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Le début de la fin de la crise au Mali ?
Après la déclaration de partenariat MNLA-Ançar edDine
Publié dans Le Midi Libre le 24 - 12 - 2012

La déclaration de partenariat MNLA-Ançar Eddine est incontestablement « une avancée » notable dans la résolution « pacifique » de la crise au Mali. Elle donne du temps au temps pour entreprendre des actions politiques à même d'apporter une réponse multiple à une crise multidimensionnelle
La déclaration de partenariat MNLA-Ançar Eddine est incontestablement « une avancée » notable dans la résolution « pacifique » de la crise au Mali. Elle donne du temps au temps pour entreprendre des actions politiques à même d'apporter une réponse multiple à une crise multidimensionnelle
Ançar Eddine et le MNLA ont signé, vendredi à Alger, une déclaration de partenariat, dans laquelle ils s'engagent à « s'abstenir de toute action susceptible d'engendre une situation de confrontation et toute forme d'hostilité dans la zone qu'ils contrôlent ». Les représentants des deux entités, Mohamed Ag Akharib pour Ançar Eddine et Bay Dikmane pour le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), ont notamment prévu de négocier avec Bamako, de sécuriser la zone du nord du Mali, assurer l'aide humanitaire à la population, travailler ensemble pour éviter toute atteinte à l'intégrité territoriale du pays et enfin à agir de manière à permettre la libération de toute personne se trouvant en état de captivité et/ou d'otage dans la zone concernée.
Le Mali est en proie à une situation chaotique depuis le coup d'Etat de mars dernier, qui a permis aux rebelles touareg de s'emparer des deux tiers du nord du pays. Plusieurs mouvements islamistes, dont Ançar Eddine et des groupes liés à Al Qaïda au Maghreb islamique, ont ensuite pris le contrôle du territoire. Après de laborieux efforts et alors que la communauté internationale ne cachait pas son scepticisme sur les résultats des « transactions », la diplomatie algérienne parvenait à « arracher in extremis » un accord qui donne un « sursis » à action militaire envisagée par la Cédéao sous l'égide de l'ONU.
Est-ce « un nouveau jalon sur la voie du règlement politique de la crise au Mali» ? comme l'a suggéré, hier, le ministre de Affaires étrangères, Mourad Medeci, dans une déclaration faite à la presse en marge de sa rencontre avec le secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UPM) Fathallah Sijilmassi. Selon le chef de la diplomatie algérienne, l'Algérie considère que « la signature de cet accord est le fruit d'un effort collectif et un pas très encourageant franchi sur la voie du règlement politique de cette crise ». Dans ce contexte, le ministre a mis en exergue la nécessité de prendre « des mesures supplémentaires » pour trouver une issue à la crise au Mali rappelant les décisions prises récemment par l'ONU qui a appelé à faire prévaloir le règlement politique de la crise au Mali).
La résolution valide l'approche globale de l'Algérie
L'accord signé entre les deux mouvements armés qui occupent le Nord-Mali permettra de démarrer le processus politique pour arriver à une solution pacifique dans cette région du Mali. Cet accord intervient quelques heures après que le Conseil de sécurité de l'Onu , ait adopté la résolution 2085 (2012) qui autorise le déploiement d'une Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) tout en insistant sur le dialogue politique. La résolution 2085, adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, s'articule autour de deux point fondamentaux : le processus politique et le dispositif de sécurité (formation des forces maliennes, déploiement de la MISMA, appui international, droits de l'homme, financement). En tout état de cause, « l'Algérie se reconnaît dans les termes de la résolution 2085 (2012), sur la situation au Mali adoptée jeudi dernier par le Conseil de sécurité », a déclaré, hier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE), Amar Belani qui précise dans une déclaration transmise à l'APS que « cette résolution valide l'approche globale que nous avons développée depuis le début de la crise malienne, c'est-à-dire la nécessité d'apporter une réponse multiple à une crise multidimensionnelle pour traiter à la fois les aspects politiques, humanitaires et sécuritaires de cette crise", dans une déclaration transmise à l'APS. Amar Belani a expliqué que cette résolution « réaffirme les éléments fondamentaux d'une sortie de crise », notamment la « centralité » des Maliens et leur « leadership » dans toute recherche de solution ainsi que « la désignation explicite d'Aqmi et du Mujao comme étant la véritable menace pour la région du Sahel ».Vendredi, les Etats-Unis ont salué la résolution adoptée jeudi par le Conseil de sécurité sur le Mali en relevant son "approche globale" pour résoudre la crise dans ce pays en proie à des problèmes politique, sécuritaire et humanitaire.
