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Le poste frontière de Melilla exaspère les Marocains
Ça se passe comme ça
Publié dans Le Midi Libre le 12 - 11 - 2007

Les Marocains qui traversent le poste frontalier de Béni Ansar pour se rendre dans l'enclave espagnole de Melilla dans le nord du royaume chérifien laissent exploser leur colère contre le "délabrement" et les "conditions pénibles" de ce passage. "C'est l'enfer", s'accordent à dire de nombreux voyageurs marocains. "Regardez ces locaux délabrés de la police et de la douane. On se croirait au Moyen Age", peste Halima Lamrabet qui montre du doigt des murs sales, des vitres cassées, des pièces mal éclairées et une chaussée défoncée. "Les postes frontaliers d'Irak, pays en guerre, ne doivent pas être dans un état aussi misérable", s'insurge M'barek Stitou, un ouvrier qui traverse chaque jour le poste frontalier pour aller travailler à Melilla, qui comme Ceuta, est revendiqué par Rabat. Insensible aux remontrances, un policier à l'uniforme fatigué, lance aux deux mécontents: "Dégagez la piste, ou je vous arrête", phrase qu'il répète à quiconque ose protester. Près de lui, un douanier en colère gifle un jeune homme. "C'est un voleur!" clame-t-il pour expliquer son geste qui laisse incrédule un témoin ayant assisté à l'incident. "Il faut savoir l'amadouer pour pouvoir passer un sac rempli de produits de contrebande", explique Ahmed, 32 ans. Des centaines d'ouvriers et de contrebandiers marocains entrent quotidiennement à Melilla pour "ramener le panier", expression utilisée pour désigner travail, petit commerce ou trafic de marchandises. Ils sont 12.000 à entrer chaque jour à Melilla à partir de Nador et sa région. Le commerce informel entre les deux côtés du poste frontière est estimé à 670 millions d'euros de chiffre d'affaires par an, selon les responsables espagnols. La contrebande entre l'autre enclave, Ceuta, et la ville marocaine de Tétouan est trois fois plus élevée. Quant au poste frontalier espagnol, à l'entrée de Melilla, "il est moderne, bien équipé et ses bâtiments sont propres", relève Mokhtar Douif, mécanicien. "La circulation des personnes et des marchandises se déroule sans grands problèmes en dépit d'une surveillance serrée à cause du trafic du haschisch dans la région", ajoute Mokhtar qui confie avoir ramené de Melilla un moteur de voiture neuf qu'il cache dans le grand coffre de son véhicule. "Je l'ai acheté à Melilla et je sais comment le faire passer", dit-il en souriant et l'air entendu. Par contraste, près du barrage du poste marocain, eau boueuse et détritus présentent un cadre désolant où évoluent des chiens errants. A la sortie, de vieux hommes pauvres quémandent des pièces de monnaie et des jeunes fument des cigarettes de haschich. "Lors d'une visite surprise, un proche du roi Mohammed VI a constaté de visu les difficiles conditions de travail des policiers et des douaniers au poste frontalier de Ceuta, mais rien n'a été fait", déplore-t-il. La visite du roi d'Espagne Juan Carlos Ier aux deux enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla en début de semaine, avait suscité une vive condamnation de Rabat qui considère les deux villes comme «occupées» et faisant partie de son territoire.
Les Marocains qui traversent le poste frontalier de Béni Ansar pour se rendre dans l'enclave espagnole de Melilla dans le nord du royaume chérifien laissent exploser leur colère contre le "délabrement" et les "conditions pénibles" de ce passage. "C'est l'enfer", s'accordent à dire de nombreux voyageurs marocains. "Regardez ces locaux délabrés de la police et de la douane. On se croirait au Moyen Age", peste Halima Lamrabet qui montre du doigt des murs sales, des vitres cassées, des pièces mal éclairées et une chaussée défoncée. "Les postes frontaliers d'Irak, pays en guerre, ne doivent pas être dans un état aussi misérable", s'insurge M'barek Stitou, un ouvrier qui traverse chaque jour le poste frontalier pour aller travailler à Melilla, qui comme Ceuta, est revendiqué par Rabat. Insensible aux remontrances, un policier à l'uniforme fatigué, lance aux deux mécontents: "Dégagez la piste, ou je vous arrête", phrase qu'il répète à quiconque ose protester. Près de lui, un douanier en colère gifle un jeune homme. "C'est un voleur!" clame-t-il pour expliquer son geste qui laisse incrédule un témoin ayant assisté à l'incident. "Il faut savoir l'amadouer pour pouvoir passer un sac rempli de produits de contrebande", explique Ahmed, 32 ans. Des centaines d'ouvriers et de contrebandiers marocains entrent quotidiennement à Melilla pour "ramener le panier", expression utilisée pour désigner travail, petit commerce ou trafic de marchandises. Ils sont 12.000 à entrer chaque jour à Melilla à partir de Nador et sa région. Le commerce informel entre les deux côtés du poste frontière est estimé à 670 millions d'euros de chiffre d'affaires par an, selon les responsables espagnols. La contrebande entre l'autre enclave, Ceuta, et la ville marocaine de Tétouan est trois fois plus élevée. Quant au poste frontalier espagnol, à l'entrée de Melilla, "il est moderne, bien équipé et ses bâtiments sont propres", relève Mokhtar Douif, mécanicien. "La circulation des personnes et des marchandises se déroule sans grands problèmes en dépit d'une surveillance serrée à cause du trafic du haschisch dans la région", ajoute Mokhtar qui confie avoir ramené de Melilla un moteur de voiture neuf qu'il cache dans le grand coffre de son véhicule. "Je l'ai acheté à Melilla et je sais comment le faire passer", dit-il en souriant et l'air entendu. Par contraste, près du barrage du poste marocain, eau boueuse et détritus présentent un cadre désolant où évoluent des chiens errants. A la sortie, de vieux hommes pauvres quémandent des pièces de monnaie et des jeunes fument des cigarettes de haschich. "Lors d'une visite surprise, un proche du roi Mohammed VI a constaté de visu les difficiles conditions de travail des policiers et des douaniers au poste frontalier de Ceuta, mais rien n'a été fait", déplore-t-il. La visite du roi d'Espagne Juan Carlos Ier aux deux enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla en début de semaine, avait suscité une vive condamnation de Rabat qui considère les deux villes comme «occupées» et faisant partie de son territoire.

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