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Une artiste-peintre de renommée internationale émerveillée par Guelma
Bettina Heinen Ayèche
Publié dans Le Midi Libre le 11 - 05 - 2009

Nous avons été chaleureusement accueillis par Bettina laquelle a bien voulu évoquer au «Midi Libre» son parcours artistique riche en évènements. Elle relate ainsi avec émotion et simplicité plusieurs étapes de sa vie.
Nous avons été chaleureusement accueillis par Bettina laquelle a bien voulu évoquer au «Midi Libre» son parcours artistique riche en évènements. Elle relate ainsi avec émotion et simplicité plusieurs étapes de sa vie.
Benjamine de quatre enfants, deux garçons et deux filles, elle naquit à Solingen (Allemagne) au nord de la Westphalie, ville réputée pour ses usines de coutellerie. Dès sa tendre enfance, elle écoutait religieusement des poèmes déclamés par son père, rédacteur en chef du Solingen quotidien.
Dès l'âge de sept ans elle, s'adonne à l'esquisse des portraits des membres de sa famille, encouragée par Ervien Bouvien, un peintre ami de ses parents. A l'âge de 12 ans, elle décide d'embrasser la carrière de peintre. Un couple de Norvégiens invite la jeune Bettina qui est fascinée par le merveilleux soleil de minuit des pays scandinaves durant la saison estivale. Subjuguée par les tableaux expressionnistes du peintre Edouard Munich, elle s'investit dans cet art qui est le reflet de l'expression de la nature.
A 16 ans et demi, Bettina entre à l'école des Beaux-Arts de Cologne où elle s'intéresse à la peinture murale où excellent les grands peintres italiens qui pratiquaient la peinture sur du crépissage humide et sec, à savoir des mosaïques «frescobuno» aux couleurs de caséine. La jeune Bettina s'inscrit ensuite à l'école des Beaux Arts de Munich où durant une année, elle réalise deux grandes fresques, son exercice favori.
Attirée par la beauté de la lumière des pays nordiques, elle part à Copenhague à l'Académie royale et pendant une année, elle parfait sa formation.
Bénéficiant de deux bourses d'études octroyées par le ministère de la Culture, Bettina séjourne une année à Paris, à l'école des Beaux-Arts, et rencontre en janvier 1960 Hamid Ayèche, un Algérien, originaire de Guelma, qu'elle épousa quelques mois plus tard à Solingen. Durant la période hivernale en 1962, elle participe à une exposition au Caire avec une centaine de tableaux. En guise de reconnaissance à son succès, le ministre égyptien de la Culture l'invite à séjourner à Louxor où en contact avec le mystique Orient, elle travaille dans d'excellentes conditions.
En février 1963, Bettina Heinen-Ayèche s'installe définitivement à Guelma avec son époux et elle est émerveillée par la beauté de la nature, les champs de tournesols, les plantes, les monts de la Mahouna etc.
En nous servant un délicieux thé allemand notre hôtesse nous confie : «J'ai sillonné toute la région de Guelma, j'ai travaillé en plain air, car le climat et la lumière m'ont séduit. Quand le ciel est totalement dégagé, la lumière est dix fois plus importante que celle des pays nordiques».Réalisant des scènes typiquement algériennes, elle finalise actuellement une vingtaine de portraits chaque année alors que dans un passé récent, elle bouclait la cinquantaine. Bettina Ayèche a participé à 95 expositions à Copenhague, Berlin, Hambourg, Cologne, Dusseldorf, Francfort, Munich, Berne, Paris, le Caire, Casablanca, Alger, Rabat, Tunis, Damas...
En Angleterre, lors de son exposition à la galerie Randel, elle s'est impliquée dans une technique inédite où la lumière est mise en relief «tache à côté de tache», cette technique a été développée à Guelma, réputée pour son air sec.
Le 8 mars 2003, elle a été honorée par Khalida Toumi, ministre de la Culture qui lui avait décerné le Grand prix. Notre interlocutrice invite les jeunes peintres à découvrir la beauté de leur pays, à travailler dans la nature pour se permettre une évasion sans oublier que l'artiste peint ce qu'il aperçoit, ce qu'il ressent avec le concours de son esprit.
