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"L'Algérie un partenaire euro-méditerranéen incontournable"
Fabrizio Barbaso, directeur général adjoint de l'Energie de la Commission européenne
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 02 - 2011

L'expert Fabrizio Barbaso a exposé, jeudi à l'hôtel Hilton, les grandes lignes de la coopération énergétique entre les pays de l'Union européenne et l'Algérie en traçant les perspectives d'évolution des échanges commerciaux entre les pays des deux rives de la Méditerranée, en présence de nombreuses personnalités politiques, diplomatiques et économiques, tels que l'ambassadrice de l'Autriche à Alger, le directeur de l'Agence algérienne des changements climatiques…
L'expert Fabrizio Barbaso a exposé, jeudi à l'hôtel Hilton, les grandes lignes de la coopération énergétique entre les pays de l'Union européenne et l'Algérie en traçant les perspectives d'évolution des échanges commerciaux entre les pays des deux rives de la Méditerranée, en présence de nombreuses personnalités politiques, diplomatiques et économiques, tels que l'ambassadrice de l'Autriche à Alger, le directeur de l'Agence algérienne des changements climatiques…
Abordant les défis et les opportunités de coopération et de partenariat en Méditerranée, Fabrizio Barbaso, directeur général adjoint responsable du volet énergétique au niveau de la Commission européenne, a souligné que "la mission de la Commission européenne consiste à soutenir le développement socioéconomique des pays de la rive sud de la Méditerranée, notamment en Algérie où il existe une forte croissance économique et un taux démographique important, ainsi qu'une augmentation du niveau de vie, d'où la nécessité de doubler la fourniture d'énergie". Il a précisé qu'il devient impérieux de concrétiser des investissements massifs dans les infrastructures énergétiques et la génération d'électricité en Algérie en encourageant de nouveaux intrants dans le marché énergétique et aux fournisseurs en respectant le jeu de la concurrence en proposant des prix abordables. "Sur le long terme, il est important de réaliser la transition vers des systèmes énergétiques carbonisés et à forte valorisation des exportations". Le conférencier estime que l'Algérie possède des ressources naturelles importantes en hydrocarbures, mais elle est appelée à transformer son système allant dans le sens des systèmes énergétiques évolués, c'est-à-dire stimuler la création d'emplois et de richesses en dégageant des exportations supplémentaires en hydrocarbures. "L'Algérie doit faire un choix stratégique de base et les autorités de ce pays sont habilitées à matérialiser ce choix. Ainsi, l'intégration régionale est favorable aux investissements alors que l'Union européenne soutient l'intégration des marchés maghrébins de l'électricité", a-t-il dit, ajoutant que la Conférence d'Alger de juin 2010 est une étape vers l'intégration avec l'Union européenne. Les ministres de l'Energie se sont, en fait, engagés à renforcer entre le Maghreb et les pays de l'UE. La mise en œuvre de ce marché est déjà enclenchée tandis que le partenariat entre l'Union européenne et les pays maghrébins est à raffermir au niveau bilatéral, et notamment avec l'Algérie concernant l'accord d'association, selon lui. Pour Barbaso, l'essentiel consiste à renforcer la coopération énergétique avec l'Union européenne. "J'ai discuté, il y a deux jours, avec les ministres algériens de l'Energie et des Mines et des Affaires étrangères avec les défis qui en découlent, sachant que la coopération énergétique stratégique reflète les intérêts mutuels", a-t-il affirmé. Pour le directeur général adjoint responsable du volet énergétique au niveau de la Commission européenne, le partenariat méditerranéen doit être consolidé tout en songeant à repenser l'Union pour la Méditerranée (UPM).
