L'école algérienne dans ses différents paliers, notamment le secondaire, est gangrenée par la violence. Celle-ci peut entraîner mort d'homme, comme ce fut le cas, à deux reprises, dans un CEM d'Oran, récemment. Afin d'éradiquer le phénomène de la violence des établissements scolaires, le ministre de l'Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a révélé que son département, en concertation avec les ministres de la Solidarité nationale et du Travail, va recruter 10 000 agents de sécurité. En effet, selon une étude menée par le ministère de l'Education nationale, plus de 59 000 cas de violence ont été enregistrés entre 2001 et 2007dans le secteur de l'éducation. D'après le ministre, des mesures de sécurité seront prises prochainement dans les milieux de l'éducation afin de «rendre l'école plus pacifique». «Notre département songe à recruter des agents de surveillance dans les écoles», a-t-il précisé lors de la journée d'études consacrée avant-hier à la généralisation de l'utilisation des nouvelles technologies de l'information à l'école algérienne. «L'école algérienne ne produit pas la violence, mais je ne nie pas qu'elle a sa part de responsabilité parce qu'elle a pour mission d'éduquer les enfants. Toutefois, la lutte contre ce fléau qui gangrène aujourd'hui notre société nécessite l'implication de toutes les institutions de l'Etat», a-t-il ajouté. Une conférence nationale traitera d'ailleurs très prochainement de ce thème. Des experts, des enseignants et des parents d'élèves y seront invités pour examiner de «manière approfondie» ce phénomène qui devient de plus en plus fréquent dans notre société. N'oublions pas que le projet du lancement du numéro vert dans 11 établissements scolaires fera partie de ces nouvelles organisations. En attendant les résultats de cette expérience, la procédure sera généralisée, d'après le ministre de l'Education. Ce nouveau mécanisme arrivera-t-il à donner une vision nette de la violence dans les établissements scolaires ? L'intervention des professionnels dans les écoles réussira-t-elle à régler ce problème, du moins à diminuer le nombre d'agressions qui ne cesse d'augmenter ? La violence sous tous ses angles, nous le savons tous, ne quittera jamais les écoles. C'est un phénomène mondial. Cependant, il faut dire que la violence corporelle voire le meurtre entre élèves est un phénomène nouveau dans nos lycées et collèges. Il est dès lors urgent que chacun s'attelle à l'application de toutes ces nouvelles dispositions, y compris les parents et le corps enseignant, afin de ne pas voir se multiplier des drames similaires à celui d'Oran.