Au Mali, les avis
des politiques et des militaires divergent
« La résolution, co-parrainée par les Etats-Unis, soutient une approche globale pour traiter une crise multidimensionnelle dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité et humanitaire, qui est une priorité urgente des Etats-Unis », a souligné le porte-parole adjoint du département d'Etat, Patrick Ventrell, dans un communiqué.
« Nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos partenaires du Conseil de sécurité, l'Union africaine, la CEDEAO et l'Union européenne afin d'assurer que cette résolution prévoit un cadre pour traiter les quatre défis principaux du Mali: rétablir la démocratie, trouver une solution négociée aux revendications politiques des groupes du Nord malien qui rejettent le terrorisme et acceptent l'intégrité territoriale du Mali, restaurer l'intégrité territoriale du Mali en réduisant la menace posée par les organisations terroristes dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et le Mouvement pour l'unité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) et les groupes extrémistes associés ainsi que les réseaux criminels internationaux, et enfin répondre à la crise humanitaire en cours », note le département d'Etat . Au Mali, les avis divergent sur cette résolution.
D'un côté on se réjouit de l'adoption de la résolution du Conseil de sécurité.
«Nous sommes reconnaissants à la communauté internationale, un consensus s'est dégagé sur la situation malienne », s'est réjoui un conseiller du président malien par intérim, Dioncounda Traoré, saluant « un jour important ».« C'est une excellente nouvelle, ce vote marque la volonté de la communauté internationale de ne pas abandonner le Mali à son sort », s'est félicité Mustapha Cissé, membre du Front pour la démocratie et la république (FDR), formé après le coup d'Etat du 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré mené par des officiers putschistes, qui a précipité la chute du Nord aux mains de groupes islamistes armés.
Du côté des officiers conduits par le capitaine Amadou Haya Sanogo qui a mené le coup d'Etat contre l'ex-président, on se montre toujours hostiles à la participation de combattants étrangers à une opération de libération du Nord, totalement occupé depuis six mois par des groupes islamistes armés, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).La Coordination des organisation patriotiques du Mali (Copam) favorable aux putschistes, a réitéré son opposition à l'envoi de cette force. « Le Mali doit prendre son destin en main et trouver lui-même la solution », a déclaré Oumar Coulibaly, membre d'une branche de la Copam.
Ançar Eddine et le MNLA ont signé, vendredi à Alger, une déclaration de partenariat, dans laquelle ils s'engagent à « s'abstenir de toute action susceptible d'engendre une situation de confrontation et toute forme d'hostilité dans la zone qu'ils contrôlent ». Les représentants des deux entités, Mohamed Ag Akharib pour Ançar Eddine et Bay Dikmane pour le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), ont notamment prévu de négocier avec Bamako, de sécuriser la zone du nord du Mali, assurer l'aide humanitaire à la population, travailler ensemble pour éviter toute atteinte à l'intégrité territoriale du pays et enfin à agir de manière à permettre la libération de toute personne se trouvant en état de captivité et/ou d'otage dans la zone concernée.
Le Mali est en proie à une situation chaotique depuis le coup d'Etat de mars dernier, qui a permis aux rebelles touareg de s'emparer des deux tiers du nord du pays. Plusieurs mouvements islamistes, dont Ançar Eddine et des groupes liés à Al Qaïda au Maghreb islamique, ont ensuite pris le contrôle du territoire. Après de laborieux efforts et alors que la communauté internationale ne cachait pas son scepticisme sur les résultats des « transactions », la diplomatie algérienne parvenait à « arracher in extremis » un accord qui donne un « sursis » à action militaire envisagée par la Cédéao sous l'égide de l'ONU.
Est-ce « un nouveau jalon sur la voie du règlement politique de la crise au Mali» ? comme l'a suggéré, hier, le ministre de Affaires étrangères, Mourad Medeci, dans une déclaration faite à la presse en marge de sa rencontre avec le secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UPM) Fathallah Sijilmassi. Selon le chef de la diplomatie algérienne, l'Algérie considère que « la signature de cet accord est le fruit d'un effort collectif et un pas très encourageant franchi sur la voie du règlement politique de cette crise ». Dans ce contexte, le ministre a mis en exergue la nécessité de prendre « des mesures supplémentaires » pour trouver une issue à la crise au Mali rappelant les décisions prises récemment par l'ONU qui a appelé à faire prévaloir le règlement politique de la crise au Mali).
