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Ali Tata, peindre Leveilley...
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 08 - 2021

Ici a vécu Matoub jeune. Leveilley se réveillait à peine des blessures de la guerre. Trig el Halloufa, un chemin vicinal, a laissé des traces sur les corps de mes voisins et des vieux de ma famille.
Je suis né ici en 1954, de mon père Arezki qui a passé sa vie aux abattoirs de Lafarge, au port d'Alger et quelquefois à faire du trabendo, rue de la Lyre.
Mon grand-père, que je n'ai pas connu, Hadj Saïd dit Hammou, était jardinier à l'hôpital Parnet dans les années 50.
En 1962, à l'indépendance donc, on quitte les hauteurs de Hussein-Dey pour venir nous installer avenue Laure dans le quartier du Nouvel Ambert.
Eh oui, à l'époque, les quartiers avaient de jolis noms. Ils étaient beaux et ils sentaient bon.
Mon quartier, aujourd'hui, s'appelle Houmat Etchoualaq ! Une honte ? Non, c'est malheureusement mon pays dans sa totalité qui est livré aux guenilles. Aux dépotoirs. Avec l'aval de ses gouvernants.
Ceux qui, pour nous instruire, nous disent, au moment où nos familles tombent comme des mouches, qu'il n'y a pas de pénurie d'oxygène mais que la demande a juste dépassé l'offre. Comme dans un souk.
Ils connaissent ça. Ils ne connaissent que ça !
J'ai fait l'école Meissonier de Leveilley. J'y suis rentré à l'âge de 9 ans. J'étais le plus vieux et le plus balèze de l'institution à l'époque. J'ai vécu des années traumatisantes. Graves. J'en ai porté le poids pendant plus d'un demi-siècle.
J'ai raté ma scolarité mais pas ma vie. J'ai fait un peu de tout. Après un passage salutaire chez les pères blancs, j'ai réussi à rattraper le circuit éducatif.
J'ai fait de la mécanique générale. J'ai réussi à devenir ajusteur-outilleur avant de me mettre, plus tard, à l'informatique et à la comptabilité.
Je me souviens de l'époque où, avec une bande de copains, on travaillait à l'Emal (Eaux minérales algériennes), on ne foutait rien, on buvait et on regardait le pays aller vers sa mort...
J'ai commencé à dessiner en 1962. C'est un copain de classe qui m'a initié. Depuis, il est devenu frérot. Je ne lui parle plus.
Mon pays a bien changé ! Je porte en moi les cuites et les terrasses de Fort-de-l'Eau. Je transporte mon âge et les nuits du vieil Alger, mes parties de foot, le jasmin, le chèvrefeuille, les mimosas....
Un volcan est né en moi depuis ma retraite. Je ne peux plus me taire. J'écris et je peins.
Tous les jours. Je ne saurais jamais expliquer pourquoi.
Le Hirak aurait pu être ma lave. Il est suspendu par cette morbide maladie qui nous arrache, chaque jour, plus d'amis. Vivons pour eux !!
M. O.


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