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A chaque cas sa solution
CHUTE DE CHEVEUX
Publié dans Le Midi Libre le 26 - 09 - 2012

Sur la brosse ou dans la douche, il est tout à fait normal de perdre une certaine quantité de cheveux. Mais au-delà d'une centaine par jour, il y a lieu de s'inquiéter et de réagir. On vous dit comment...
Sur la brosse ou dans la douche, il est tout à fait normal de perdre une certaine quantité de cheveux. Mais au-delà d'une centaine par jour, il y a lieu de s'inquiéter et de réagir. On vous dit comment...
Un cheveu en bonne santé correspond à un environnement vasculaire, hormonal et métabolique favorable. Lorsqu'un déséquilibre survient, il provoque l'altération du cheveu et, le plus souvent, une chute précoce. Différentes de celle des hommes, les causes de cette chute sont plus nombreuses chez les femmes. Et les études montrent que 3 femmes sur 4 seront concernées un jour ou l'autre. "Dans la plupart des cas, cette situation est mal vécue, car il y a la peur de devenir chauve... ", confie le docteur Sylvie Garnier Lyonnet, dermatologue spécialiste des cheveux. Mais, contrairement à ce qui se passe chez les hommes, cela n'arrive jamais...
Mais mieux vaut traiter la chute des cheveux sans tarder... En associant les traitements oraux et locaux, on peut agir efficacement sur la santé du cuir chevelu, freiner la chute des cheveux et même stimuler leur repousse. Au quotidien, "les soins cosmétiques peuvent contribuer à renforcer la tige pilaire afin qu'elle soit plus forte et résistante", ajoute la dermatologue.
Chute de cheveux
à la ménopause
On associe traitement hormonal et soins spécifiques anti-âge :
Le profil hormonal se masculinise, c'est-à-dire que l'on perd des œstrogènes alors que le taux d'androgènes se maintient. Cette modification entraîne une perte de cheveux, notamment parce que leur durée de vie se raccourcit: elle passe de quatre ou six ans à deux ou trois ans. Toutes les femmes ménopausées ne sont pas concernées, car tout dépend du capital génétique et de la sensibilité aux récepteurs des androgènes.
La chute se localise sur le sommet de la tête, la repousse est plus lente et le cheveu s'affine (son diamètre passe de 80 à 40 microns), parfois un simple duvet remplace ce qui est tombé.
Si l'on ne fait rien, la chute peut persister 4 à 5 ans avec un renouvellement et une qualité de cheveu moindre.
Dès les premiers signes vers 45/50 ans, il est nécessaire de traiter toute chute importante de plus d'un an, car le cheveu peut ne pas repousser. Il s'agit alors d'un capital que l'on perd et que l'on ne retrouvera plus.
Le conseil du dermato
En l'absence de contre-indication, un traitement hormonal substitutif (THS) peut être prescrit par le gynécologue. Une supplémentation en acides aminés soufrés fortement dosés (cystéine et méthionine), combinés à des vitamines (A, E, B5, B6, B8...), doit être prise durant 3 mois.
Dans les cas difficiles et résistants au traitement oral, on peut faire appel à un traitement local vasodilatateur (minoxidil). Mais son application est désagréable (texture grasse) et contraignante (chaque jour, parfois même deux fois par jour). Au quotidien, les shampooings et des soins spécifiques anti-âge apportent un peu plus de volume et de consistance à la tige pilaire qui s'est trop affinée. En cas de chute définitive importante, une greffe de cheveux peut être envisagée.
Chute de cheveux en cas
de fatigue et de stress
On booste son métabolisme : gros choc psychologique, accident, deuil, choc opératoire... peuvent provoquer un stress aigu ou une importante fatigue de fond, à l'origine de la chute des cheveux (mais aussi séborrhée, états pelliculaires, démangeaisons). Le métabolisme est bouleversé, et le corps mobilise alors toute son énergie pour les fonctions vitales au détriment des fonctions secondaires.
Un à trois mois après le choc, les cheveux tombent de manière diffuse, parfois par poignées. La chevelure manque de tonus, paraît terne, raplapla.
Ça dure 3 à 6 mois environ.
Aucune séquelle n'est à craindre. Au bout de trois mois de traitement, le cheveu repoussera normalement.
