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2015, la pire année de l'histoire moderne du climat
Publié dans Le Soir d'Algérie le 12 - 10 - 2016


Par Cherif Rahmani
Selon un volumineux rapport de 300 pages consacré à l'état du climat «State of the Climat», élaboré par 400 scientifiques et chercheurs du monde entier, l'année 2015 a été la pire année de l'histoire moderne du climat. L'année 2015 a été également l'année des paradoxes, cumulant sécheresses et inondations...
Sécheresse et baisse des rendements
En effet, des sécheresses sévères ont frappé la planète et principalement l'Europe, l'Afrique... et d'autres parties de la planète avec des effets sur les peuplements végétaux, les rendements agricoles et les forêts. Les superficies affectées ont été deux fois plus importantes en 2015 qu'en 2014.
Inondations et catastrophes écologiques
Paradoxalement, l'année 2015 a également été marquée par une pluviométrie abondante qui a causé de graves inondations dans le monde avec l'occurrence des effets sociaux, sanitaires et alimentaires qui ont bouleversé la vie de dizaines de millions de personnes.
Des records absolus de températures
Les températures au-dessus des terres et des océans ont battu des records par rapport à 2014. Cette évolution s'est d'ailleurs confirmée tout au long des six premiers mois de 2016 et a été exacerbée par le phénomène météorologique El Nino. En effet, les six premiers mois de 2016 ont été les plus chauds sur le globe, au point où le record de température de l'histoire moderne du climat a été pulvérisé cet été au Koweït, frôlant les 55°C. Dans le même ordre d'idées, des records de chaleurs ont été battus un peu partout sur la planète pour la deuxième année consécutive. La température à la surface des terres de l'Arctique a battu des records et a augmenté de 2,8°C depuis le début du 19e siècle. Des eaux plus chaudes ont accéléré la propagation d'algues. Ce phénomène a perturbé gravement la vie marine et menace la subsistance des hommes et des femmes dans le Pacifique nord.
Le niveau des eaux continue de monter
Le niveau des eaux monte régulièrement et progressivement de 3,3 millimètres par an et a atteint son plus haut niveau avec environ 70 millimètres de plus que la moyenne enregistrée en 1993. Cette hausse est du reste plus importante dans certaines régions que dans d'autres. Cette montée affecte plus les îles et certaines régions du Pacifique et de l'océan Indien. Dans les années à venir, il est parfaitement clair que les niveaux des eaux continueront à monter au fur et à mesure de la fonte des calottes glacières et des glaciers d'Europe (c'est le cas des glaciers alpins), en Afrique (c'est le cas du Kilimandjaro) et ailleurs. De nombreuses villes, cités et habitats sont ainsi menacés et mettent en danger la vie de millions de vie d'habitants sur notre planète. Les cités méditerranéennes ne seront pas épargnées à moyen terme par cette tendance inexorable et tragique de la montée des eaux.
La concentration du gaz à effet de serre a augmenté
Tous les relevés scientifiques et toutes les observations systématiques et indépendantes l'affirment et confirment cette tendance. L'augmentation du gaz à effet de serre avec ses trois composantes (dioxyde de carbone CO2, méthane et protoxyde d'azote) a atteint pour la première fois un niveau record et des sommets en 2015. Le dioxyde de carbone a franchi la barre fatidique et symbolique des 400 parties par millions (ppm), passant à 400,8 ppm à Hawaï sur le volcan Mauna Loa. Dans le même temps, le niveau du CO2 sur l'ensemble de notre planète a flirté avec cette limite fatidique de 400 ppm et a dépassé le 399,4 ppm, avec une hausse de 2,2 ppm par rapport à 2014.
Tous les marqueurs et tous les indicateurs sont au rouge
Ainsi, tous les indicateurs du changement climatique (croissance du gaz à effet de serre, augmentation des températures, montées des eaux, fonte des glaces, récurrence des inondations et des sécheresses) sont au rouge, selon les données récentes de la NASA et alertent les gouvernements de la planète sur les effets désastreux du changement climatique si rien n'est fait afin d'atténuer ces tendances haussières.
Et les pays du Maghreb ?
L'Algérie, cœur du Maghreb, pays semi-aride, avec 0,2 ha de superficie agricole par habitant tout en étant importateur net de produits agricoles, se trouve en première ligne face au défi climatique. Dans le même temps, le capital écologique des pays du Maghreb, difficilement renouvelable, s'érode et leurs réserves en capital naturel non remplaçable s'épuisent progressivement. Afin d'assurer sa sécurité alimentaire et en d'autres termes sa sécurité, notre pays, à la lisière d'un ensemble fortement déstabilisé, se doit d'assumer des choix radicaux et initier une vraie révolution verte fondée sur une agriculture alternative, une agriculture climato-intelligente à l'image de certains pays émergents.
L'humanité vit à crédit
Pour revenir à la planète, et sans verser dans l'alarmisme, l'humanité consomme, comme relevé précédemment, avec insouciance la totalité des réserves qu'elle peut renouveler en un an. L'humanité vit de ce fait à crédit en augmentant son «droit de tirage» sur les biens communs des générations futures. Nous y reviendrons dans une contribution prochaine en analysant les effets immédiats de cette posture et en posant les questions essentielles pour le futur de notre planète et de notre région.
Cherif Rahmani, ambassadeur des Déserts et des Terres arides (Convention des Nations-
Unies pour la lutte contre la désertification), président de la Fondation des Déserts du


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