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Enquête-Témoignages
La fièvre acheteuse
Publié dans Le Soir d'Algérie le 01 - 02 - 2014

Ils achètent à tour de bras. Tout et n'importe quoi. Atteint d'une boulimie incontrôlable des achats, les acheteurs compulsifs perdent complètement la boule dans les centres commerciaux, marchés, magasins et autres superettes. Impossible de réfréner leurs envies. Rien ne les arrête. Ni un compte bancaire déjà à sec ni des mensualités à rembourser à cause d'un crédit immobilier, encore moins les mises en garde de leur conjoint ! Leur excuse : «L'argent ça va et ça vient !»
Quand l'Homo erectus nommé «algerianus» est pris de fièvre acheteuse, il dégaine son portefeuille plus vite qu'un éclair et dévalise tout ce qui se trouve sur son chemin. Sa penderie croule sous les fringues ? Il n'en a cure. Son tiroir pullule de téléphones portables jamais utilisés ? Et après ! Son bureau est encombré de plusieurs labtops !
Et alors ? Les flambeurs obéissent au doigt et à l'œil à la petite voix intérieure qui leur ordonne : «E'chri ! E'chri !» Devant cette pluie providentielle de consommateurs compulsifs, les commerçants se frottent les mains. Jamais les affaires n'ont été aussi juteuses !
Zineb, 59 ans
Elle a gardé enfoui dans le disque dur de sa mémoire un souvenir plutôt traumatisant : les pénuries des années 70 et 80. L'abondance actuelle des produits lui donne envie de consommer sans retenue. «De mes frustrations de jeunesse à cause des pénuries dans les Souks El Fellah, j'ai développé une sorte de frénésie des achats», explique-t-elle. Je n'achète plus par nécessité. Je suis à l'écoute de mes envies même si elles finissent par provoquer des fuites dans mon budget. Tenez par exemple, j'ai coutume de dresser une liste de mes achats avant de sortir de la maison. Mais je ne m'y conforme jamais ! Au retour de la superette, je déballe un tas de produits qui n'étaient pas prévus. Des chocolats, des fromages et des friandises en général.»
Abdelwahab, 43 ans
Il n'en finit pas de s'arracher les tifs à cause des dépenses injustifiées de sa «bourgeoise». «J'habite un minuscule appartement avec ma femme et mes deux enfants. A chaque fois que mon épouse ‘'sort faire un tour'', elle revient les bras chargés de bibelots et d'objets décoratifs aussi encombrants qu'inutiles. Résultat des courses : plus d'espace pour se mouvoir ! J'ai beau faire des crises de nerfs, ma compagne continue à dépenser tout l'argent du foyer en tapis, vaisselle et autres babioles qui ne servent strictement à rien !» se lamente-t-il.
Saliha, 27 ans
L'Algérien se plaint constamment de la cherté de la vie. Cependant, il continue à consommer sans modération. «Je suis une indécrottable dépensière», nous avoue Saliha. «Nos boutiques regorgent de tant de belles choses qu'il m'est impossible de rester de marbre. Faire des économies n'a jamais été mon fort. D'ailleurs, ma paye ne suffit plus à satisfaire mes folies. Je demande toujours à ma mère ou à mon frère de me prêter de l'argent. Si je repère un bijou qui me plaît dans une vitrine, qu'importe s'il coûte les yeux de la tête, je dépose des arrhes et l'achète par facilité de payement. Idem pour les téléphones portables, les parfums et les chaussures ! En fait, je ne me refuse rien !»
Sarah, 30 ans
Dur dur de remplir son bas de laine lorsqu'on est atteint du syndrome de la surconsommation. Et ce n'est certainement pas Sarah qui prétendra le contraire. «Cela fait sept ans que je travaille, et je n'ai pas encore réussi à mettre un sou de côté. Incorrigible dépensière, je claque ma paye en fringues et surtout en chaussures. 120 paires au total ! Plus de place où les ranger, et pourtant, je continue à en acheter. Dès qu'un nouveau modèle me tape dans l'œil, il me le faut absolument !»
Nabila, 25 ans
Les acheteurs compulsifs n'ont jamais mis autant la main à la poche. «C'est vrai que la tendance de nos jours est à la surconsommation. On n'achète plus par besoin mais par plaisir. Personnellement, j'ai beau me raisonner pour rester sage, je finis toujours par céder à mes pulsions. En réalité, j'achète parce que je m'ennuie. Faire du shopping est une bonne occupation quand on a peu de loisirs. ça fait du bien au moral !»
A méditer cette citation de l'écrivain français Chamfort (1740-1794) : «Le plus riche des hommes, c'est l'économe ; le plus pauvre, c'est l'avare.» n


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