La fille du premier président de l'Algérie indépendante, Mahdia Ben Bella, saisissant la commémoration du troisième anniversaire de la disparition de son père est sortie de son silence pour répondre à ceux qui ont avili la mémoire de si Ahmed pour assouvir une certaine rancune contre l'homme, et pour des ambitions inavouées. A travers cet hommage, Mme Mahdia n'a pas eu la même intransigeance vis-à-vis des détracteurs de son père que celle dont ils ont fait montre à son égard. "Dans notre impuissance à faire face à la forfaiture, quand les temps tristes sont en vogue en ce monde insensé où, pour une misérable cause dont personne n'est dupe de ses fins ultimes, quelques psychopathes, en déficit d'existence, s'ébrouent épisodiquement dans la fange, attentent à l'honneur des hommes et tentent un mouvement coordonné de déboulonner les statuts". Dire la vérité à la nouvelle génération qui n'a pas connu le défunt, Mahdia rappelle quelques vérités et n'a d'autre intérêt à défendre que celui, à travers son parcours nationaliste, de moudjahid et de sagesse parmi les sages du pays et du monde, devenu un Mythe qui prend ses racines dans les aspirations ancestrales de la nation algérienne. C'est dire que ces psychopathes, ni personne d'autre ne complexeront sur ce point le peuple algérien et l'Histoire. "Quand ton ami Ernesto Guevara, le "Che", est devenu un "assassin", quand l'Emir Abdelkader, tout à la fois héros de toutes les causes de l'humain, devint un "collabo", quand Messali Hadj est un "traître", Trosky un "agent" de la CIA, et quand toi, papa, qui fit rendre le grand Nasser à ton idée, tu fus devenu dans la bouche de ces gens-là, rien moins qu'un "agent" des services égyptiens, que faut-il que nous fassions?". Ceux que Mme Mahdia Ben Bella désignent comme étant des "psychopathes" il ne leur est décidément possible de surprendre que par leur cynisme et le mensonge envers une génération pionnière du nationalisme et du combat libérateur. Témoin, leurs extravagantes réponses au peuple algérien. En réalité, ces gens-là ont toujours joué double jeu. Ils trichent avec l'Histoire, avec la mémoire de gens honnêtes, avec la stabilité du pays. Ils trichent aussi avec leur propre opinion. Cette constatation n'est sans doute pas réjouissante pour ceux qui attachent quelque prix à "déboulonner les statues"; elle n'en est pas moins fondée. Si d'une manière confuse, l'histoire du mouvement pour l'indépendance du pays à travers ses différentes étapes, ses divers événements, est aujourd'hui le sujet d'un débat fait d'injures, mensonges, lâcheté et hypocrisie contre les symboles ayant été les précurseurs, les éclaireurs de la lutte contre le colonialisme français durant plus de 132 années, il faudrait un jour ou l'autre remettre les choses à leur place. En effet, Ben Bella, Messali, l'Emir Abdelkader et tant d'autres ont contribué à la récupération de la souveraineté nationale dans des circonstances qui n'ont guère d'équivalent historique dans le monde. En forçant un peu les termes, on peut dire que les causes qui ont entraîné le déclenchement de la Guerre de Libération nationale sont celles-mêmes qui sont aujourd'hui à la base de la République de tenir contre les assauts de l'intérieur et de l'extérieur. Le legs de ces nationalistes, révolutionnaires, moudjahid décédés ou encore en vie, se consolide chaque jour, s'actualise par la détermination politique d'un grand moudjahid, le président Abdelaziz Bouteflika.