Deux semaines après que les opérateurs économiques ont été informés de la levée de suspension de la mesure interdisant l'exportation des produits pour lesquels l'Algérie a des capacités de production, à l'exception des produits subventionnés ou fabriqués à partir des produits subventionnés, le ministère du Commerce annonce l'entrée en vigueur d'une décision du même genre. Les pouvoirs publics ont émis une nouvelle liste de huit produits interdits à l'exportation, comprenant les pâtes alimentaires, le sucre, l'ail, la farine, les huiles de soja, la semoule, les masques, ainsi que les gels et savons pour les mains, entre autres produits. Huit produits sont, donc, énumérés sur cette liste comprenant 55 positions et sous-positions tarifaires douanières. Des produits qui, il faut le souligner, ont été décrits dans le détail comme c'est le cas pour les semoules et les pâtes alimentaires concernées par l'interdiction d'exportation. Une liste qui vient ainsi compléter celle qui avait été émise au tout début de la pandémie de coronavirus concernant aussi bien des produits alimentaires que médicaux, d'hygiène corporelle et des détergents, et ce, jusqu'à la fin de la pandémie. Episodiquement, dans la stratégie globale destinée à freiner autant que possible l'érosion des réserves de change et la protection du stock stratégique national, l'Algérie opte pour ce genre de mesures en attendant la mise en application des réformes économiques. A. M.