En 1936, dans les ruines d'un village datant du début de notre ère, non loin de Bagdad en Irak, des archéologues découvrirent un objet qui les laissa perplexes. Il s'agissait d'un vase de terre cuite contenant un petit tube de cuivre d'une dizaine de centimètres de long sur un peu plus de deux de large. La base du tube était fermée par un disque de cuivre.A l'autre extrémité, une tige de fer corrodée par de l'acide, sortait d'une sorte de prise en asphalte. L'archéologue Wilhelm König conclut, que si le tube avait contenu une solution acide, cet objet n'était autre qu'une pile électrique. D'après lui, ces piles auraient pu être utilisées par les artisans de l'époque pour plaquer les métaux précieux. D'autant que d'autres objets similaires avaient été découverts dans la région ainsi que de minces tiges de cuivre et de fer ayant pu servir à connecter plusieurs piles. En 1940, l'ingénieur américain W. F. M. Gray s'appuya sur les schémas et les explications et fabriqua une réplique de la fameuse pile. Chargée d'une solution de sulfate de cuivre, la pile produisit environ un demi-volt. Ci-dessus : Vue en coupe de la pile de Bagdad. On aperçoit une tige de fer isolée par de l'asphalte qui sort d'un tube de cuivre soudé. Quand on remplit ce tube d'électrolyte, la pile émet un courant électrique. L'égyptologue Arne Eggebrecht était convaincu que les piles électriques existaient 1 800 ans environ avant leur présumée invention en 1799 par Alessandro Volta. Pour d'autres scientifiques, le doute subsiste. La prétendue pile n'aurait pu contenir qu'un rouleau de parchemin ou tout autre objet. A leurs yeux, rien ne prouve que la fonction de l'objet était d'engendrer du courant électrique.