«La place de l'entreprise algérienne dans le nouveau plan quinquennal 2009-2014», tel est le thème retenu par le Forum des chefs d'entreprises (FCE), qui organise ce soir à Alger une rencontre-débat à laquelle prendront part, outre les patrons d'une panoplie d'entreprises, une pléiade d'universitaires et d'experts économiques aguerris. Le débat sera riche assurément et suscitera un intérêt grandiose chez beaucoup d'observateurs, dont beaucoup ne se font plus d'illusion désormais au sujet des sorties publiques du FCE. Les multiples interventions de ce forum, qui ne cesse de parler de lui et au sein duquel sont regroupés les véritables capitaines de l'industrie algérienne, font que cette organisation patronale a beaucoup gagné en termes de crédibilité et de notoriété vis-à vis de l'opinion publique. Le FCE se dresse aujourd'hui comme un interlocuteur valable que les pouvoirs publics peuvent associer dans la prise de décisions engageant l'avenir économique du pays à moyen et à long terme. Cela dit, la rencontre de ce soir qu'abritera l'hôtel El Aurassi, où il sera question du devenir de l'entreprise algérienne dans le cadre de la mise en application du plan quinquennal 2009-2014, vise avant tout à hisser le rendement de la Pme-pmi au profit du développement du pays dans son ensemble. Tel qu'initié par le président de la République au lendemain de sa réélection pour un troisième mandat à la tête du pays, le plan quinquennal inscrit pour la période 2009-2014 prévoit l'investissement d'une cagnotte de 150 milliards de dollars. Ce montant est presque le même que celui qui a été investi pour la réalisation du précédent programme quinquennal 2004-2009. Eviter les erreurs d'un passé pas trop lointain Cependant, et dans le cadre de cette opération d'investissement d'envergure, les entreprises algériennes en général et les Pme-pmi en particulier n'ont pas tiré grand profit des efforts consentis en matière de développement durant la période 2004-2009. Dans presque tous les domaines d'activité, les différents projets engagés sous la houlette des pouvoirs publics étaient des projets d'envergure, tels l'autoroute Est-Ouest, la voie ferrée Est-Ouest, ainsi que la construction d'un million de logements, pour ne citer que ces projets phares. De par leur envergure pharaonique, la réalisation de la majorité des projets a été confiée à des opérateurs étrangers dans leur quasi majorité. Du coup, la part des entreprises algériennes dans le sillage des opérations d'investissement opérées durant le précédent quinquennat a été minime, pour ne pas dire insignifiante. A titre d'exemple, ans le cadre de la mise en œuvre du projet d'autoroute Est-Ouest, seule l'entreprise Etrhb, en sa qualité d'entreprise privée aux compétences avérées, avait pris part à la construction de cette infrastructure gigantesque. La majorité des entreprises, activant dans les travaux publics, le bâtiment et l'hydraulique notamment, étant tellement réduite en termes de capacités de réalisation n'ont presque pas connu la moindre implication dans le cadre de la mise en application du programme du précédent quinquennat. Et c'est d'ailleurs l'erreur pour laquelle le FCE ainsi que d'autres opérateurs économiques et beaucoup d'experts tenteront d'apporter les rectificatifs nécessaires pour que ce scénario ne se répétera pas durant le quinquennat 2009-2014.