Chute de cheveux
et carences alimentaires
Un régime amaigrissant, une alimentation pauvre en protéines animales (dont la viande rouge), une carence en zinc ou le plus souvent en fer (liée à une contraception sous stérilet, des règles abondantes ou une consommation excessive de café ou de thé) sont autant de facteurs de chute. Si le corps ne dispose pas en quantités suffisantes de protéines (acides aminés soufrés) et d'énergie fournie par le fer, il ne produit plus ou mal cette kératine, essentielle pour fabriquer les cheveux.
Soit c'est le cheveu entier qui tombe, soit c'est une partie de la tige pilaire qui se casse, le cheveu étant de moins bonne qualité, donc trop fragile.
Il suffit de compenser les carences pour que tout rentre dans l'ordre, en général après trois mois de traitement.En plus d'une alimentation équilibrée, en théorie, il faudrait augmenter sa consommation de légumineuses (pour les minéraux et vitamines), et de viande rouge (pour le fer), mais dans des quantités telles que ce n'est pas envisageable.
Manger des céréales complètes et des laitages permet de rectifier un peu le tir. Afin de traiter plus efficacement le problème de chute, on propose une complémentation en acides aminés soufrés fortement dosés et en vitamines. Si besoin, après une prise de sang pour doser le fer, il est possible d'ajouter une supplémentation à un dosage suffisant (50 mg par jour) pendant 3 mois. À la maison, on prend soin de la fibre capillaire à l'aide de masques nourrissants et de crèmes de soin sans rinçage pour rendre toute sa brillance à la chevelure.
Effectuer un bilan sanguin afin de rechercher une éventuelle chute des réserves en fer (la ferritine, protéine de stockage du fer) et/ou un trouble thyroïdien. Suivre un régime alimentaire riche en céréales complètes et laitages, et booster le métabolisme avec des compléments alimentaires (acides aminés soufrés fortement dosés et vitamines)
Chute de cheveux
et grossesse
Beaucoup de femmes enceintes le remarquent que leurs cheveux n'ont jamais été aussi beaux que pendant la grossesse. Car l'imprégnation d'œstrogènes favorise le maintien en vie du cheveu, d'où l'arrêt de la chute pendant neuf mois. Mais deux à trois mois après l'accouchement, sous l'effet du changement hormonal, le cycle naturel se modifie, et ils tombent.
La chute est diffuse, c'est-à-dire qu'il y a une perte de densité sur l'ensemble de la chevelure.
Ça dure environ trois à quatre mois.
Bien visible, cette perte de cheveux est difficile à vivre mais ne met pas en péril la repousse. Après un traitement (ou même sans), le cheveu repart sans problème quelques mois après l'accouchement, sauf cas particuliers et antécédents familiaux.
Après le retour de couches, le gynécologue pourra prescrire une pilule contraceptive : un apport hormonal permet en effet de stabiliser plus rapidement la chute des cheveux. Comme le stress et le désir de perdre du poids viennent souvent s'ajouter à cette période clé de la vie des jeunes mamans, les régimes excessifs sont à éviter.
Seul un régime équilibré couvre l'ensemble des besoins en vitamines et minéraux. On conseille aussi une supplémentation en acides aminés soufrés fortement dosés (cystéine et méthionine), éventuellement combinés à des vitamines (vitamines A, E, B5, B6, B8...).
Une fois par an, souvent à l'automne, de nombreuses femmes constatent une chute plus importante. Le cycle de vie du cheveu n'est pas le même au cours de l'année. Il s'agit d'une régulation physiologique naturelle : les cheveux poussent plus en été et tombent plus en automne, sans que l'on sache vraiment pourquoi.
Comme après la grossesse, la chute est diffuse mais concentrée dans le temps, donc plus visible.
Aucun souci, avec ou sans traitement, le cheveu repousse normalement.
Afin d'activer la microcirculation, les lotions anti-chute peuvent s'utiliser en cure de trois mois, mais sans friction, plutôt à l'aide d'un massage doux du cuir chevelu effectué du bout des doigts. Elles sont à base d'extraits végétaux (ortie, ginkgo biloba ou prèle) et contiennent des antiradicalaires, ainsi que des dérivés de silicium qui stimulent l'irrigation sanguine, des vitamines et des acides aminés soufrés. En revanche, n'attendez pas trop d'un shampooing anti-chute. Il peut avoir une action bénéfique sur la vascularisation du cuir chevelu, mais n'empêchera pas la chute...
