La Ligue arabe gu�rira-t-elle de sa scl�rose, � pr�sent que le Sommet d'Alger a ent�rin� l'amendement de sa charte fondatrice ? La r�forme consacr�e lors de ces 17es assises de la Ligue satisfait, certes, une condition n�cessaire � la redynamisation de l'organisation mais reste loin de constituer un gage de r�ussite. Sofiane A�t-Iflis - Alger (Le Soir) - La r�alit� arabe �tant ce qu'elle est, la m�tamorphose de la Ligue risque d'�tre lente. L'animosit� marqu�e entre certains Etats membres de l'organisation emp�cherait tant qu'elle persiste la communion arabe, notamment au plan politique et en mati�re de g�ostrat�gie. Les int�r�ts nationaux, en la mati�re et en d'autres, ne sont pas forc�ment finement convergents. Aujourd'hui, en tout cas, ils n'y sont pas, sinon que tr�s peu. Il n'y a qu'� observer, par exemple, la dispersion du monde arabe dans ses attitudes face au conflit isra�lo-palestinien pour s'en convaincre. Il est vrai que la Ligue arabe en tant que structure a r�solu de s'en tenir � "l'initiative de paix" de Beyrouth, que le Sommet d'Alger a, au demeurant, r�activ�e. La r�solution, de fait, engage l'ensemble des Etats membres de la Ligue. Or, il se trouve que la r�alit� est tout autre. Il est des Etats qui entretiennent des relations diplomatiques avec Isra�l. Le cas de l'Egypte et de la Jordanie, notamment. La dispersion arabe s'illustre par ailleurs relativement au projet am�ricain du Grand Moyen- Orient (GMO) qui v�hicule l'id�e de la r�forme d�mocratique. Des Etats arabes y adh�rent. D'autres se montrent visc�ralement r�fractaires. Le guide de la R�volution libyenne, intervenant mercredi matin devant le Sommet des chefs d'Etat arabes, a d�velopp� sa vision de la d�mocratie, laquelle s'oppose totalement � la d�finition occidentale. Mais, au sein de la Ligue, on fait peu de cas de ces divergences d'approches. D'ailleurs �vite-t-on depuis toujours de s'y appesantir. Le Sommet d'Alger n'a pas d�rog� � la r�gle. A son menu, il y a eu essentiellement la r�forme structurelle et statutaire de la Ligue et la question palestinienne. L'ordre du jour a �t� �puis�. Et, relativement � cela, la satisfaction exprim�e � l'issue du Sommet n'est pas mal appropri�e. Le nouveau mode de prise de d�cision et le m�canisme de suivi de leur application sont un pas de franchi � m�me d'aider � l'�veil de la Ligue. Son efficacit� demeurant une autre histoire.