L'Europe consomme 25 % de gaz d'origine algérienne
Pour ce qui est des énergies renouvelables, Barbaso dira que le partenariat gagnant-gagnant doit s'engager entre les pays de la rive sud de la Méditerranée afin de développer ce secteur avec l'UE, notamment l'Algérie qui possède un grand potentiel en énergie solaire (plus de 3.200 heures d'ensoleillement par an). Ainsi, il peut y avoir la création de nombreux emplois en impliquant les industriels européens qui travailleront avec des opérateurs économiques et des partenaires algériens du secteur des énergies renouvelables. "Il est possible d'avancer sur la question financière en investissant à grande échelle et l'Union européenne est prête à intervenir dans le secteur des énergies renouvelables en suivant le plan algérien des énergies renouvelables", a-t-il déclaré L'énergie solaire produite par l'Algérie pourrait alimenter l'Europe en couvrant à hauteur de 15 % ses besoins en électricité d'ici 2020 alors que la production algérienne d'électricité à partir de l'énergie solaire sera de l'ordre de 40 % d'ici 2020. "L'Algérie a un plan ambitieux des énergies renouvelables lui permettant d'engager une coopération avec les pays européens du sud de la Méditerranée. Le prix générateur d`énergie solaire est plus important en Algérie et sera de 35 % plus élevé en Algérie qu'en Espagne. Le prix sera de 25 euros cents en Union européenne et de 5 euros cents seulement en Algérie", a-t-il indiqué. Concernant l'avenir des échanges entre les pays européens et méditerranéens, Barbaso dira que "la coopération est plus étroite avec l'Algérie qui reste un partenaire stratégique, important et incontournable. On s'achemine vers un marché euro-méditerranéen et un marché euromaghrébin de l'énergie alors que l'Europe est toujours un client important dans le domaine des hydrocarbures". Il s'agit juste de déterminer les formes de partenariat gagnant-gagnant dans le secteur des énergies renouvelables en clarifiant les conditions juridiques et les aspects commerciaux, selon l'expert de la Commission européenne. Barbaso indique que l'exportation du gaz algérien vers l'Espagne pour plus de 25 % de ses besoins (gazoduc Medgaz) débouchera sur l'approvisionnement supplémentaire de la France, l'Allemagne et d'autres pays de l'Union européenne. Il s'agit de l'un des piliers fondamentaux de l'efficacité énergétique de l'Europe afin de réduire la fracture énergétique de l'Union européenne de 200 milliards d'euros en 2020 tout en diminuant l'émission de gaz à effet de serre (CO2) de l'ordre de 740 millions de tonnes en créant 2 millions d'emplois dans dix années. Il s'agit d'inciter les consommateurs à clarifier leurs relations avec les fournisseurs et assurer une plus grande transparence des tarifs proposés par les fournisseurs. Il y a lieu également de sécuriser le cadre juridique afin de préciser, planifier et investir dans le secteur privé dans le long terme (20 à 40 années).
Abordant les défis et les opportunités de coopération et de partenariat en Méditerranée, Fabrizio Barbaso, directeur général adjoint responsable du volet énergétique au niveau de la Commission européenne, a souligné que "la mission de la Commission européenne consiste à soutenir le développement socioéconomique des pays de la rive sud de la Méditerranée, notamment en Algérie où il existe une forte croissance économique et un taux démographique important, ainsi qu'une augmentation du niveau de vie, d'où la nécessité de doubler la fourniture d'énergie". Il a précisé qu'il devient impérieux de concrétiser des investissements massifs dans les infrastructures énergétiques et la génération d'électricité en Algérie en encourageant de nouveaux intrants dans le marché énergétique et aux fournisseurs en respectant le jeu de la concurrence en proposant des prix abordables. "Sur le long terme, il est important de réaliser la transition vers des systèmes énergétiques carbonisés et à forte valorisation des exportations". Le conférencier estime que l'Algérie possède des ressources naturelles importantes en hydrocarbures, mais elle est appelée à transformer son système allant dans le sens des systèmes énergétiques évolués, c'est-à-dire stimuler la création d'emplois et de richesses en dégageant des exportations supplémentaires en hydrocarbures. "L'Algérie doit faire un choix stratégique de base et les autorités de ce pays sont habilitées à matérialiser ce choix. Ainsi, l'intégration régionale est favorable aux investissements alors que l'Union européenne soutient l'intégration des marchés maghrébins de l'électricité", a-t-il dit, ajoutant que la Conférence d'Alger de juin 2010 est une étape vers l'intégration avec l'Union européenne. Les ministres de l'Energie se sont, en fait, engagés à renforcer entre le Maghreb et les pays de l'UE. La mise en œuvre de ce marché est déjà enclenchée tandis que le partenariat entre l'Union européenne et les pays maghrébins est à raffermir au niveau bilatéral, et notamment avec l'Algérie concernant l'accord d'association, selon lui. Pour Barbaso, l'essentiel consiste à renforcer la coopération énergétique avec l'Union européenne. "J'ai discuté, il y a deux jours, avec les ministres algériens de l'Energie et des Mines et des Affaires étrangères avec les défis qui en découlent, sachant que la coopération énergétique stratégique reflète les intérêts mutuels", a-t-il affirmé. Pour le directeur général adjoint responsable du volet énergétique au niveau de la Commission européenne, le partenariat méditerranéen doit être consolidé tout en songeant à repenser l'Union pour la Méditerranée (UPM).
