La Grande-Bretagne a accueilli entre 1991 et 2001 plus de 1,1 million d'immigrants, selon une �tude de l'Universit� de Sheffield rendue publique hier par la BBC. 7,53% de la population vivant en Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse, pays de Galles) est n�e � l'�tranger, contre 5,75% en 1991. La population n�e � l'�tranger est pass�e de 3,15 millions � 4,30 millions de personnes sur dix ans, selon des statistiques du recensement de 2001. Dans le m�me temps, la population britannique est pass�e de 54,88 � 57,10 millions de personnes. Le plus grand contingent (494.850 personnes) est d'origine irlandaise, suivi par les immigrants n�s en Inde (466.416 personnes), au Pakistan (320.767), aux Cara�bes (254.740), aux Etats-Unis (155.030), au Bangladesh (154.201), en Afrique du Sud (140.201), au Kenya (129.356). La grande majorit� des immigrants se sont install�s � Londres ou dans le sud-est de l'Angleterre, la r�gion la plus riche du royaume. 40% des immigrants vivent � Londres. Un quart de la population de la capitale est d'ailleurs n� � l'�tranger. A Wembley, un quartier populaire de l'ouest de Londres, plus de la moiti� de la population est n�e � l'�tranger. Tr�s peu se sont install�s en revanche en Ecosse, dans le sud-ouest ou le nord-est de l'Angleterre. Certaines nationalit�s, particuli�rement celles qui sont venues pour demander l'asile plut�t que pour travailler, vivent dans des conditions plus difficiles, comme les immigrants n�s en Iran, en Angola ou en Somalie, indique cette �tude de l'Universit� de Sheffield pour un centre de recherches Public Policy Research. D'autres nationalit�s, comme les Philippins et les N�o- Z�landais, qui arrivent en Grande-Bretagne avec un permis de travail, ont un taux d'emploi tr�s important. Les immigrants venus en Grande-Bretagne pour occuper des postes peu qualifi�s, notamment dans la restauration, comme ceux originaires du Bangladesh ou de Hong Kong, tendent � rester mal pay�s. L'immigration est � l'origine de la moiti� de la croissance de la population britannique sur cette p�riode.