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Une légende berbère sur les planches
Générale de «Tislit n'Anzar» à Béjaia
Publié dans Le Midi Libre le 01 - 08 - 2012

La coopérative théâtrale «Machahu» d'Iferhounène (Tizi-Ouzou) a présenté au théâtre régional de Bejaia la générale de sa nouvelle création «Tislit n'Anzar» (la fiancée d'Anzar), une adaptation d'un conte berbère, glorifiant, pendant la période antique, le dieu de la pluie et de la fertilité.
Ecrite et mise en scène par le dramaturge Abderrahmane Houche, la pièce, redonne vie, à toute la légende mythologique d'Anzar, mi-roi mi-dieu, qui n'a du atteindre l'apogée de sa position, qu'au prix de mirifiques et fantasmatiques épreuves.
Il s'est notamment épris d'une femme, mais dont l'amour allait bouleverser le cours de son destin.
Intronisé jeune roi, inexpérimenté, à la mort de son père, il se montre dispendieux, arrogant et peu réfléchi, se fourvoyant dans des logiques de gouvernance farfelues, de surcroît diamétralement opposées, aux règles que le défunt monarque, lui a expressément prodiguées. Si bien qu'en peu de temps, il a dilapidé et miné tout son héritage, au point de se voir, déchu, poussé à l'exil et quasiment ravalé, faute de fortune, à un rang de paria.
Il entame alors un pénible et long voyage, qui le conduisit dans diverses contrées, découvrant, peuples et traditions, rites et croyances, qui jusque-là lui étaient totalement inconnus. C'était un voyage initiatique, dont l'accomplissement, se devait, tacitement à terme, l'élever au rang qui sied aux rois, notamment à gagner en connaissance, sagacité et modération.
Pendant le voyage, alors que sa situation était au plus bas, il croise un oracle, qui lui conseille d'aller à la recherche d'une jeune femme à la beauté digne d'un arc-en-ciel et de l'épouser. Car, y laissa-t-il entendre, elle est l'instrument par lequel, il allait retrouver son royaume et son statut de roi. S'engage alors pour lui de nouvelles péripéties et une quête éperdue, pour la trouver. Et lorsque le destin, les réunira, l'entreprise se corse, car l'élue de son c£ur, n'était autre que la fille d'un couple d'ogres, qui allait lui faire voir de toutes les couleurs.
Il n'a du son salut, qu'aux vertus magique de «sa fiancée», qui a chaque épreuve, en usait pour contrarier les projets machiavélique de ses parents, qui non seulement étaient hostile à cette union mais de plus voulaient se payer un festin avec le corps de cet audacieux prétendant.
Le couple fuit alors, mais il est rattrapé par un mauvais sort, jeté par l'ogresse au jeune roi, qui subitement sort de sa mémoire, sa dulcinée.
Des années passèrent avant que les choses ne retrouvent leurs cours, dans un happy end, tout en chant et en poésie.
La trame, a été déroulée comme un conte, privilégiant dans l'essentiel de ses tableau, la narration à l'action, ce qui n'a pas manqué de frustrer certaines attentes. «Le héros m'a semblé sans énergie et aux antipodes de la légende. Il n'a été capable d'aucun sacrifice. A chaque grande épreuve, c'est sa fiancée qui vole à son secours», regrette Nouara, enseignante à l'université, qui de plus, trouve «qu'en voulant, remettre au goût du jour les vielles traditions berbères, on en a folklorisé la portée sociologique».
Rachid, son confrère, est également dans la même impression, trouvant que «Anzar a brillé par sa froide détermination. Son personnage était d'une terne passivité», regrettant par ailleurs, qu'il n'ait pas pris une seule ride, pendant tout le voyage, rendant anachronique le déroulement des événements et l'habillement de certaines comédiennes, avec des robes contemporaines».
«C'est un courage d'avoir monté un spectacle de cette envergure», tranche, pour sa part, le dramaturge et directeur du théâtre de Béjaïa, M.Omar Fetmouche, mettant en relief, tout le travail engagé pour sa réalisation, notamment au plan documentaire et de restitution de l'authenticité de la légende.
