Vendredi dernier, les armes des forces de sécurité syriennes se sont fait entendre tuant ainsi six personnes au moment où le gouvernement de Bachar al Assad promet l'ouverture d'un "dialogue national" en Syrie dans les prochains jours. Vendredi dernier, les armes des forces de sécurité syriennes se sont fait entendre tuant ainsi six personnes au moment où le gouvernement de Bachar al Assad promet l'ouverture d'un "dialogue national" en Syrie dans les prochains jours. Les victimes ont été tuées à Deraa, berceau de la contestation anti-Assad dans le Sud, à Kaboun, dans la banlieue de la capitale, Damas, et à Homs, dans le centre du pays, a indiqué un des opposants au pouvoir, Razan Zaitouna rapporte l'agence Reuters. La même agence a rapporté que la police avait ouvert le feu sur une manifestation nocturne à Maïadine, blessant quatre civils. Ainsi la répression s'est intensifiée au cours des derniers jours dans une région tribale proche de la frontière irakienne qui assure la majeure partie de la production pétrolière syrienne. Des organisations non-gouvernementales ont évalué à 700 le nombre de tués depuis le début de la contestation mais les violences ont semblé moins importantes après les grandes prières de ce vendredi qu'elles ne l'avaient été précédemment. Les manifestants ont paru moins nombreux que lors des rassemblements antérieurs du vendredi dans les zones où l'armée syrienne a déployé des troupes et des blindés. Pour un diplomate en poste à Damas, "des signes indiquent qu'Assad est peut-être en train de changer de stratégie, probablement en réaction à la pression internationale. Il y a eu moins de fusillades mais le fait que les gens soient allés manifester malgré l'imposant dispositif de sécurité est remarquable", a-t-il ajouté. C'est dans ce contexte de tensions que le ministre de l'Information, Adnan Hassan Mahmoud, a annoncé à la télévision que Bachar al Assad allait engager "un dialogue national dans toutes les provinces dans les prochains jours". Le ministre a en outre précisé que des unités de l'armée ont commencé à évacuer la ville côtière de Banias et ont achevé leur retrait de Deraa bien que des habitants aient signalé la présence de chars devant les mosquées. Pour les opposants, le dialogue politique annoncé vendredi ne pourra être envisagé sérieusement qu'une fois libérés les milliers de détenus politiques et une fois établies la liberté d'expression et celle de réunion. L'économiste Aref Dalila qui a rencontré la semaine passée Boussaïna Chabaane, conseillère d'Assad, a souhaité que cesse "la domination de l'appareil sécuritaire sur la vie en Syrie" afin que les différents courants d'opinion soient représentés. "Nous avons une vieille habitude de ces 'dialogues' dans lesquels le régime réunit ses partisans au sein d'une conférence tandis que le reste de l'opinion est soit emprisonnée, soit clandestine", a-t-il dit. La stratégie de Bachar al Assad, consistant à manier le bâton et à tendre la main, y compris en levant l'état d'urgence en vigueur depuis 48 ans, n'a pas réussi à apaiser les revendications de l'opposition. L'axe principal de la stratégie du président syrien demeure de réduire les principaux foyers de la contestation. Selon Chabaane, cette option s'est avérée payante car la Syrie a désormais franchi "le cap le plus dangereux" de la contestation, aurait fait remarqué la conseillère du président syrien. Les victimes ont été tuées à Deraa, berceau de la contestation anti-Assad dans le Sud, à Kaboun, dans la banlieue de la capitale, Damas, et à Homs, dans le centre du pays, a indiqué un des opposants au pouvoir, Razan Zaitouna rapporte l'agence Reuters. La même agence a rapporté que la police avait ouvert le feu sur une manifestation nocturne à Maïadine, blessant quatre civils. Ainsi la répression s'est intensifiée au cours des derniers jours dans une région tribale proche de la frontière irakienne qui assure la majeure partie de la production pétrolière syrienne. Des organisations non-gouvernementales ont évalué à 700 le nombre de tués depuis le début de la contestation mais les violences ont semblé moins importantes après les grandes prières de ce vendredi qu'elles ne l'avaient été précédemment. Les manifestants ont paru moins nombreux que lors des rassemblements antérieurs du vendredi dans les zones où l'armée syrienne a déployé des troupes et des blindés. Pour un diplomate en poste à Damas, "des signes indiquent qu'Assad est peut-être en train de changer de stratégie, probablement en réaction à la pression internationale. Il y a eu moins de fusillades mais le fait que les gens soient allés manifester malgré l'imposant dispositif de sécurité est remarquable", a-t-il ajouté. C'est dans ce contexte de tensions que le ministre de l'Information, Adnan Hassan Mahmoud, a annoncé à la télévision que Bachar al Assad allait engager "un dialogue national dans toutes les provinces dans les prochains jours". Le ministre a en outre précisé que des unités de l'armée ont commencé à évacuer la ville côtière de Banias et ont achevé leur retrait de Deraa bien que des habitants aient signalé la présence de chars devant les mosquées. Pour les opposants, le dialogue politique annoncé vendredi ne pourra être envisagé sérieusement qu'une fois libérés les milliers de détenus politiques et une fois établies la liberté d'expression et celle de réunion. L'économiste Aref Dalila qui a rencontré la semaine passée Boussaïna Chabaane, conseillère d'Assad, a souhaité que cesse "la domination de l'appareil sécuritaire sur la vie en Syrie" afin que les différents courants d'opinion soient représentés. "Nous avons une vieille habitude de ces 'dialogues' dans lesquels le régime réunit ses partisans au sein d'une conférence tandis que le reste de l'opinion est soit emprisonnée, soit clandestine", a-t-il dit. La stratégie de Bachar al Assad, consistant à manier le bâton et à tendre la main, y compris en levant l'état d'urgence en vigueur depuis 48 ans, n'a pas réussi à apaiser les revendications de l'opposition. L'axe principal de la stratégie du président syrien demeure de réduire les principaux foyers de la contestation. Selon Chabaane, cette option s'est avérée payante car la Syrie a désormais franchi "le cap le plus dangereux" de la contestation, aurait fait remarqué la conseillère du président syrien.