Un cheveu en bonne santé correspond à un environnement vasculaire, hormonal et métabolique favorable. Lorsqu'un déséquilibre survient, il provoque l'altération du cheveu et, le plus souvent, une chute précoce. Différentes de celle des hommes, les causes de cette chute sont plus nombreuses chez les femmes. Et les études montrent que 3 femmes sur 4 seront concernées un jour ou l'autre. "Dans la plupart des cas, cette situation est mal vécue, car il y a la peur de devenir chauve... ", confie le docteur Sylvie Garnier Lyonnet, dermatologue spécialiste des cheveux. Mais, contrairement à ce qui se passe chez les hommes, cela n'arrive jamais...
Mais mieux vaut traiter la chute des cheveux sans tarder... En associant les traitements oraux et locaux, on peut agir efficacement sur la santé du cuir chevelu, freiner la chute des cheveux et même stimuler leur repousse. Au quotidien, "les soins cosmétiques peuvent contribuer à renforcer la tige pilaire afin qu'elle soit plus forte et résistante", ajoute la dermatologue.
Chute de cheveux
à la ménopause
On associe traitement hormonal et soins spécifiques anti-âge :
Le profil hormonal se masculinise, c'est-à-dire que l'on perd des œstrogènes alors que le taux d'androgènes se maintient. Cette modification entraîne une perte de cheveux, notamment parce que leur durée de vie se raccourcit: elle passe de quatre ou six ans à deux ou trois ans. Toutes les femmes ménopausées ne sont pas concernées, car tout dépend du capital génétique et de la sensibilité aux récepteurs des androgènes.
La chute se localise sur le sommet de la tête, la repousse est plus lente et le cheveu s'affine (son diamètre passe de 80 à 40 microns), parfois un simple duvet remplace ce qui est tombé.
Si l'on ne fait rien, la chute peut persister 4 à 5 ans avec un renouvellement et une qualité de cheveu moindre.
Dès les premiers signes vers 45/50 ans, il est nécessaire de traiter toute chute importante de plus d'un an, car le cheveu peut ne pas repousser. Il s'agit alors d'un capital que l'on perd et que l'on ne retrouvera plus.
Le conseil du dermato
En l'absence de contre-indication, un traitement hormonal substitutif (THS) peut être prescrit par le gynécologue. Une supplémentation en acides aminés soufrés fortement dosés (cystéine et méthionine), combinés à des vitamines (A, E, B5, B6, B8...), doit être prise durant 3 mois.
Dans les cas difficiles et résistants au traitement oral, on peut faire appel à un traitement local vasodilatateur (minoxidil). Mais son application est désagréable (texture grasse) et contraignante (chaque jour, parfois même deux fois par jour). Au quotidien, les shampooings et des soins spécifiques anti-âge apportent un peu plus de volume et de consistance à la tige pilaire qui s'est trop affinée. En cas de chute définitive importante, une greffe de cheveux peut être envisagée.
Chute de cheveux en cas
de fatigue et de stress
On booste son métabolisme : gros choc psychologique, accident, deuil, choc opératoire... peuvent provoquer un stress aigu ou une importante fatigue de fond, à l'origine de la chute des cheveux (mais aussi séborrhée, états pelliculaires, démangeaisons). Le métabolisme est bouleversé, et le corps mobilise alors toute son énergie pour les fonctions vitales au détriment des fonctions secondaires.
Un à trois mois après le choc, les cheveux tombent de manière diffuse, parfois par poignées. La chevelure manque de tonus, paraît terne, raplapla.
Ça dure 3 à 6 mois environ.
Aucune séquelle n'est à craindre. Au bout de trois mois de traitement, le cheveu repoussera normalement.
