Depuis quelques mois, plus pr�cis�ment apr�s le d�part de la mission m�dicale chinoise qui op�rait � l�h�pital de A�n-Defla, c�est � l�h�pital Far�s-Yahia de Miliana qu�on fait supporter pratiquement tout le poids du manque de sp�cialistes en gyn�cologie et chirurgie. A lui seul, l�h�pital de Miliana assure depuis le mois de mars plus de 20 gardes par mois, les 10 autres sont assur�es par l�h�pital de Khemis-Miliana. Les h�pitaux de Sidi Bouabida (El-Attaf) et du chef-lieu de wilaya �tant dispens�s de ces gardes de wilaya, a-t-on appris de diverses sources m�dicales. Toujours selon ces sources, � l�h�pital Far�s-Yahia, au service maternit� gyn�cologie, 560 accouchements ont �t� effectu�s durant le mois d�avril dernier avec une moyenne de 10 � 11 c�sarienes par jour, la sage-femme qui nous, dit-on, doit assurer, selon les normes, 5 accouchements par jour, est arriv�e � en faire 35 certains jours. On imagine ce que cela demande comme efforts et le travail que les �quipes en place effectuent.A noter que le secteur g�ographique n�est plus respect� puisque, nous l�a-t-on assur�, un grand nombre de parturientes viennent d�autres secteurs et m�me des wilayas limitrophes notamment Chlef et Tissemsilt et m�me de wilayas lointaines comme Mascara. Il faut dire que l��quipe m�dicale ne rechigne pas � la t�che mais les services atteignent un degr� de saturation difficilement supportable et les personnel m�dical et param�dical en nombre insuffisant se trouvent pour le moins d�pass�s. M�me sur le plan mat�riel, on indique qu�il devient difficile de r�pondre � la demande, les patientes sont parfois install�es sur un matelas � m�me le sol quand elles ne sont pas install�es � 2 par lit au d�triment des r�gles d�hygi�ne. �Nous nous consid�rons comme mobilis�s pour ces t�ches, nous dit-on. Mais nous atteignons nos limites et nous avons besoin d'aide en moyens mat�riels et humains.� Les solutions existent pourtant, selon nos sources : Pourquoi ne pas mobiliser les personnels des secteurs qui n�assurent plus les gardes de wilaya, A�n- Defla et El-Attaf, cela s�entend. On ne nous a pas cach� que la tutelle, en l�occurrence la direction de la sant� de wilaya, semble peu soucieuse pour prendre de telles initiatives : r�organiser les services des gardes et r�tablir l��quilibre entre les 4 secteurs que compte la wilaya au moins en attendant l�arriv�e de nouvelles affectations de sp�cialistes, �affectations qui tardent � arriver�.Cependant, selon certains �chos proches du secteur de la sant�, �des sp�cialistes seraient en voie d��tre affect�s par le minist�re�, mais, ajoute-t-on, ce serait des m�decins du service civil, donc des jeunes sans grande exp�rience qui repartiront une fois leur service civil effectu�, apr�s 2 ans, � raison de 2 ou 3 gardes par semaine, indique-t-on. Parler du sp�cialiste et ne pas �voquer la situation du m�decin g�n�raliste du secteur public ne serait pas �quitable. Certains de ces m�decins, en poste depuis une vingtaine d�ann�es, donc en premi�re ligne du combat contre la maladie, mobilis�s H24 puisque m�me en dehors de leurs horaires de service, ils restent sollicit�s par l�entourage, tout ce travail est mal r�tribu�, nous a-t-on dit : �40 000 DA/mois primes comprises apr�s plus de 20 ans d�anciennet�. C�est d�risoire... C�est tr�s mal appr�ci� ce que nous faisons et les efforts que nous consentons au prix de notre vie, notre sant�.� Et d�ajouter : �Surtout quand on sait que maintenant les nouveaux m�decins d�butent � 35 000 DA � La situation v�cue par l�h�pital Far�s-Yahia de Miliana, celle des m�decins qui y travaillent, du personnel param�dical et administratif, tous les efforts consentis m�ritent plus d��gard de la part de la tutelle, nous a-t-on dit avec un arri�re-go�t d�amertume. Construire des structures c�est bien, mieux r�compenser ceux qui ne m�nagent ni leur temps ni leurs efforts, c�est bien aussi.