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Pensez aux probiotiques !
Mycoses et infections vaginales
Publié dans Le Midi Libre le 27 - 05 - 2009

Plusieurs millions de femmes souffrent chaque année d'infections vaginales, ce qui entraîne des gênes, douleurs, consultations et traitements à répétition. Or, on sait désormais que le déséquilibre de la flore bactérienne joue un rôle essentiel dans les récidives. Quel est le rôle exact de cette flore ? Pourquoi se déstabilise-t-elle ? Comment la rééquilibrer efficacement pour diminuer ces infections ?
Plusieurs millions de femmes souffrent chaque année d'infections vaginales, ce qui entraîne des gênes, douleurs, consultations et traitements à répétition. Or, on sait désormais que le déséquilibre de la flore bactérienne joue un rôle essentiel dans les récidives. Quel est le rôle exact de cette flore ? Pourquoi se déstabilise-t-elle ? Comment la rééquilibrer efficacement pour diminuer ces infections ?
Mycoses vaginales, mais aussi vaginose et vaginites bactériennes, candidoses… Autant de désagréments infectieux qui représentent 15 à 20% des consultations en gynécologie. Pourtant si la flore vaginale était mieux protégée, ces infections seraient beaucoup moins fréquentes.
La flore vaginale, qu'est-ce que c'est ?
Il s'agit d'un ensemble de micro-organismes, bactéries et levures, qui sont établis dans le vagin. Quelques centaines de millions de ces germes physiologiques par millilitre constituent un biofilm protecteur sur la muqueuse vaginale et sont garants de l'équilibre local. C'est en quelque sorte un écosystème qui va vous protéger des agressions infectieuses et physico-chimiques. Les lactobacilles ont en particulier un rôle essentiel, permettant le maintien de l'acidité normale dans le vagin et bloquant la prolifération des microbes minoritaires1.
Mais cet écosystème est fragile et peut être déséquilibré facilement, ce qui favorise la survenue d'infections génitales.
Quels sont les facteurs de déséquilibre de cette flore ?
Il y a 3 grandes causes de modification de ces germes protecteurs :
l Le déséquilibre hormonal va modifier la muqueuse vaginale : ménopause, utilisation de progestatifs, pilule oestro-progestative minidosée (dans certains cas), diabète. La prise d'oestrogènes va jouer un rôle essentiel dans l'obtention et le maintien de l'équilibre de la flore vaginale ".
l Un excès d'hygiène (toilette intime trop fréquente, douches vaginales internes): les lactobacilles protecteurs sont stockés dans le rectum et vont se déplacer jusqu'au vagin pour constituer la majeure partie de la flore. Or, les savons antiseptiques usuels les détruisent et modifient l'acidité du vagin !
l La prise de médicaments, antibiotiques en particulier, ce qui est logique puisque ces médicaments sont destinés à détruire certaines bactéries.
Il faut également savoir que le stress et le tabac diminuent l'immunité locale vaginale.
Ces déséquilibres vont altérer le biofilm protecteur de la flore vaginale et entraîner la multiplication de germes et levures pathogènes, ce qui va favoriser la survenue et la récidive de mycoses et autres infections vaginales (vaginoses, vaginites et candidoses).
Comment se protéger de ce déséquilibre et des infections ?
Les moyens de protection découlent tout d'abord de la correction de certains facteurs évoqués ci-dessus. Outre la consultation régulière d'un gynécologue pour pallier aux déséquilibres hormonaux, voici quelques gestes simples que vous connaissez sûrement, mais qu'il faut cependant avoir à l'esprit :
l Evitez les savons dits alcalins (ou basiques) lors de votre toilette intime, ils vont diminuer l'acidité de votre vagin et déséquilibrer votre flore microbienne. Choisissez plutôt des produits à usage intime qui ont un pH neutre (ni acide ni alcalin), bien tolérés et apaisants. Utilisez-les, sans excès, à l'extérieur mais ne mettez rien à l'intérieur (pas de douche vaginale) !
l Essuyez-vous et nettoyez-vous d'avant en arrière, comme pour la prévention des cystites ;
l Evitez les vêtements trop serrés au niveau du bassin ;
l Préférez les serviettes hygiéniques aux tampons ;
l Consommez des probiotiques : majoritairement composés de lactobacilles protecteurs vivants, ils vont rétablir l'équilibre de votre flore s'ils sont pris en quantité suffisante.
Les probiotiques, une efficacité désormais prouvée
Les probiotiques ont des bénéfices démontrés sur la prévention des récidives, mais aussi sur la réduction des symptômes des mycoses. Ainsi une étude récente a été effectuée auprès de 55 femmes présentant une infection vulvo-vaginale à Candida (mycose la plus fréquente). La moitié ont pris du fluconazole et 2 gélules par jour de probiotiques contenant 2 espèces de lactobacilles.
Résultats : seules 10% des femmes sous probiotiques, après 28 jours, avaient encore des démangeaisons, contre 35% de celles sous placebo. De même, seules 10% sous probiotiques avaient encore des Candida dans leurs sécrétions, contre 38,5% chez celles sous placebo.
Quand et comment prendre
ces probiotiques ?
Les probiotiques sont utiles pour "rétablir une flore de lactobacilles correctes "en prévention des récidives de vaginoses bactériennes, de mycoses à Candida et de vaginites bactériennes."
