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Chakib Khelil, le retour
Sa réhabilitation confirmée
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 03 - 2016

Les spéculations sur la réhabilitation définitive de l'ancien ministre de l'Energie et des Mines se sont, finalement, avérées fondées. Chakib Khelil, dont le nom a été cité dans l'affaire de corruption de Sonatrach II et qui vivait aux Etats-Unis depuis presque trois années maintenant, est en effet rentré au pays avant-hier jeudi.
Les spéculations sur la réhabilitation définitive de l'ancien ministre de l'Energie et des Mines se sont, finalement, avérées fondées. Chakib Khelil, dont le nom a été cité dans l'affaire de corruption de Sonatrach II et qui vivait aux Etats-Unis depuis presque trois années maintenant, est en effet rentré au pays avant-hier jeudi.
Il a emprunté un vol de la compagnie Aigle Azur qui assurait la liaison Paris Oran et a été accueilli au salon d'honneur de l'aéroport Ahmed Ben Bella par le wali de la capitale de l'ouest du pays. Ce retour et surtout l'accueil à sa descente d'avion par un officiel en disent long sur la réhabilitation de l'ancien ministre de l'Energie.
En vérité, les signes avant coureurs de cette réhabilitation se sont fait de plus en plus visibles ces derniers temps avec, notamment, la montée au créneau du secrétaire général du FLN, Amar Saadani. Ce dernier a, en effet, multiplié les déclarations au cours desquelles il n'a pas tari d'éloges à l'égard de Chakib Khalil et, concomitamment, Saadani n'a eu de cesse aussi d'enfoncer l'ex- DRS et son ancien patron le général Toufik responsables, selon lui, de cette « cabale » contre l'ancien ministre.
"Chakib Khelil doit être réhabilité" martelait il y'a juste une semaine le chef de file du FLN. Le responsable du vieux parti n'est pas à sa première déclaration innocentant Chakib Khelil et le lavant de tous les soupçons qui pesaient sur lui dans l'affaire de corruption de Sonatrach II qui a défrayé la chronique, ce d'autant que la justice italienne, à travers le parquet de Milan, s'est elle aussi saisie de l'affaire du fait de l'implication de l'entreprise italienne Saipem .
« Chakib Khelil était victime d'un complot interne et externe contre sa personne contre Sonatrcah et contre le président » déclarait, il y a quelques mois, Amar Saadani à une chaîne de télévision. Et d'ajouter que « la Sonatrach n'a pas connu un homme aussi compétent que Chakib Khelil.
C'est le meilleur ministre que l'Algérie a connu depuis l'indépendance ». Mais les propos de Saadani ne faisaient pas l'unanimité, notamment au sein de l'opinion publique nationale et une partie de la classe politique. En tout cas, ce retour de Chakib Khelil, qui va certainement relancer de plus belle la polémique sur sa supposée implication dans cette affaire de corruption, indique clairement que l'ancien patron de Sonatrach n'est plus inquiété par la justice. Cette dernière s'est saisie de cette affaire suite aux enquêtes menées par la police judiciaire du DRS.
C'est ainsi que le procureur général près la cour d'Alger, Belkacem Zeghmati, annonçait au mois d'août de l'année 2013 que Chakib Khelil et plusieurs de ses proches font l'objet d'un mandat d'arrét international. Ces mandats d'arrêt concernent au total neuf personnes, dont l'épouse et les deux enfants de Chakib Khelil, ainsi qu'un de ses hommes de confiance, Farid Bedjaoui.
Le mandat d'arrêt international a été retiré par la suite et le procureur général près la cour d'Alger a , lui aussi, été démis de ses fonctions alors que le juge d'instruction qui a instruit l'affaire a été muté ailleurs. Ceci a , en tout cas, conforté l'idée au sein de l'opinion nationale qu'il y a effectivement une lutte qui opposait le DRS à la présidence de la République puisque Chakib Khelil est très proche du président Bouteflika.
D'ailleurs, c'est à partir de ce moment que le chef de l'Etat a entrepris un vaste mouvement de restructuration du DRS qui a débouché, finalement , à sa dissolution pure et simple et son remplacement par trois directions, dont la coordination a été confiée au général Athmnane Tartag , dit Bachir, qui est ainsi devenu le patron des services de renseignements puisque il a succédé au général Toufik qui a été limogé.