La ville de Guelma abrite depuis plus de 45 ans une grande dame de la peinture, maman d'un médecin, qui accompagnée de son époux, est toujours à la recherche de paysages sublimes.
Benjamine de quatre enfants, deux garçons et deux filles, elle naquit à Solingen (Allemagne) au nord de la Westphalie, ville réputée pour ses usines de coutellerie. Dès sa tendre enfance, elle écoutait religieusement des poèmes déclamés par son père, rédacteur en chef du Solingen quotidien.
Dès l'âge de sept ans elle, s'adonne à l'esquisse des portraits des membres de sa famille, encouragée par Ervien Bouvien, un peintre ami de ses parents. A l'âge de 12 ans, elle décide d'embrasser la carrière de peintre. Un couple de Norvégiens invite la jeune Bettina qui est fascinée par le merveilleux soleil de minuit des pays scandinaves durant la saison estivale. Subjuguée par les tableaux expressionnistes du peintre Edouard Munich, elle s'investit dans cet art qui est le reflet de l'expression de la nature.
A 16 ans et demi, Bettina entre à l'école des Beaux-Arts de Cologne où elle s'intéresse à la peinture murale où excellent les grands peintres italiens qui pratiquaient la peinture sur du crépissage humide et sec, à savoir des mosaïques «frescobuno» aux couleurs de caséine. La jeune Bettina s'inscrit ensuite à l'école des Beaux Arts de Munich où durant une année, elle réalise deux grandes fresques, son exercice favori.
Attirée par la beauté de la lumière des pays nordiques, elle part à Copenhague à l'Académie royale et pendant une année, elle parfait sa formation.
Bénéficiant de deux bourses d'études octroyées par le ministère de la Culture, Bettina séjourne une année à Paris, à l'école des Beaux-Arts, et rencontre en janvier 1960 Hamid Ayèche, un Algérien, originaire de Guelma, qu'elle épousa quelques mois plus tard à Solingen. Durant la période hivernale en 1962, elle participe à une exposition au Caire avec une centaine de tableaux. En guise de reconnaissance à son succès, le ministre égyptien de la Culture l'invite à séjourner à Louxor où en contact avec le mystique Orient, elle travaille dans d'excellentes conditions.
En février 1963, Bettina Heinen-Ayèche s'installe définitivement à Guelma avec son époux et elle est émerveillée par la beauté de la nature, les champs de tournesols, les plantes, les monts de la Mahouna etc.
En nous servant un délicieux thé allemand notre hôtesse nous confie : «J'ai sillonné toute la région de Guelma, j'ai travaillé en plain air, car le climat et la lumière m'ont séduit. Quand le ciel est totalement dégagé, la lumière est dix fois plus importante que celle des pays nordiques».Réalisant des scènes typiquement algériennes, elle finalise actuellement une vingtaine de portraits chaque année alors que dans un passé récent, elle bouclait la cinquantaine. Bettina Ayèche a participé à 95 expositions à Copenhague, Berlin, Hambourg, Cologne, Dusseldorf, Francfort, Munich, Berne, Paris, le Caire, Casablanca, Alger, Rabat, Tunis, Damas...
En Angleterre, lors de son exposition à la galerie Randel, elle s'est impliquée dans une technique inédite où la lumière est mise en relief «tache à côté de tache», cette technique a été développée à Guelma, réputée pour son air sec.
Le 8 mars 2003, elle a été honorée par Khalida Toumi, ministre de la Culture qui lui avait décerné le Grand prix. Notre interlocutrice invite les jeunes peintres à découvrir la beauté de leur pays, à travailler dans la nature pour se permettre une évasion sans oublier que l'artiste peint ce qu'il aperçoit, ce qu'il ressent avec le concours de son esprit.
La ville de Guelma abrite depuis plus de 45 ans une grande dame de la peinture, maman d'un médecin, qui accompagnée de son époux, est toujours à la recherche de paysages sublimes.


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