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Les pays du champ sur le qui-vive
Sur fond de dégradation de la situation sécuritaire au Mali
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 01 - 2012

Fixée par un agenda ou dictée par les évènements qui s'accélèrent et qui prennent une tournure dangereuse pour les pays de la région, une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays du champ (Algérie-Mali-Mauritanie-Niger) se tiendra les 23 et 24 janvier dans la capitale mauritanienne, Nouakchott, a-t-on appris mercredi auprès du ministère des Affaires étrangères.
Fixée par un agenda ou dictée par les évènements qui s'accélèrent et qui prennent une tournure dangereuse pour les pays de la région, une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays du champ (Algérie-Mali-Mauritanie-Niger) se tiendra les 23 et 24 janvier dans la capitale mauritanienne, Nouakchott, a-t-on appris mercredi auprès du ministère des Affaires étrangères.
Une rencontre à tout point de vue opportune au regard des développements dangereux de la situation sécuritaire qui menacent la stabilité des pays de la région. Ce qui était redouté et qui était prédit par de nombreux observateurs politiques au fait des dimensions politique, militaire, sécuritaire et de développement de la région, est finalement arrivé. Des affrontements ont éclaté mardi dans le nord du Mali entre l'armée et des rebelles touaregs, les premiers depuis le retour de centaines d'entre eux qui avaient été accueillis par le leader libyen Mouammar Kadhafi et avaient combattu à ses côtés avant sa chute. Des combats qui ont repris hier, selon des agences de presse qui rapportent que «des rebelles touaregs maliens ont de nouveau attaqué mercredi 18 janvier une ville du nord-est du Mali » au lendemain de combats ailleurs dans la région avec l'armée malienne qui ont fait plusieurs morts, les premiers affrontements depuis un accord ayant mis fin à la rébellion en 2009. «Des échanges de coups de feu entre un groupe de rebelles touaregs et l'armée malienne sont entendus à Aguelhok, des détonations d'armes lourdes sont entendues vers le camp militaire», a déclaré un habitant joint par téléphone depuis Bamako. L'attaque d'Aguelhok, ville située entre Kidal et Tessalit, non loin de la frontière avec l'Algérie, survient au lendemain de celle lancée par des rebelles touaregs à Ménaka, autre ville du nord-est du Mali, proche de la frontière avec le Niger. A en croire ses sources, il ne s'agit plus d'attaques isolées dans l'espace et dans le temps, mais d'attaques coordonnées par un centre de décision. Ce qui rend la situation sécuritaire dans cette région très délicate et source d'instabilité chronique à nos frontières, d'où risque de débordement sur notre pays.
Mali : Le maillon faible
Les nouvelles du front ne sont pas de nature à rassurer. Les combats qui opposent l'armée régulière malienne et les Touaregs vont s'inscrire dans la durée. Les Touaregs sont dotés en armements et moyens humains qui n'ont rien à envier à une armée régulière. Dans un communiqué publié mardi, le gouvernement malien a accusé les assaillants d'être «des militaires rentrés de Libye, auxquels se sont joints d'autres éléments se faisant connaître sous l'appellation du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA)». Autrement dit, des officiers déserteurs de l'armée malienne, des combattants du groupe d'Ibrahim Ag Bahanga, ex-chef rebelle mort en 2011 dans un accident de voiture, et ceux d'Iyad Ag Ghaly, figure de l'ex-rébellion des années 1990, devenu un moment artisan de la paix et négociateur dans la libération d'otages européens. Communauté nomade d'environ 1,5 million de personnes, les Touaregs, membres de diverses tribus, sont répartis entre le Niger, le Mali, l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso. Des rébellions ont touché le Mali et le Niger dans les années 1990 et au début des années 2000, avec une résurgence de 2006 à 2009. Ces combats illustrent l'insécurité grandissante dans l'immense territoire désertique qu'est le nord malien, où opère déjà Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui y a installé des bases d'où elle «rayonne» dans plusieurs pays du Sahel, enlevant en particulier des Occidentaux. Grand comme deux fois et demie la France, mais en grande partie désertique, le Mali est souvent considéré comme le «maillon faible» de la lutte anti-terrorisme. A ce phénomène s'ajoute donc la reprise de la rébellion des Touaregs pour créer une situation explosive dans la région du Sahel. Pire encore, en plus d'énormes défis sécuritaires, qui plombent tout développement économique et ruinent le secteur touristique, les pays de la bande sahélienne, (Mali, Niger et Mauritanie) sont confrontés à de graves problèmes d'ordre structurel. Une démographie galopante, conjuguée à l'avancée du désert et donc à des récoltes toujours plus faibles, provoque en effet une situation de malnutrition chronique dans de nombreuses régions. Un terreau propice qui tente tous les aventuriers pour le contrôle de cet immense territoire, refuge des bandes criminelles versées dans les trafics en tous genres et surtout devenu aujourd'hui un espace de conflit et d'influence entre des pays qui ont l'œil sur leurs intérêts et les groupes extrémistes. C'est la menace majeure qui pèse sur les Etats de la région qui doivent se soucier de l'expérience libyenne. Le droit d'ingérence humanitaire est dans l'air.