Pour rappel l'affaire Sonatrach II est liée à 198 millions d'euros de pots- de- vin qui auraient été versés par l'entreprise italienne Saipem à Chakib Khelil, à ses proches et à son intermédiaire Farid Bedjaoui, dans le but de décrocher des contrats. Mais la justice italienne n'a jamais inquiété Chakib Khelil, dont le nom n'a jamais été cité, encore moins des membres de sa famille et ce, contrairement à Farid Bedjaoui qui est le neveu de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui.
Il a emprunté un vol de la compagnie Aigle Azur qui assurait la liaison Paris Oran et a été accueilli au salon d'honneur de l'aéroport Ahmed Ben Bella par le wali de la capitale de l'ouest du pays. Ce retour et surtout l'accueil à sa descente d'avion par un officiel en disent long sur la réhabilitation de l'ancien ministre de l'Energie.
En vérité, les signes avant coureurs de cette réhabilitation se sont fait de plus en plus visibles ces derniers temps avec, notamment, la montée au créneau du secrétaire général du FLN, Amar Saadani. Ce dernier a, en effet, multiplié les déclarations au cours desquelles il n'a pas tari d'éloges à l'égard de Chakib Khalil et, concomitamment, Saadani n'a eu de cesse aussi d'enfoncer l'ex- DRS et son ancien patron le général Toufik responsables, selon lui, de cette « cabale » contre l'ancien ministre.
"Chakib Khelil doit être réhabilité" martelait il y'a juste une semaine le chef de file du FLN. Le responsable du vieux parti n'est pas à sa première déclaration innocentant Chakib Khelil et le lavant de tous les soupçons qui pesaient sur lui dans l'affaire de corruption de Sonatrach II qui a défrayé la chronique, ce d'autant que la justice italienne, à travers le parquet de Milan, s'est elle aussi saisie de l'affaire du fait de l'implication de l'entreprise italienne Saipem .
« Chakib Khelil était victime d'un complot interne et externe contre sa personne contre Sonatrcah et contre le président » déclarait, il y a quelques mois, Amar Saadani à une chaîne de télévision. Et d'ajouter que « la Sonatrach n'a pas connu un homme aussi compétent que Chakib Khelil.
C'est le meilleur ministre que l'Algérie a connu depuis l'indépendance ». Mais les propos de Saadani ne faisaient pas l'unanimité, notamment au sein de l'opinion publique nationale et une partie de la classe politique. En tout cas, ce retour de Chakib Khelil, qui va certainement relancer de plus belle la polémique sur sa supposée implication dans cette affaire de corruption, indique clairement que l'ancien patron de Sonatrach n'est plus inquiété par la justice. Cette dernière s'est saisie de cette affaire suite aux enquêtes menées par la police judiciaire du DRS.
C'est ainsi que le procureur général près la cour d'Alger, Belkacem Zeghmati, annonçait au mois d'août de l'année 2013 que Chakib Khelil et plusieurs de ses proches font l'objet d'un mandat d'arrét international. Ces mandats d'arrêt concernent au total neuf personnes, dont l'épouse et les deux enfants de Chakib Khelil, ainsi qu'un de ses hommes de confiance, Farid Bedjaoui.
Le mandat d'arrêt international a été retiré par la suite et le procureur général près la cour d'Alger a , lui aussi, été démis de ses fonctions alors que le juge d'instruction qui a instruit l'affaire a été muté ailleurs. Ceci a , en tout cas, conforté l'idée au sein de l'opinion nationale qu'il y a effectivement une lutte qui opposait le DRS à la présidence de la République puisque Chakib Khelil est très proche du président Bouteflika.
D'ailleurs, c'est à partir de ce moment que le chef de l'Etat a entrepris un vaste mouvement de restructuration du DRS qui a débouché, finalement , à sa dissolution pure et simple et son remplacement par trois directions, dont la coordination a été confiée au général Athmnane Tartag , dit Bachir, qui est ainsi devenu le patron des services de renseignements puisque il a succédé au général Toufik qui a été limogé.
Pour rappel l'affaire Sonatrach II est liée à 198 millions d'euros de pots- de- vin qui auraient été versés par l'entreprise italienne Saipem à Chakib Khelil, à ses proches et à son intermédiaire Farid Bedjaoui, dans le but de décrocher des contrats. Mais la justice italienne n'a jamais inquiété Chakib Khelil, dont le nom n'a jamais été cité, encore moins des membres de sa famille et ce, contrairement à Farid Bedjaoui qui est le neveu de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui.


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