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Bouteflika candidat, Soltani en velléitaire : Corruption, Politique fiction et réflexes pavloviens
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 06 - 12 - 2011


Mardi 6 Décembre 2011
In lanation.info
M.Boudjerra Soltani, leader présumé du MSP, a quelques velléités d'être, et voilà – réflexe pavlovien de gardiens de la maison ? – que des journalistes lui tombent dessus sur le mode de la révulsion. Curieuse manière d'informer ou d'éclairer. A moins que ce ne soit une réaction épidermique à la « vague verte » qui essaime sur l'Afrique du Nord et contre laquelle on n'ose pas s'afficher franchement après l'avoir adulée sur le mode printanier. On a des journaux remarquables. Ils ne comprennent pas que l'Algérie rate le « printemps » et n'hésite pas à bombarder un propos velléitaire d'un islamiste du pouvoir qui s'exprime sur le mode amusant du « retenez-moi ou bien je m'envole ». La bonne attitude serait de l'encourager : « Envole-toi donc, qu'on voit s'il te reste une capacité de bouger après vingt ans de bons et loyaux services au régime de l'immobilité ». Pourquoi dissuader Soltani de jouer la très vieille partition du MSP, entamée avec un peu plus d'inventivité lexicale sous feu Mahfoudh Nahnah, qui consiste à être constamment en train de «quitter » le gouvernement ; comme les tenants de régime sont constamment en train de « transmettre-le-flambeau-aux-jeunes-générations ». Il faudra y ajouter le reflexe pavlovien journalistique qui consiste « à tirer sur le barbu même quand il est oxygéné », selon la formule d'un retraité de la presse qui s'amuse de voir à quel point le reflexe de «gardien du régime » est incrusté dans les esprits. Les islamistes « similaires » à Soltani gagnent en Tunisie, au Maroc et en Egypte… et du coup, les réflexes fonctionnent sur un mode agressif et révulsé. Cela est surtout éclairant du fonctionnement de la presse comme partie intégrante du blocage général où M.Soltani fait mine de bouger, la presse s'enflamme pour le remettre à sa place – celle que lui a donnée le régime durant ses deux dernières décennies – tandis que M.Belkhadem joue à l'immobilisme caricatural en annonçant que Bouteflika sera le candidat du FLN à la prochaine présidentielle s'il le veut bien.
Bouffonneries et jeux de rôles
Demander à Boudjerra Soltani de « rentrer dans le rang » a quelque chose de puéril, sachant qu'il n'est pas un créateur et qu'il se contente de jouer son rôle dans les limites qui lui sont imparties… Des limites qui transforment les hommes politiques en bouffons et qui ont en trainé sur deux décennies un départ en douce de très nombreux cadres du MSP. Au lieu de demander à Soltani de rentrer dans le rang, il faut l'encourager. Pour vérifier s'il ne joue pas une nouvelle partition – qui sait, se dit-on au sein du régime, si « vague verte » il y a, autant qu'elle soit pâle et surtout qu'elle soit «N'taana, à nous ! – de la comédie de « l'ouverture » politique qui n'en finit pas, elle aussi, d'être annoncée. Et accessoirement, si cette ouverture improbable se fait, vérifier si l'on peut survivre à des décennies de renoncement et de lobotomisation. Pour l'heure, il n'y a pas de raison de changer de lecture : Soltani n'est pas en train d'écrire une pièce, il lit un texte. Ceux qui tapent sur des députés hyper-obéissants en les accusant de « bloquer » les « réformes du président » (Soltani vient de les rejoindre !) jouent aussi un rôle ! Car le régime algérien, n'en déplaise à ceux qui cherchent des sophistications qui n'existent pas, n'a rien de mystérieux. Les députés obéissent, ils ne sont autorisés qu'à introduire, parfois, un amendement pour « libérer » la vente de la fripe ou pour bloquer l'augmentation du prix du « gasoil »…. Les accuser de « bloquer les réformes du président », cela fait « chic », cela crée un semblant de dramatisation. Il suffit de reprendre les textes qui leur sont soumis par le gouvernement : ils n'ont aucun effort à faire. Tout est dans le déplacement d'un mot ou dans la reconfiguration d'une phrase pour continuer à empêcher les Algériens de bouger et d'accéder à l'âge de la politique et de l'organisation. « Nous n'avons pas vidé les réformes de leur contenu » a juré Abdelaziz Belkhadem, présumé secrétaire général du FLN. Il faut le croire. Car il n'y a pas de réformes et il n'y a pas de contenu. Il n'y a encore – jusqu'à preuve du contraire – que des présumés hommes politiques qui s'agitent sur une fausse scène politique et des journaux qui réagissent, au quart de tour, comme s'ils étaient programmés.