Chute de cheveux
et carences alimentaires
Un régime amaigrissant, une alimentation pauvre en protéines animales (dont la viande rouge), une carence en zinc ou le plus souvent en fer (liée à une contraception sous stérilet, des règles abondantes ou une consommation excessive de café ou de thé) sont autant de facteurs de chute. Si le corps ne dispose pas en quantités suffisantes de protéines (acides aminés soufrés) et d'énergie fournie par le fer, il ne produit plus ou mal cette kératine, essentielle pour fabriquer les cheveux.
Soit c'est le cheveu entier qui tombe, soit c'est une partie de la tige pilaire qui se casse, le cheveu étant de moins bonne qualité, donc trop fragile.
Il suffit de compenser les carences pour que tout rentre dans l'ordre, en général après trois mois de traitement.En plus d'une alimentation équilibrée, en théorie, il faudrait augmenter sa consommation de légumineuses (pour les minéraux et vitamines), et de viande rouge (pour le fer), mais dans des quantités telles que ce n'est pas envisageable.
Manger des céréales complètes et des laitages permet de rectifier un peu le tir. Afin de traiter plus efficacement le problème de chute, on propose une complémentation en acides aminés soufrés fortement dosés et en vitamines. Si besoin, après une prise de sang pour doser le fer, il est possible d'ajouter une supplémentation à un dosage suffisant (50 mg par jour) pendant 3 mois. À la maison, on prend soin de la fibre capillaire à l'aide de masques nourrissants et de crèmes de soin sans rinçage pour rendre toute sa brillance à la chevelure.
Effectuer un bilan sanguin afin de rechercher une éventuelle chute des réserves en fer (la ferritine, protéine de stockage du fer) et/ou un trouble thyroïdien. Suivre un régime alimentaire riche en céréales complètes et laitages, et booster le métabolisme avec des compléments alimentaires (acides aminés soufrés fortement dosés et vitamines)
Chute de cheveux
et grossesse
Beaucoup de femmes enceintes le remarquent que leurs cheveux n'ont jamais été aussi beaux que pendant la grossesse. Car l'imprégnation d'œstrogènes favorise le maintien en vie du cheveu, d'où l'arrêt de la chute pendant neuf mois. Mais deux à trois mois après l'accouchement, sous l'effet du changement hormonal, le cycle naturel se modifie, et ils tombent.
La chute est diffuse, c'est-à-dire qu'il y a une perte de densité sur l'ensemble de la chevelure.
Ça dure environ trois à quatre mois.
Bien visible, cette perte de cheveux est difficile à vivre mais ne met pas en péril la repousse. Après un traitement (ou même sans), le cheveu repart sans problème quelques mois après l'accouchement, sauf cas particuliers et antécédents familiaux.
Après le retour de couches, le gynécologue pourra prescrire une pilule contraceptive : un apport hormonal permet en effet de stabiliser plus rapidement la chute des cheveux. Comme le stress et le désir de perdre du poids viennent souvent s'ajouter à cette période clé de la vie des jeunes mamans, les régimes excessifs sont à éviter.
Seul un régime équilibré couvre l'ensemble des besoins en vitamines et minéraux. On conseille aussi une supplémentation en acides aminés soufrés fortement dosés (cystéine et méthionine), éventuellement combinés à des vitamines (vitamines A, E, B5, B6, B8...).
Une fois par an, souvent à l'automne, de nombreuses femmes constatent une chute plus importante. Le cycle de vie du cheveu n'est pas le même au cours de l'année. Il s'agit d'une régulation physiologique naturelle : les cheveux poussent plus en été et tombent plus en automne, sans que l'on sache vraiment pourquoi.
Comme après la grossesse, la chute est diffuse mais concentrée dans le temps, donc plus visible.
Aucun souci, avec ou sans traitement, le cheveu repousse normalement.
Afin d'activer la microcirculation, les lotions anti-chute peuvent s'utiliser en cure de trois mois, mais sans friction, plutôt à l'aide d'un massage doux du cuir chevelu effectué du bout des doigts. Elles sont à base d'extraits végétaux (ortie, ginkgo biloba ou prèle) et contiennent des antiradicalaires, ainsi que des dérivés de silicium qui stimulent l'irrigation sanguine, des vitamines et des acides aminés soufrés. En revanche, n'attendez pas trop d'un shampooing anti-chute. Il peut avoir une action bénéfique sur la vascularisation du cuir chevelu, mais n'empêchera pas la chute...


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