La coopérative théâtrale «Machahu» d'Iferhounène (Tizi-Ouzou) a présenté au théâtre régional de Bejaia la générale de sa nouvelle création «Tislit n'Anzar» (la fiancée d'Anzar), une adaptation d'un conte berbère, glorifiant, pendant la période antique, le dieu de la pluie et de la fertilité.
Ecrite et mise en scène par le dramaturge Abderrahmane Houche, la pièce, redonne vie, à toute la légende mythologique d'Anzar, mi-roi mi-dieu, qui n'a du atteindre l'apogée de sa position, qu'au prix de mirifiques et fantasmatiques épreuves.
Il s'est notamment épris d'une femme, mais dont l'amour allait bouleverser le cours de son destin.
Intronisé jeune roi, inexpérimenté, à la mort de son père, il se montre dispendieux, arrogant et peu réfléchi, se fourvoyant dans des logiques de gouvernance farfelues, de surcroît diamétralement opposées, aux règles que le défunt monarque, lui a expressément prodiguées. Si bien qu'en peu de temps, il a dilapidé et miné tout son héritage, au point de se voir, déchu, poussé à l'exil et quasiment ravalé, faute de fortune, à un rang de paria.
Il entame alors un pénible et long voyage, qui le conduisit dans diverses contrées, découvrant, peuples et traditions, rites et croyances, qui jusque-là lui étaient totalement inconnus. C'était un voyage initiatique, dont l'accomplissement, se devait, tacitement à terme, l'élever au rang qui sied aux rois, notamment à gagner en connaissance, sagacité et modération.
Pendant le voyage, alors que sa situation était au plus bas, il croise un oracle, qui lui conseille d'aller à la recherche d'une jeune femme à la beauté digne d'un arc-en-ciel et de l'épouser. Car, y laissa-t-il entendre, elle est l'instrument par lequel, il allait retrouver son royaume et son statut de roi. S'engage alors pour lui de nouvelles péripéties et une quête éperdue, pour la trouver. Et lorsque le destin, les réunira, l'entreprise se corse, car l'élue de son c£ur, n'était autre que la fille d'un couple d'ogres, qui allait lui faire voir de toutes les couleurs.
Il n'a du son salut, qu'aux vertus magique de «sa fiancée», qui a chaque épreuve, en usait pour contrarier les projets machiavélique de ses parents, qui non seulement étaient hostile à cette union mais de plus voulaient se payer un festin avec le corps de cet audacieux prétendant.
Le couple fuit alors, mais il est rattrapé par un mauvais sort, jeté par l'ogresse au jeune roi, qui subitement sort de sa mémoire, sa dulcinée.
Des années passèrent avant que les choses ne retrouvent leurs cours, dans un happy end, tout en chant et en poésie.
La trame, a été déroulée comme un conte, privilégiant dans l'essentiel de ses tableau, la narration à l'action, ce qui n'a pas manqué de frustrer certaines attentes. «Le héros m'a semblé sans énergie et aux antipodes de la légende. Il n'a été capable d'aucun sacrifice. A chaque grande épreuve, c'est sa fiancée qui vole à son secours», regrette Nouara, enseignante à l'université, qui de plus, trouve «qu'en voulant, remettre au goût du jour les vielles traditions berbères, on en a folklorisé la portée sociologique».
Rachid, son confrère, est également dans la même impression, trouvant que «Anzar a brillé par sa froide détermination. Son personnage était d'une terne passivité», regrettant par ailleurs, qu'il n'ait pas pris une seule ride, pendant tout le voyage, rendant anachronique le déroulement des événements et l'habillement de certaines comédiennes, avec des robes contemporaines».
«C'est un courage d'avoir monté un spectacle de cette envergure», tranche, pour sa part, le dramaturge et directeur du théâtre de Béjaïa, M.Omar Fetmouche, mettant en relief, tout le travail engagé pour sa réalisation, notamment au plan documentaire et de restitution de l'authenticité de la légende.


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