacifique et qu'elle doit commencer maintenant", a dit Barack Obama, qui a demandé à l'armée égyptienne de garder son attitude de neutralité. Le président français Nicolas Sarkozy a lui aussi exhorté Hosni Moubarak à engager "sans tarder" un processus de transition "concret" et sans violence. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a tenu le même langage. Interrogé par la BBC, le ministre égyptien des Finances, Samir Radouane, a affirmé que le nouveau gouvernement était disposé à dialoguer avec tout le monde, y compris avec les Frères musulmans. Pour sa part, le président du parlement égyptien a jugé que les réformes constitutionnelles promises par le "raïs" devaient être réalisées dans les deux mois et demi. Lors de son allocution mardi soir, Hosni Moubarak a exclu de quitter un jour son pays, comme l'a fait le président tunisien Zine ben Ali le mois dernier. L'opposant Mohamed ElBaradeï, rentré la semaine dernière d'Autriche pour prendre part aux manifestations, a dénoncé une ruse après le discours du président, dont il réclame toujours la démission immédiate.


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