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Un business sur le dos des enfants
Cours de soutien
Publié dans Le Midi Libre le 20 - 10 - 2008

Les parents s'interrogent, au regard des prix pratiqués, quant à l'utilité des cours dispensés, d'autant que le résultat n'est pas garanti.
Les parents s'interrogent, au regard des prix pratiqués, quant à l'utilité des cours dispensés, d'autant que le résultat n'est pas garanti.
Les cours de rattrapage ou de soutien posent de plus en plus de problèmes aux parents d'élèves tant par leur cherté que par le piège qu'ils constituent, du fait qu'ils sont devenus indispensables pour les écoliers et les lycéens, contraints d'y recourir pour compléter leur cursus scolaire.
Nombreux sont les parents qui inscrivent leurs enfants aux cours du soir, notamment ceux en classes d'examens. Ce qui était, il y a quelques années, considéré comme une attitude branchée d'un nombre restreint de parents, est devenu avec le temps incontournable. Ce qui devait être l'exception — les cours de rattrapage — est devenu au fil des ans la règle. Plus aucun élève ou lycéen ne peut aujourd'hui se passer de ces cours devenus aussi indispensables que chers. Des affaires juteuses se font ainsi sur le dos des enfants scolarisés. D'ailleurs, beaucoup de parents s'en émeuvent et se posent des questions. Cela d'autant plus que le niveau des élèves est de plus en plus en baisse.
Par ailleurs, les parents s'interrogent, au regard des prix pratiqués, quant à l'utilité des cours dispensés, d'autant que le résultat n'est pas garanti. Selon les parents interrogés, les prix varient d'une école à l'autre. Ainsi, un barème est établi pour les enfants du primaire varie entre 600 DA et 1200 DA pour quatre séances d'environ une heure chacune. Pour ce qui est des collégiens, les prix s'établissent entre 1.800 DA pour trois matières jusqu'à 2.800 DA pour six. Pour les lycéens, les tarifs sont plus importants, principalement pour les élèves des terminales, puisque les prix que pratiquent certaines écoles privées sont tout simplement exorbitants pouvant aller jusqu'à 3.500 DA, pour trois ou quatre matières. Ce qui veut dire qu'il faut payer plus pour plus de matières. Bien sûr, les parents regrettent cette escalade des prix qu'ils trouvent excessifs, mais estiment qu'ils n'ont pas vraiment le choix s'ils veulent que leurs enfants réussissent.
D'autre part, les parents désapprouvent mais semblent bien désarmés face à cette nouvelle forme d'enseignement, moyennant rétribution, les cours de soutien devenant un véritable business. Sur un autre registre, les instituteurs et professeurs ,qui conseillent à leurs élèves de prendre des cours de rattrapage, se défendent de pratiquer le « commerce » sur le dos des élèves et estiment que ces cours sont indispensables, les justifiant par le fait de la surcharge des classes, la lourdeur des programmes et toujours ce temps qui manque. En effet, même les élèves, notamment ceux des classes d'examens, se plaignent de la lourdeur des programmes qu'il leur est quasiment impossible de suivre correctement, mais aux yeux des parents, cela n'explique pas pour autant ce nouveau mode d'enseignement qui s'apparente quelque peu à une démission de la part des enseignants.
R. M.
Les cours de rattrapage ou de soutien posent de plus en plus de problèmes aux parents d'élèves tant par leur cherté que par le piège qu'ils constituent, du fait qu'ils sont devenus indispensables pour les écoliers et les lycéens, contraints d'y recourir pour compléter leur cursus scolaire.
Nombreux sont les parents qui inscrivent leurs enfants aux cours du soir, notamment ceux en classes d'examens. Ce qui était, il y a quelques années, considéré comme une attitude branchée d'un nombre restreint de parents, est devenu avec le temps incontournable. Ce qui devait être l'exception — les cours de rattrapage — est devenu au fil des ans la règle. Plus aucun élève ou lycéen ne peut aujourd'hui se passer de ces cours devenus aussi indispensables que chers. Des affaires juteuses se font ainsi sur le dos des enfants scolarisés. D'ailleurs, beaucoup de parents s'en émeuvent et se posent des questions. Cela d'autant plus que le niveau des élèves est de plus en plus en baisse.
Par ailleurs, les parents s'interrogent, au regard des prix pratiqués, quant à l'utilité des cours dispensés, d'autant que le résultat n'est pas garanti. Selon les parents interrogés, les prix varient d'une école à l'autre. Ainsi, un barème est établi pour les enfants du primaire varie entre 600 DA et 1200 DA pour quatre séances d'environ une heure chacune. Pour ce qui est des collégiens, les prix s'établissent entre 1.800 DA pour trois matières jusqu'à 2.800 DA pour six. Pour les lycéens, les tarifs sont plus importants, principalement pour les élèves des terminales, puisque les prix que pratiquent certaines écoles privées sont tout simplement exorbitants pouvant aller jusqu'à 3.500 DA, pour trois ou quatre matières. Ce qui veut dire qu'il faut payer plus pour plus de matières. Bien sûr, les parents regrettent cette escalade des prix qu'ils trouvent excessifs, mais estiment qu'ils n'ont pas vraiment le choix s'ils veulent que leurs enfants réussissent.
D'autre part, les parents désapprouvent mais semblent bien désarmés face à cette nouvelle forme d'enseignement, moyennant rétribution, les cours de soutien devenant un véritable business. Sur un autre registre, les instituteurs et professeurs ,qui conseillent à leurs élèves de prendre des cours de rattrapage, se défendent de pratiquer le « commerce » sur le dos des élèves et estiment que ces cours sont indispensables, les justifiant par le fait de la surcharge des classes, la lourdeur des programmes et toujours ce temps qui manque. En effet, même les élèves, notamment ceux des classes d'examens, se plaignent de la lourdeur des programmes qu'il leur est quasiment impossible de suivre correctement, mais aux yeux des parents, cela n'explique pas pour autant ce nouveau mode d'enseignement qui s'apparente quelque peu à une démission de la part des enseignants.
R. M.


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