Plus de 8.270 femmes ont été victimes d'actes de violence en 2007 et ont déposé plainte au niveau des postes de police à travers le territoire national. Pas moins de 20 femmes ont été tuées durant cette même année. Plus de 8.270 femmes ont été victimes d'actes de violence en 2007 et ont déposé plainte au niveau des postes de police à travers le territoire national. Pas moins de 20 femmes ont été tuées durant cette même année. La conférence sur la violence physique conjugale et sur mineurs, organisée hier au forum d'El Moudjahid, a été riche en enseignements, dans la mesure où les différents intervenants ont mis en exergue la nécessité absolue de combattre ce phénomène en pleine recrudescence en Algérie. En effet, Merouane Azzi, avocat à la Cour d'Alger, estime que «la nouveauté dans la prise en charge des actes d'agression et d'atteinte corporelle à la personne physique réside dans le fait que la législation algérienne prévoit, désormais, l'application d'une lourde peine pénale à tout agresseur auteur d'actes de cruauté ou de brutalité sur les femmes enceintes ou les vieilles dames. Dans ce cas d'agressivité, la sanction sera double et sévère». L'article 350 du code pénal stipule que la sanction sera particulièrement rigide à l'encontre des personnes portant atteinte à l'intégrité physique des femmes en phase de grossesse ou prégnantes et aux dames âgées. Il qualifie même la violence conjugale comme étant « un acte de terrorisme familial » et préconise la protection de l'enfance, sachant que pas moins de 146 enfants ont été tués en 2007. Mme Messaoudène Kheira, commissaire principale de police judiciaire, souligne que «l'Organisation mondiale de la santé assimile le phénomène de la violence à un problème de santé publique. La violence a pris une ampleur et des proportions dramatiques, surtout dans la période allant de 1990 à 2000 où ses répercussions néfastes en Algérie ont laissé des séquelles psychologiques sur un grand nombre de citoyens algériens». Elle estime qu'«en Occident il existe des structures d'accueil pour la prise en charge des femmes battues et des enfants victimes d'agressions. En Algérie, les autorités commencent également à mettre en place tout un arsenal juridique et infrastructurel afin de lutter efficacement contre le fléau de la violence dans la société en général et au sein des familles en particulier.» Elle déplore la crise d'éducation et le manque de civisme caractérisant certaines couches de la société algérienne, en donnant l'exemple regrettable de certains enfants âgés de 3 ans livrés à eux-mêmes dans la rue durant la nuit, alors que leurs parents sont au foyer. «Les auteurs de crimes crapuleux choisissent souvent leurs victimes, et dans la plupart des cas, la responsabilité des familles est entièrement engagée. L'implication des citoyens contre la violence est indispensable pour enrayer la recrudescence des actes criminels contre les mineurs», a-t-elle notamment déclaré. Plus de 8.270 femmes ont été victimes d'actes de violence en 2007 et ont déposé plainte au niveau des postes de police à travers le territoire national. Pas moins de 20 femmes ont été tuées durant cette même année. Les principales villes touchées par cette barbarie sont Alger, Annaba et Oran où le taux de criminalité est plus élevé. Les agressions sexuelles se chiffrent à plus de 1.540 cas durant la même année, d'où la nécessité de combattre rigoureusement le harcèlement sexuel. Quant à Abdelhak Mekki, directeur exécutif de la Fondation pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) et membre du Conservatoire des droits de l'enfant, il reconnaît que la violence est surtout présente dans les grandes agglomérations. «Plus on se dirige vers le Sud algérien, plus la violence est moindre. Tamanrasset et Adrar présentent un taux de violence de 0,3%, tandis qu'Alger et Oran viennent en tête avec respectivement 10% et 3%. La plupart des cas de violence physique se situent au niveau conjugal et qui repésentent 51% alors que 34% sont localisés dans les lieux publics, et le reste dans le milieu du travail» a-t-il affirmé. La conférence sur la violence physique conjugale et sur mineurs, organisée hier au forum d'El Moudjahid, a été riche en enseignements, dans la mesure où les différents intervenants ont mis en exergue la nécessité absolue de combattre ce phénomène en pleine recrudescence en Algérie. En effet, Merouane Azzi, avocat à la Cour d'Alger, estime que «la nouveauté dans la prise en charge des actes d'agression et d'atteinte corporelle à la personne physique réside dans le fait que la législation algérienne prévoit, désormais, l'application d'une lourde peine pénale à tout agresseur auteur d'actes de cruauté ou de brutalité sur les femmes enceintes ou les vieilles dames. Dans ce cas d'agressivité, la sanction sera double et sévère». L'article 350 du code pénal stipule que la sanction sera particulièrement rigide à l'encontre des personnes portant atteinte à l'intégrité physique des femmes en phase de grossesse ou prégnantes et aux dames âgées. Il qualifie même la violence conjugale comme étant « un acte de terrorisme familial » et préconise la protection de l'enfance, sachant que pas moins de 146 enfants ont été tués en 2007. Mme Messaoudène Kheira, commissaire principale de police judiciaire, souligne que «l'Organisation mondiale de la santé assimile le phénomène de la violence à un problème de santé publique. La violence a pris une ampleur et des proportions dramatiques, surtout dans la période allant de 1990 à 2000 où ses répercussions néfastes en Algérie ont laissé des séquelles psychologiques sur un grand nombre de citoyens algériens». Elle estime qu'«en Occident il existe des structures d'accueil pour la prise en charge des femmes battues et des enfants victimes d'agressions. En Algérie, les autorités commencent également à mettre en place tout un arsenal juridique et infrastructurel afin de lutter efficacement contre le fléau de la violence dans la société en général et au sein des familles en particulier.» Elle déplore la crise d'éducation et le manque de civisme caractérisant certaines couches de la société algérienne, en donnant l'exemple regrettable de certains enfants âgés de 3 ans livrés à eux-mêmes dans la rue durant la nuit, alors que leurs parents sont au foyer. «Les auteurs de crimes crapuleux choisissent souvent leurs victimes, et dans la plupart des cas, la responsabilité des familles est entièrement engagée. L'implication des citoyens contre la violence est indispensable pour enrayer la recrudescence des actes criminels contre les mineurs», a-t-elle notamment déclaré. Plus de 8.270 femmes ont été victimes d'actes de violence en 2007 et ont déposé plainte au niveau des postes de police à travers le territoire national. Pas moins de 20 femmes ont été tuées durant cette même année. Les principales villes touchées par cette barbarie sont Alger, Annaba et Oran où le taux de criminalité est plus élevé. Les agressions sexuelles se chiffrent à plus de 1.540 cas durant la même année, d'où la nécessité de combattre rigoureusement le harcèlement sexuel. Quant à Abdelhak Mekki, directeur exécutif de la Fondation pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) et membre du Conservatoire des droits de l'enfant, il reconnaît que la violence est surtout présente dans les grandes agglomérations. «Plus on se dirige vers le Sud algérien, plus la violence est moindre. Tamanrasset et Adrar présentent un taux de violence de 0,3%, tandis qu'Alger et Oran viennent en tête avec respectivement 10% et 3%. La plupart des cas de violence physique se situent au niveau conjugal et qui repésentent 51% alors que 34% sont localisés dans les lieux publics, et le reste dans le milieu du travail» a-t-il affirmé.