Une rencontre à tout point de vue opportune au regard des développements dangereux de la situation sécuritaire qui menacent la stabilité des pays de la région. Ce qui était redouté et qui était prédit par de nombreux observateurs politiques au fait des dimensions politique, militaire, sécuritaire et de développement de la région, est finalement arrivé. Des affrontements ont éclaté mardi dans le nord du Mali entre l'armée et des rebelles touaregs, les premiers depuis le retour de centaines d'entre eux qui avaient été accueillis par le leader libyen Mouammar Kadhafi et avaient combattu à ses côtés avant sa chute. Des combats qui ont repris hier, selon des agences de presse qui rapportent que «des rebelles touaregs maliens ont de nouveau attaqué mercredi 18 janvier une ville du nord-est du Mali » au lendemain de combats ailleurs dans la région avec l'armée malienne qui ont fait plusieurs morts, les premiers affrontements depuis un accord ayant mis fin à la rébellion en 2009. «Des échanges de coups de feu entre un groupe de rebelles touaregs et l'armée malienne sont entendus à Aguelhok, des détonations d'armes lourdes sont entendues vers le camp militaire», a déclaré un habitant joint par téléphone depuis Bamako. L'attaque d'Aguelhok, ville située entre Kidal et Tessalit, non loin de la frontière avec l'Algérie, survient au lendemain de celle lancée par des rebelles touaregs à Ménaka, autre ville du nord-est du Mali, proche de la frontière avec le Niger. A en croire ses sources, il ne s'agit plus d'attaques isolées dans l'espace et dans le temps, mais d'attaques coordonnées par un centre de décision. Ce qui rend la situation sécuritaire dans cette région très délicate et source d'instabilité chronique à nos frontières, d'où risque de débordement sur notre pays.
Mali : Le maillon faible
Les nouvelles du front ne sont pas de nature à rassurer. Les combats qui opposent l'armée régulière malienne et les Touaregs vont s'inscrire dans la durée. Les Touaregs sont dotés en armements et moyens humains qui n'ont rien à envier à une armée régulière. Dans un communiqué publié mardi, le gouvernement malien a accusé les assaillants d'être «des militaires rentrés de Libye, auxquels se sont joints d'autres éléments se faisant connaître sous l'appellation du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA)». Autrement dit, des officiers déserteurs de l'armée malienne, des combattants du groupe d'Ibrahim Ag Bahanga, ex-chef rebelle mort en 2011 dans un accident de voiture, et ceux d'Iyad Ag Ghaly, figure de l'ex-rébellion des années 1990, devenu un moment artisan de la paix et négociateur dans la libération d'otages européens. Communauté nomade d'environ 1,5 million de personnes, les Touaregs, membres de diverses tribus, sont répartis entre le Niger, le Mali, l'Algérie, la Libye et le Burkina Faso. Des rébellions ont touché le Mali et le Niger dans les années 1990 et au début des années 2000, avec une résurgence de 2006 à 2009. Ces combats illustrent l'insécurité grandissante dans l'immense territoire désertique qu'est le nord malien, où opère déjà Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui y a installé des bases d'où elle «rayonne» dans plusieurs pays du Sahel, enlevant en particulier des Occidentaux. Grand comme deux fois et demie la France, mais en grande partie désertique, le Mali est souvent considéré comme le «maillon faible» de la lutte anti-terrorisme. A ce phénomène s'ajoute donc la reprise de la rébellion des Touaregs pour créer une situation explosive dans la région du Sahel. Pire encore, en plus d'énormes défis sécuritaires, qui plombent tout développement économique et ruinent le secteur touristique, les pays de la bande sahélienne, (Mali, Niger et Mauritanie) sont confrontés à de graves problèmes d'ordre structurel. Une démographie galopante, conjuguée à l'avancée du désert et donc à des récoltes toujours plus faibles, provoque en effet une situation de malnutrition chronique dans de nombreuses régions. Un terreau propice qui tente tous les aventuriers pour le contrôle de cet immense territoire, refuge des bandes criminelles versées dans les trafics en tous genres et surtout devenu aujourd'hui un espace de conflit et d'influence entre des pays qui ont l'œil sur leurs intérêts et les groupes extrémistes. C'est la menace majeure qui pèse sur les Etats de la région qui doivent se soucier de l'expérience libyenne. Le droit d'ingérence humanitaire est dans l'air.


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