Ils existent sous forme de gélules - à prendre par voie orale, 1 à 2 par jour en fonction de l'indication (prévention ou traitement). Cette voie, plus pratique que la voie locale, est à privilégier, le réservoir des lactobacilles étant, comme on l'a vu, dans le rectum (voie d'élimination digestive) et non dans le vagin
En conclusion, la première des choses à faire en cas de démangeaisons vaginales, récidivantes ou non, est de consulter votre médecin traitant ou gynécologue, surtout que, tout ce qui gratte n'est pas forcément une mycose. Il est donc important de se faire interroger et examiner par un professionnel de santé, qui vous prescrira un traitement adapté au germe en cause avec, si besoin, des probiotiques.
Mycoses vaginales, mais aussi vaginose et vaginites bactériennes, candidoses… Autant de désagréments infectieux qui représentent 15 à 20% des consultations en gynécologie. Pourtant si la flore vaginale était mieux protégée, ces infections seraient beaucoup moins fréquentes.
La flore vaginale, qu'est-ce que c'est ?
Il s'agit d'un ensemble de micro-organismes, bactéries et levures, qui sont établis dans le vagin. Quelques centaines de millions de ces germes physiologiques par millilitre constituent un biofilm protecteur sur la muqueuse vaginale et sont garants de l'équilibre local. C'est en quelque sorte un écosystème qui va vous protéger des agressions infectieuses et physico-chimiques. Les lactobacilles ont en particulier un rôle essentiel, permettant le maintien de l'acidité normale dans le vagin et bloquant la prolifération des microbes minoritaires1.
Mais cet écosystème est fragile et peut être déséquilibré facilement, ce qui favorise la survenue d'infections génitales.
Quels sont les facteurs de déséquilibre de cette flore ?
Il y a 3 grandes causes de modification de ces germes protecteurs :
l Le déséquilibre hormonal va modifier la muqueuse vaginale : ménopause, utilisation de progestatifs, pilule oestro-progestative minidosée (dans certains cas), diabète. La prise d'oestrogènes va jouer un rôle essentiel dans l'obtention et le maintien de l'équilibre de la flore vaginale ".
l Un excès d'hygiène (toilette intime trop fréquente, douches vaginales internes): les lactobacilles protecteurs sont stockés dans le rectum et vont se déplacer jusqu'au vagin pour constituer la majeure partie de la flore. Or, les savons antiseptiques usuels les détruisent et modifient l'acidité du vagin !
l La prise de médicaments, antibiotiques en particulier, ce qui est logique puisque ces médicaments sont destinés à détruire certaines bactéries.
Il faut également savoir que le stress et le tabac diminuent l'immunité locale vaginale.
Ces déséquilibres vont altérer le biofilm protecteur de la flore vaginale et entraîner la multiplication de germes et levures pathogènes, ce qui va favoriser la survenue et la récidive de mycoses et autres infections vaginales (vaginoses, vaginites et candidoses).
Comment se protéger de ce déséquilibre et des infections ?
Les moyens de protection découlent tout d'abord de la correction de certains facteurs évoqués ci-dessus. Outre la consultation régulière d'un gynécologue pour pallier aux déséquilibres hormonaux, voici quelques gestes simples que vous connaissez sûrement, mais qu'il faut cependant avoir à l'esprit :
l Evitez les savons dits alcalins (ou basiques) lors de votre toilette intime, ils vont diminuer l'acidité de votre vagin et déséquilibrer votre flore microbienne. Choisissez plutôt des produits à usage intime qui ont un pH neutre (ni acide ni alcalin), bien tolérés et apaisants. Utilisez-les, sans excès, à l'extérieur mais ne mettez rien à l'intérieur (pas de douche vaginale) !
l Essuyez-vous et nettoyez-vous d'avant en arrière, comme pour la prévention des cystites ;
l Evitez les vêtements trop serrés au niveau du bassin ;
l Préférez les serviettes hygiéniques aux tampons ;
l Consommez des probiotiques : majoritairement composés de lactobacilles protecteurs vivants, ils vont rétablir l'équilibre de votre flore s'ils sont pris en quantité suffisante.
Les probiotiques, une efficacité désormais prouvée
Les probiotiques ont des bénéfices démontrés sur la prévention des récidives, mais aussi sur la réduction des symptômes des mycoses. Ainsi une étude récente a été effectuée auprès de 55 femmes présentant une infection vulvo-vaginale à Candida (mycose la plus fréquente). La moitié ont pris du fluconazole et 2 gélules par jour de probiotiques contenant 2 espèces de lactobacilles.
Résultats : seules 10% des femmes sous probiotiques, après 28 jours, avaient encore des démangeaisons, contre 35% de celles sous placebo. De même, seules 10% sous probiotiques avaient encore des Candida dans leurs sécrétions, contre 38,5% chez celles sous placebo.
Quand et comment prendre
ces probiotiques ?
Les probiotiques sont utiles pour "rétablir une flore de lactobacilles correctes "en prévention des récidives de vaginoses bactériennes, de mycoses à Candida et de vaginites bactériennes."
Ils existent sous forme de gélules - à prendre par voie orale, 1 à 2 par jour en fonction de l'indication (prévention ou traitement). Cette voie, plus pratique que la voie locale, est à privilégier, le réservoir des lactobacilles étant, comme on l'a vu, dans le rectum (voie d'élimination digestive) et non dans le vagin
En conclusion, la première des choses à faire en cas de démangeaisons vaginales, récidivantes ou non, est de consulter votre médecin traitant ou gynécologue, surtout que, tout ce qui gratte n'est pas forcément une mycose. Il est donc important de se faire interroger et examiner par un professionnel de santé, qui vous prescrira un traitement adapté au germe en cause avec, si besoin, des probiotiques.


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