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“Qu'on nous laisse faire des sujets sensibles ! ”
Entretien avec Hamza Belhadj, réalisateur de A Vendre l'innocence
Publié dans Le Maghreb le 19 - 05 - 2007

Il est jeune, et n'a fait aucune école de cinéma, mais plutôt un film : A vendre… l'Innocence.
Hamza Belhadj, le rejeton d'un ancien de la télé, Bachir Belhadj, n'a pas eu la trouille de s'attaquer au chantier lourd du long métrage, faisant ainsi son baptême de feu dans l'arène du 7e art avec un produit de plus d'une heure.
L'avant-première de ce film vidéo, qui n'a pas convaincu grand monde a eu lieu la semaine dernière à la salle Ibn Zeidoun de Riadh El Feth, et le grand public pourrait encore attendre quelque temps avant de le voir diffuser sur notre petit écran, si toutefois les responsables de l'Unique acceptent de l'acheter.
Dans cet entretien, le jeune réalisateur Hamza Belhadj, évoque la difficulté de tourner des images, de trouver un budget…tout simplement de faire un film. Ce n'est pas pour autant que le cinéaste déchante, puisque son aventure cinématographique va se poursuivre avec deux chantiers en route. Entretien.
Le Maghreb : La presse nationale a très mal accueilli votre film, A vendre…l'innocence. Qu'elle est votre commentaire ?
Hamza Belhadj : Je trouve qu'ils ont été très sévères. C'est ma première expérience, ils auraient pu être plus indulgents.
S'il y avait quelque chose à changer dans le film, qu'est- que ce que vous auriez changé ?
Rien du tout ! Je garderais même la scène de la petite fille qui a voulu mettre le hidjab. C'est d'ailleurs cette séquence qui n'a pas plu à certains journalistes . Je garderais tout !
Avec quel argent aviez-vous tourné ce film ?
Rien ! J'avais un peu d'argent et j'ai décidé de faire ce film en attendant des aides. Les comédiens ont joué le jeu, puisque je leur ai expliqué qu'il fallait attendre à ce qu'ils soient payés non pas au début du tournage mais une fois que l'argent rentre dans la cagnotte de Tessala vidéo production, notre propre boite de prod. C'est sur la base de la confiance que ce film a été fait. D'ailleurs, pour des raisons économiques j'ai dû arrêter plusieurs fois le tournage. Ce n'est pas le seul problème qu'il y avait, puisque pour avoir une simple autorisation de filmer dans une école coranique c'est la croix et la bannière. J'ai même recouru à certaines mises en scène faute d'autorisation.
La sortie publique de votre film est prévue pour quand et où ?
Je préfère le vendre carrément à la Télévision nationale.
Penses-vous qu'il sera acheté d'office ?
Peut-être…Mon film traite un sujet d'actualité qui concerne le trafic d'organes. Je voulais éviter de parler des massacres et du sang, des sujets trop galvaudés ces derniers temps.
Pourquoi ce film n'a-t-il pas été retenu dans la sélection d' “Alger, capitale de la culture arabe ” ?
Je l'ai proposé à la commission de lecture, et celle-ci m'a signifié qu'il n'était pas question de le retenir puisque les dossiers étaient clos.
Comment avez vous réagi ?
Çà m'a fait mal au cœur… les jeunes, chez nous, butent tout le temps sur des obstacles.

Des projets en tête ?
Un long métrage en 35.

Comment un jeune qui bute sur tant d'obstacles, notamment financiers, pourrait-il risquer cette aventure ?
Parce que mon but c'est d'être dans les grands rendez-vous cinématographiques arabes, à l'image du festival de Dubaï ou du Caire. Là-bas, au moins, on a de la reconnaissance pour les jeunes…
Avez-vous fait une quelconque école de cinéma ?
Aucune. J'ai le niveau terminale, et j'ai dû, depuis ma tendre enfance, accompagner mon père sur tous les plateaux de tournage. J'ai fait aussi du montage, et de la caméra.
Comment se fait-il qu'un homme qui s'engage dans le cinéma ne fasse pas d'école ?
Je projette justement de me former dans une école étrangère.
C'est quoi votre prochain chantier ?
Je suis actuellement en train de ficeler un scénario. Le récit commence au Mali pour finir à La Mecque.
Mais ça demande un budget colossal. Où allez-vous chercher l'argent ?
J'essayerai avec le Fond Sud français et la télé.
Quel est le réalisateur que vous appréciez le plus parmi les nôtres ?
Mon père, parce que je sais qu'est-ce qu'il a souffert. Et d'ailleurs le nom Belhadj dérange à la télé.
Votre papa a-t-il vu le film ? Qu'est- ce qu‘il en pense ?
Il m'a dit que pour un début çà va. Et puis il m'a fait quelques réflexions techniques.
Qu'est-ce qu'un jeune réalisateur comme vous souhaite pour l'avenir du cinéma ?
Qu'on nous donne les moyens, qu'ils nous facilitent les choses, qu'on nous laisse faire des sujets sensibles.
Propos recueillis


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