Ainsi, apr�s le football qui d�cline, le handball qui patine, le basket-ball qui s�amenuise, voil� maintenant le tour de la natation qui tend � dispara�tre. Lors de l��mission hebdomadaire de Radio Oran, le th�me a �t� largement d�battu avec des �pros� de la discipline tels que le Dr Affane Zaza, Benchekour (coach national) Nadia Taouti (ex-championne nationale) et les gestionnaires de la FAN, la LON, la DJS et de l�OPOW. Bien entendu la source du probl�me est l�absence d�infrastructures. Dahmane Rabah, pr�sident de la FAN qui a tenu � rappeler qu�Oran fut un p�le de d�veloppement et Salim Il�s est le mod�le vivant qui �plane� sur la discipline, il a �t� question de la r�ouverture de la piscine olympique du �jardin public� qui tarde � se faire pour des raisons diverses. Midas qui g�re cet �tablissement en tant sous-directeur de l�OPOW avait �mis des r�serves quant � la climatisation inad�quate� par rapport � la basse temp�rature du bassin (21� au lieu de 24 minimum) et l�air ambiant de la piscine. La DJS avait autoris� l�ouverture apr�s sa r�habilitation et qu�une rallonge budg�taire est mise � la disposition pour r�gler ce probl�me. D�un autre c�t�, MM. Tedjini et Faudil (pr�sident et DTS de la LON) d�sesp�rent, car le manque de comp�tition fait stagner les jeunes prodiges qui attendent eux aussi cette piscine ferm�e depuis une d�cennie apr�s avoir compl�tement �t� reconstruite. Aussi, il a �t� question de la piscine de l�USTO (se trouvant dans l�enceinte de l�universit�) qui poss�de tous les atouts d�une infrastructure internationale inaugur�e par son Excellence le pr�sident de la R�publique. La derni�re r�union tenue entre le recteur, le DJSWO et les pr�sidents de la FAN et la LON a �t� b�n�fique puisqu�un accord a �t� conclu et une importante somme a �t� allou�e par la wilaya pour terminer divers travaux en instance telle la mise � niveau des conduites de gaz. Mais la convention sign�e n�autorise que les regroupements de l��lite nationale et r�gionale. Les avis des sp�cialistes Affane - Taouati et Benchekour ont laiss� perplexes, les autres intervenants. Ainsi, Mme Affane, qui s�occupe des �coles de natation, dira �qu�il est impossible de laisser les enfants nager dans une eau froide (21� alors que les normes internationales sont au-del� de 24 degr�s Celcius). Le coach national abondera dans le m�me sens en d�clarant contrairement aux adultes (+17 ans) qui s�entra�nent sur quatre � six kilom�tres, leurs corps se r�chauffent malgr� cette baisse de temp�rature (21�). Dans un autre cadre, l�ex-championne Nadia Taouti, ajoutera : �Pour pr�parer les Jeux africains du Zimbabwe (1995) vu la fermeture de la piscine de la 2e RM (la seule bien achaland�e pour le haut niveau et la dissolution de l�ASCMO, j�ai d� aller m�entra�ner... � Mostaganem avec ma camarade Hemche Insaf. Et � un moment j�ai craqu�. C��tait intenable. J�ai donc arr�t� la comp�tition contre mon gr�.� Le Dr Affane ajoutera de l�eau au moulin pour cette situation rocambolesque que vit la natation alg�rienne o� Oran fut son berceau. �En plus de l�absence d�infrastructures viables (sauf celle du Creps d�A�n-El-Turck), il manque la formation de techniciens et des gestionnaires de ces �tablissements sportifs�, en rappelant un fait divers � combien significatif. Un machiniste avait vers� du chlore dans le bassin et son �manation s�est dispers�e dans l�air ambiant jusqu�� ce que l�expert �tranger pr�sent demande d��vacuer tout le monde, alors qu�une s�ance r�serv�e aux enfants allait d�buter. Est-ce cela une gestion lorsque l�on �place� des personnes non habilit�es et surtout non form�es ? Ainsi, au m�me titre o� des milliers d�enfants piaffent de r�ussir alors que leurs disciplines se meurent a le manque d�argent, d�absences d�infrastructures, d�incomp�tence de formateurs (non de gestionnaires d�sint�ress�s) toute cette instabilit� chronique fait non seulement vaciller le sport, mais aussi d�route les jeunes dont certains abandonnent leurs �tudes et ne trouvent pas d�aide pour les remettre dans le droit chemin.