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Les Bonnes Feuilles
Publié dans Le Midi Libre le 21 - 06 - 2007


Hadara, l'enfant autruche
250 pages
Traduit du suédois par Cecilia Monteux
Casbah Editions, Alger 2006
(Extrait du dernier chapitre)
Sa famille-autruche lui manquait.
Quand Kharouba lui demandait comment il allait, il répondait toujours qu'il était triste parce qu'il n'avait jamais pu bien dire au revoir à sa famille-autruche.
Finalement Kharouba dit :
—Je vois que tu es malheureux. La seule chose qui puisse te guérir c'est que tu partes à nouveau dans le désert, que tu cherches ta famille-autruche et que tu lui dises aurevoir.
Ainsi fut-il. Hadara partit. Il était excité et d'excellente humeur ce jour-là mais il ne voulait pas le montrer. Il ne prit pas de chameau, il partit à pied. Il voulait seulement retrouver sa famille-autruche et lui dire au revoir.
Sept années passèrent avant qu'il revienne.
«Ce qui s'est passé pendant ces sept années, il ne l'a jamais raconté à personne, pas même à sa femme Kharouba. Mais quand il revint au bout de ces sept années dans le désert, il sembla plus heureux d'être un homme et il vécut avec sa famille le restant de ses jours. Cependant, un bref moment chaque jour, il se comportait en autruche. Il allait faire ça toute sa vie. Parfois il courait droit dans le désert et parfois il dansait. Il resta végétarien. Il mangeait du riz, du pain, du couscous et des racines qu'il déterrait, et aussi des lahoag, ces melons sauvages et amers qu'aucun homme n'aime manger. (…)
Il eut encore quatre enfants. Au total, lui et Kharouba, la jeune fille avec des yeux comme des étoiles, eurent trois garçons et deux filles. Les garçons apprirent tout de leur père. A courir dans le désert et à danser la danse des autruches. Et aussi à manger des feuilles et des plantes que les hommes ne mangent pas normalement. Ils entendaient souvent leur père parler des autruches. Il disait : «On peut toujours faire confiance à une autruche. Une autruche ne vous abandonne jamais. Les autruches sont ma famille. Elles m'aimaient beaucoup et j'étais leur fils préféré.» (…)
Parfois des étrangers arrivaient et cherchaient l'homme qui avait vécu parmi les autruches. Alors il partait se cacher dans le désert. Et les Sahariens refusaient toujours de répondre aux questions des étrangers. Ils disaient seulement : un garçon qui a grandi parmi les autruches ? C'est bizarre. On n'en a jamais entendu parler.
Avec le temps, on commença à considérer Hadara comme un homme à la fois sage et religieux. De nombreuses personnes venaient l'entendre et écouter ses conseils. »
Hadara, l'enfant autruche
250 pages
Traduit du suédois par Cecilia Monteux
Casbah Editions, Alger 2006
(Extrait du dernier chapitre)
Sa famille-autruche lui manquait.
Quand Kharouba lui demandait comment il allait, il répondait toujours qu'il était triste parce qu'il n'avait jamais pu bien dire au revoir à sa famille-autruche.
Finalement Kharouba dit :
—Je vois que tu es malheureux. La seule chose qui puisse te guérir c'est que tu partes à nouveau dans le désert, que tu cherches ta famille-autruche et que tu lui dises aurevoir.
Ainsi fut-il. Hadara partit. Il était excité et d'excellente humeur ce jour-là mais il ne voulait pas le montrer. Il ne prit pas de chameau, il partit à pied. Il voulait seulement retrouver sa famille-autruche et lui dire au revoir.
Sept années passèrent avant qu'il revienne.
«Ce qui s'est passé pendant ces sept années, il ne l'a jamais raconté à personne, pas même à sa femme Kharouba. Mais quand il revint au bout de ces sept années dans le désert, il sembla plus heureux d'être un homme et il vécut avec sa famille le restant de ses jours. Cependant, un bref moment chaque jour, il se comportait en autruche. Il allait faire ça toute sa vie. Parfois il courait droit dans le désert et parfois il dansait. Il resta végétarien. Il mangeait du riz, du pain, du couscous et des racines qu'il déterrait, et aussi des lahoag, ces melons sauvages et amers qu'aucun homme n'aime manger. (…)
Il eut encore quatre enfants. Au total, lui et Kharouba, la jeune fille avec des yeux comme des étoiles, eurent trois garçons et deux filles. Les garçons apprirent tout de leur père. A courir dans le désert et à danser la danse des autruches. Et aussi à manger des feuilles et des plantes que les hommes ne mangent pas normalement. Ils entendaient souvent leur père parler des autruches. Il disait : «On peut toujours faire confiance à une autruche. Une autruche ne vous abandonne jamais. Les autruches sont ma famille. Elles m'aimaient beaucoup et j'étais leur fils préféré.» (…)
Parfois des étrangers arrivaient et cherchaient l'homme qui avait vécu parmi les autruches. Alors il partait se cacher dans le désert. Et les Sahariens refusaient toujours de répondre aux questions des étrangers. Ils disaient seulement : un garçon qui a grandi parmi les autruches ? C'est bizarre. On n'en a jamais entendu parler.
Avec le temps, on commença à considérer Hadara comme un homme à la fois sage et religieux. De nombreuses personnes venaient l'entendre et écouter ses conseils. »


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