Ciel, le Conseil de la nation existe !
M.Medelci Mourad, ministre officiel des affaires étrangères de l'Algérie sera entendu demain devant la commission des affaires étrangères du parlement français. Son porte-parole, Amar Belani, a réagi aux commentaires suscité par l'emploi équivoque du terme « auditionné » par la presse. Ne vous braquer pas, auditionner veut dire écouter. Pas de quoi de sentir des flétrissures à son patriotisme. Pour calmer ceux qui trouvent que la politique extérieure algérienne n'a aucune lisibilité pour les Algériens et qu'ils auraient aimé « entendre » le ministre officiel des affaires étrangères leur expliquer les choses avant d'aller le faire chez les Français, le système algérien a fait preuve d'une extraordinaire prouesse. Il a organisé, en un tour de main, une « audition » du ministre officiel des affaires étrangères par la Commission des affaires étrangères du sénat ! Qui a dit que le Conseil de la Nation et l'APN ne servaient à rien. Voilà donc l'honneur est sauf. Medelci a « parlé » aux Algériens avant d'aller le faire chez les députés français. Il faut surtout souligner la vigilance de M.Belani qui a eu l'intelligence de se mettre sur facebook – et d'encaisser au passage – pour prendre le pouls de ce qui se dit. Voilà donc ! A une agitation sur « mot », a répondu une éclatante démonstration du caractère « vivant » des institutions algériennes ! Amen ! Medelci, ira donc en paix à Paris. Il a été précédé par Claude Guéant, ministre anti-étrangers de la République française, qui est venu appuyer les « réformes » du président Bouteflika. Dans les arcanes du régime, on attend, avec impatience, une visite de Mme Hillary Clinton, pour accéder à la caution suprême. L'Algérie officielle pense toujours que l'Aqmi est un motif persuasif. C'est ce qu'elle expliquera à Paris et à Washington. Sans se soucier de ce que pensent les Algériens. Seul Amar Belani, porte-parole du ministre officiel des affaires étrangères, contaminé par facebook, a l'air de se soucier de ce que disent quelques Algériens. Belani finira sans doute par se fatiguer. Ou alors, on lui dira de fermer son compte facebook. Comme ça, il ne se passera rien. Et le ministère officiel des affaires étrangères continuera à faire ce qu'il a toujours fait : parler au « centre » sans penser à ce que pensent les Algériens.
Corruption, as usual
Dans le rapport 2011 de Transparency International sur l'indice de perception de la corruption (IPC), l'Algérie a reculé de 7 places et se classe à la 112ème place sur une liste de 183 pays. Ni Belkhadem, ni Soltani n'ont eu l'idée de commenter ce nouvel indice d'une corruption systémique. Même la presse ne s'est pas étendue sur cette « banalité » nationale. L'Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) a tenu cependant à faire son communiqué, en soulignant que cette baisse de l'IPC de l'Algérie pour la neuvième année consécutive, est le signe d'une « «l'absence totale de volonté politique» de lutter contre la corruption. «Une note inférieure à 3 sur 10 signifie l'existence d'un haut niveau de corruption au sein des institutions de l'Etat» souligne l'AACC. Que dire de l'université où le taux de recalés est tellement important que des organisations estudiantines en sont à accuser les enseignants de les « noyer » et de ne pas leur donner ce qu'ils considèrent être un « dû ». Et les administrations qui ne « veulent pas de problèmes » mettraient la pression sur les conseils scientifiques pour rabaisser les exigences en termes de moyenne de passage. Le « 10 » sur 20, c'est pour les brillantissimes ! Des enseignants de l'université font des récits tragicomiques de la déliquescence des lieux de savoir. « On est arrivé un moment jusqu'à discuter de la possibilité de « représenter » les étudiants au sein du Conseil scientifique chargé de préparer les sujets examens » raconte un professeur qui ne savait plus s'il fallait en rire ou en pleurer. La politique officielle est une fiction. On ne peut en dire autant de la corruption.


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