L'Europe consomme 25 % de gaz d'origine algérienne
Pour ce qui est des énergies renouvelables, Barbaso dira que le partenariat gagnant-gagnant doit s'engager entre les pays de la rive sud de la Méditerranée afin de développer ce secteur avec l'UE, notamment l'Algérie qui possède un grand potentiel en énergie solaire (plus de 3.200 heures d'ensoleillement par an). Ainsi, il peut y avoir la création de nombreux emplois en impliquant les industriels européens qui travailleront avec des opérateurs économiques et des partenaires algériens du secteur des énergies renouvelables. "Il est possible d'avancer sur la question financière en investissant à grande échelle et l'Union européenne est prête à intervenir dans le secteur des énergies renouvelables en suivant le plan algérien des énergies renouvelables", a-t-il déclaré L'énergie solaire produite par l'Algérie pourrait alimenter l'Europe en couvrant à hauteur de 15 % ses besoins en électricité d'ici 2020 alors que la production algérienne d'électricité à partir de l'énergie solaire sera de l'ordre de 40 % d'ici 2020. "L'Algérie a un plan ambitieux des énergies renouvelables lui permettant d'engager une coopération avec les pays européens du sud de la Méditerranée. Le prix générateur d`énergie solaire est plus important en Algérie et sera de 35 % plus élevé en Algérie qu'en Espagne. Le prix sera de 25 euros cents en Union européenne et de 5 euros cents seulement en Algérie", a-t-il indiqué. Concernant l'avenir des échanges entre les pays européens et méditerranéens, Barbaso dira que "la coopération est plus étroite avec l'Algérie qui reste un partenaire stratégique, important et incontournable. On s'achemine vers un marché euro-méditerranéen et un marché euromaghrébin de l'énergie alors que l'Europe est toujours un client important dans le domaine des hydrocarbures". Il s'agit juste de déterminer les formes de partenariat gagnant-gagnant dans le secteur des énergies renouvelables en clarifiant les conditions juridiques et les aspects commerciaux, selon l'expert de la Commission européenne. Barbaso indique que l'exportation du gaz algérien vers l'Espagne pour plus de 25 % de ses besoins (gazoduc Medgaz) débouchera sur l'approvisionnement supplémentaire de la France, l'Allemagne et d'autres pays de l'Union européenne. Il s'agit de l'un des piliers fondamentaux de l'efficacité énergétique de l'Europe afin de réduire la fracture énergétique de l'Union européenne de 200 milliards d'euros en 2020 tout en diminuant l'émission de gaz à effet de serre (CO2) de l'ordre de 740 millions de tonnes en créant 2 millions d'emplois dans dix années. Il s'agit d'inciter les consommateurs à clarifier leurs relations avec les fournisseurs et assurer une plus grande transparence des tarifs proposés par les fournisseurs. Il y a lieu également de sécuriser le cadre juridique afin de préciser, planifier et investir dans le secteur privé dans le long terme (20 à 40 années).


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