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L'idole de toute une jeunesse
Soirée de Amazigh Kateb à Alger
Publié dans Le Midi Libre le 12 - 07 - 2009

Son groupe mythique a été dissous depuis bientôt deux ans, et cela juste après la tournée mondiale qui passait par Alger, Annaba et Oran. Une fois cette tournée achevée, le groupe Gnawa Diffusion n'est plus, séparé d'un commun accord, la bande à Amazigh déçoit des centaines de milliers de fans. Mais le membre le plus en vogue du groupe qui en est aussi leader continue en solo son parcours musical et s'entoure de nouvelles têtes, et sa voix de nouveaux sons. Cette enfant terrible de la musique algérienne a fait ses dents à Grenoble au milieu des années 90 en faisant connaissance avec le rap, le reggae, et la culture rasta. Toutes ces découvertes se sont mêlées à la culture musicale algérienne ancrée dans l'esprit d'Amazigh. Cela a donné naissance au groupe Gnawa Diffusion. A présent, Amazigh Kateb conduit une nouvelle carrière et tourne la page Gnawa Diffusion. Pour ce deuxième Panaf, Amazigh était convié sur scène d'abord, en sa qualité d'artiste le plus attendu de ce festival, mais aussi en tant que monstre sacré. Après Tizi Ouzou et Tipaza, Amazigh montait jeudi sur la scène de l'esplanade Ryadh el Feth. Sur cette esplanade, un monde fou attendait l'artiste plus de deux heures avant sa montée sur scène, les parkings de l'OREF et des environs du centre étaient déjà pleins. Avant de monter sur scène, le chanteur est précédé par un petit show de son et de lumière mis au point par son DJ accompagnateur Boulaone. Une fois sur scène, Amazigh Kateb n'a rien perdu de son comportement, de son humour, ni de son fameux timbre vocal. Mis à part sa coupe de cheveux, ça reste le même Amaz que le public aime tant, il a aussi gardé Petit Moh au mandole et au luth et Omar Chaoui percutionniste. Sa nouvelle musique n'est pas trop différente de Gnawa Diffusion. Amazigh Kateb garde toujours le même timbre, les mêmes rythmes qui ont fait son succès, en y ajoutant maintenant un soupçon de rock et de hip hop. Sans toucher au reggae, rai, et gnawi qui sont sacrés pour faire du Amaz. Il a aussi gardé le même esprit contestataire agressif qu'il avait de l'époque des Gnawa Diffusion. Toujours digne fils de son père, Kateb Yacine, grand homme de lettres et de théâtre, et farouche opposant au régime. Il faut tout ça pour le rasta le plus connu d'Algérie pour faire de la bonne musique. Et il en fait !!!
Pour preuve, tout le monde sans exception adhérait à la nouvelle musique de Kateb, sans compter le plus beau spectacle donné par la foule lorsque le groupe entamait Bab el Oued Kingston, un grand succès de Gnawa Diffusion. A noter aussi, l'incroyable interactivité qu'impose Amazigh entre lui et son public. La bête de scène impose à tout le monde de chanter, danser, sauter, ou applaudir. De plus, le groupe interprète quelques nouveautés en test à l'esplanade tel que ‘'I wanna Tcheefly'', ainsi que deux textes de son père qu'il met musique «Ibrikya, bonjour» "Coma" qui reflète l'esprit théâtral de l'auteur qui met en scène une beuverie entre un Algérien et sa misère. A chaque représentation, on ressent une frustration, une écorchure qu'il exprime. Dans son comportement, on ressent une modestie de jeune artiste populaire. Et surtout et c'est la clé de son succès, on ressent de la façon la plus algérienne un grand amour d'Algérie.
Son groupe mythique a été dissous depuis bientôt deux ans, et cela juste après la tournée mondiale qui passait par Alger, Annaba et Oran. Une fois cette tournée achevée, le groupe Gnawa Diffusion n'est plus, séparé d'un commun accord, la bande à Amazigh déçoit des centaines de milliers de fans. Mais le membre le plus en vogue du groupe qui en est aussi leader continue en solo son parcours musical et s'entoure de nouvelles têtes, et sa voix de nouveaux sons. Cette enfant terrible de la musique algérienne a fait ses dents à Grenoble au milieu des années 90 en faisant connaissance avec le rap, le reggae, et la culture rasta. Toutes ces découvertes se sont mêlées à la culture musicale algérienne ancrée dans l'esprit d'Amazigh. Cela a donné naissance au groupe Gnawa Diffusion. A présent, Amazigh Kateb conduit une nouvelle carrière et tourne la page Gnawa Diffusion. Pour ce deuxième Panaf, Amazigh était convié sur scène d'abord, en sa qualité d'artiste le plus attendu de ce festival, mais aussi en tant que monstre sacré. Après Tizi Ouzou et Tipaza, Amazigh montait jeudi sur la scène de l'esplanade Ryadh el Feth. Sur cette esplanade, un monde fou attendait l'artiste plus de deux heures avant sa montée sur scène, les parkings de l'OREF et des environs du centre étaient déjà pleins. Avant de monter sur scène, le chanteur est précédé par un petit show de son et de lumière mis au point par son DJ accompagnateur Boulaone. Une fois sur scène, Amazigh Kateb n'a rien perdu de son comportement, de son humour, ni de son fameux timbre vocal. Mis à part sa coupe de cheveux, ça reste le même Amaz que le public aime tant, il a aussi gardé Petit Moh au mandole et au luth et Omar Chaoui percutionniste. Sa nouvelle musique n'est pas trop différente de Gnawa Diffusion. Amazigh Kateb garde toujours le même timbre, les mêmes rythmes qui ont fait son succès, en y ajoutant maintenant un soupçon de rock et de hip hop. Sans toucher au reggae, rai, et gnawi qui sont sacrés pour faire du Amaz. Il a aussi gardé le même esprit contestataire agressif qu'il avait de l'époque des Gnawa Diffusion. Toujours digne fils de son père, Kateb Yacine, grand homme de lettres et de théâtre, et farouche opposant au régime. Il faut tout ça pour le rasta le plus connu d'Algérie pour faire de la bonne musique. Et il en fait !!!
Pour preuve, tout le monde sans exception adhérait à la nouvelle musique de Kateb, sans compter le plus beau spectacle donné par la foule lorsque le groupe entamait Bab el Oued Kingston, un grand succès de Gnawa Diffusion. A noter aussi, l'incroyable interactivité qu'impose Amazigh entre lui et son public. La bête de scène impose à tout le monde de chanter, danser, sauter, ou applaudir. De plus, le groupe interprète quelques nouveautés en test à l'esplanade tel que ‘'I wanna Tcheefly'', ainsi que deux textes de son père qu'il met musique «Ibrikya, bonjour» "Coma" qui reflète l'esprit théâtral de l'auteur qui met en scène une beuverie entre un Algérien et sa misère. A chaque représentation, on ressent une frustration, une écorchure qu'il exprime. Dans son comportement, on ressent une modestie de jeune artiste populaire. Et surtout et c'est la clé de son succès, on ressent de la façon la plus algérienne un grand amour d'Algérie.


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