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La culture africaine, de John Ayité Dossavi à El Bahi Belkheiri
Thème d'une exposition à Alger
Publié dans Le Soir d'Algérie le 01 - 02 - 2021

«J'avais un rêve fou depuis les années 1990. Je me disais qu'un jour le monde entier devrait rendre hommage à l'Afrique, berceau de l'humanité», avait dit un jour le Togolais John Ayité Dossavi, le journaliste qui a eu l'idée d'une Journée mondiale de la culture africaine.
«El Bahi au cœur de l'Afrique» est le titre de l'exposition de peinture de l'artiste El Bahi Belkheiri à la galerie Ifru Design d'Alger. On pourrait également dire que l'Afrique est au cœur de ce peintre algérien autodidacte originaire de la wilaya de Djelfa. L'expo est organisée à l'occasion de la 3e édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante (JMCA), célébrée à travers le monde le 24 janvier de chaque année et qui met en valeur les cultures du continent africain et des diasporas africaines.
Pour son fondateur, le Togolais John Ayité Dossavi, «c'est une journée de réflexion, de communion, de partage, et aussi un hommage à l'Afrique, berceau de l'humanité». «J'avais un rêve fou depuis les années 1990. Je me disais qu'un jour le monde entier devrait rendre hommage à l'Afrique, berceau de l'humanité», avait dit un jour John Ayité Dossavi.
A la galerie Ifru Design, une dizaine d'œuvres, des portraits sans titre, de différents formats, fruit d'un travail minutieux, racontent le «continent de tous les fantasmes», restituant diverses émotions transmises uniquement par le regard et les humeurs variées du visage d'hommes et de femmes. Parfoi sont aussi visibles des animaux sauvages comme le léopard ou la girafe. Sur les tables près des tableaux, des sculptures donnent une belle touche «afro» à la galerie d'art algéroise privée.
«El Bahi au cœur de l'Afrique» est une exposition à la «thématique qui interpelle», entretenue par les «textures denses» de tous ces «visages parlants», à travers lesquels l'artiste a exprimé «un clin d'œil pertinent à ce grand continent gisant dans sa réalité, mais bercé par le souffle de l'espérance», a expliqué Amel Bara Kasmi, fondatrice et gérante de la galerie d'art Ifru Design, située au quartier de Télemly.
«J'ai essayé de faire entendre le cri de l'Afrique, grenier de tous les malaises, où les émotions se mélangent», explique, de son côté, l'artiste.
El Bahi Belkheiri est né en 1994 à Djelfa. Au lycée déjà, sa créativité artistique attire l'attention de ses professeurs. Après, la passion aidant, il va se documenter, se former et faire des recherches tout en s'essayant à plusieurs arts, notamment la sculpture. Avec le temps, il réussira à avoir son propre style dans la peinture et animer des expositions individuelles à Djelfa, Alger, Laghouat, Aïn-Témouchent ou encore à Tunis.
L'exposition «El Bahi au cœur de l'Afrique» à Ifru Design restera ouverte au public jusqu'au 10 février 2021, dans le strict respect des mesures sanitaires de prévention contre la pandémie de Covid-19.
Journaliste depuis plus vingt-six ans à Paris, John Ayité Dossavi a toujours placé la culture au centre de ses priorités. Il a fait le constat que le versant économique de la culture, souvent, n'est pas pris en compte en Afrique. Cela l'a conduit à fonder, en 2007, à Ouagadougou (Burkina Faso), le Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (Rapec) dont l'objectif est d'œuvrer à réduire la pauvreté, l'exclusion et le sous-développement des acteurs et entrepreneurs culturels africains. C'est à travers cette ONG qu'il a poursuivi son combat pour la culture au point de promouvoir la tenue d'une Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante, que les Nations Unies ont décidé de fixer au 24 janvier.
La première édition a eu lieu en 2018. C'est à l'occasion de la 40e session de sa conférence générale en 2019 que l'Unesco a choisi cette date (24 janvier) qui coïncide avec celle de l'adoption, en 2006, de la Charte de la renaissance culturelle africaine par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine. Cette journée a donné lieu à une déclaration solennelle d'Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco.
Kader B.


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