La résolution valide l'approche globale de l'Algérie
L'accord signé entre les deux mouvements armés qui occupent le Nord-Mali permettra de démarrer le processus politique pour arriver à une solution pacifique dans cette région du Mali. Cet accord intervient quelques heures après que le Conseil de sécurité de l'Onu , ait adopté la résolution 2085 (2012) qui autorise le déploiement d'une Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) tout en insistant sur le dialogue politique. La résolution 2085, adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, s'articule autour de deux point fondamentaux : le processus politique et le dispositif de sécurité (formation des forces maliennes, déploiement de la MISMA, appui international, droits de l'homme, financement). En tout état de cause, « l'Algérie se reconnaît dans les termes de la résolution 2085 (2012), sur la situation au Mali adoptée jeudi dernier par le Conseil de sécurité », a déclaré, hier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE), Amar Belani qui précise dans une déclaration transmise à l'APS que « cette résolution valide l'approche globale que nous avons développée depuis le début de la crise malienne, c'est-à-dire la nécessité d'apporter une réponse multiple à une crise multidimensionnelle pour traiter à la fois les aspects politiques, humanitaires et sécuritaires de cette crise", dans une déclaration transmise à l'APS. Amar Belani a expliqué que cette résolution « réaffirme les éléments fondamentaux d'une sortie de crise », notamment la « centralité » des Maliens et leur « leadership » dans toute recherche de solution ainsi que « la désignation explicite d'Aqmi et du Mujao comme étant la véritable menace pour la région du Sahel ».Vendredi, les Etats-Unis ont salué la résolution adoptée jeudi par le Conseil de sécurité sur le Mali en relevant son "approche globale" pour résoudre la crise dans ce pays en proie à des problèmes politique, sécuritaire et humanitaire.
Au Mali, les avis
des politiques et des militaires divergent
« La résolution, co-parrainée par les Etats-Unis, soutient une approche globale pour traiter une crise multidimensionnelle dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité et humanitaire, qui est une priorité urgente des Etats-Unis », a souligné le porte-parole adjoint du département d'Etat, Patrick Ventrell, dans un communiqué.
« Nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos partenaires du Conseil de sécurité, l'Union africaine, la CEDEAO et l'Union européenne afin d'assurer que cette résolution prévoit un cadre pour traiter les quatre défis principaux du Mali: rétablir la démocratie, trouver une solution négociée aux revendications politiques des groupes du Nord malien qui rejettent le terrorisme et acceptent l'intégrité territoriale du Mali, restaurer l'intégrité territoriale du Mali en réduisant la menace posée par les organisations terroristes dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et le Mouvement pour l'unité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) et les groupes extrémistes associés ainsi que les réseaux criminels internationaux, et enfin répondre à la crise humanitaire en cours », note le département d'Etat . Au Mali, les avis divergent sur cette résolution.
D'un côté on se réjouit de l'adoption de la résolution du Conseil de sécurité.
«Nous sommes reconnaissants à la communauté internationale, un consensus s'est dégagé sur la situation malienne », s'est réjoui un conseiller du président malien par intérim, Dioncounda Traoré, saluant « un jour important ».« C'est une excellente nouvelle, ce vote marque la volonté de la communauté internationale de ne pas abandonner le Mali à son sort », s'est félicité Mustapha Cissé, membre du Front pour la démocratie et la république (FDR), formé après le coup d'Etat du 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré mené par des officiers putschistes, qui a précipité la chute du Nord aux mains de groupes islamistes armés.
Du côté des officiers conduits par le capitaine Amadou Haya Sanogo qui a mené le coup d'Etat contre l'ex-président, on se montre toujours hostiles à la participation de combattants étrangers à une opération de libération du Nord, totalement occupé depuis six mois par des groupes islamistes armés, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).La Coordination des organisation patriotiques du Mali (Copam) favorable aux putschistes, a réitéré son opposition à l'envoi de cette force. « Le Mali doit prendre son destin en main et trouver lui-même la solution », a déclaré Oumar Coulibaly, membre d'une branche de la Copam.


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