De nombreux responsables politiques et des proches et de l'avocat Chokri Belaïd, assassiné à Tunis en 2013, ont manifesté leur colère vendredi à l'occasion d'une nouvelle audience du procès des personnes impliquées dans sa mort. Chokri Belaïd était un farouche opposant au parti Ennahdha qui était au pouvoir. Ce meurtre, comme celui du député Mohamed Brahmi, survenu également en 2013, avait provoqué une crise qui a contraint Ennahdha à céder le pouvoir en Tunisie, écrit Radio France Internationale (RFI). Le Front populaire, parti de Chokri Belaïd, avait appelé à manifester ce vendredi pour pousser le pouvoir actuel à dissiper les «zones d'ombre» qui demeurent autour de ce procès, selon la famille de Belaïd. Les responsables politiques et proches de l'opposant assassiné protestaient contre l'impunité et la lenteur de la justice tunisienne dans l'affaire de cet avocat tué devant son domicile le 6 février 2013 à Tunis, d'après ce média français. L'avocat de Belaïd a réclamé une fois de plus la vérité dans cet assassinat, dont le procès dure depuis un an. Les manifestants sont parvenus hier à entrer dans l'enceinte du tribunal réclamant une magistrature indépendante. Quelque 300 participants ont scandé, devant le tribunal, des slogans attribuant au chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, la responsabilité de ce meurtre. A l'époque, les autorités avaient accusé la mouvance extrémiste.