Le «N,N-Diethyl-3-methylbenzamide», plus communément appelé «DEET» est actuellement le véritable «gold standard» des produits anti-moustiques. Près de 200 millions de personnes l'utilisent chaque année et plus de 8 milliards de doses ont été vendues durant les 50 dernières années. Mais aujourd'hui, des scientifiques estiment que cette molécule serait loin d'être sans danger. Résultat : des analyses toxicologiques, biochimiques et physiologiques indiquent que le DEET a un impact significatif sur les tissus biologiques environnants. Les auteurs de ce rapport estiment pour le moment que l'action exacte du DEET chez l'homme reste à évaluer, même si celui-ci est bien un mammifère. Des analyses plus approfondies seraient nécessaires. Mais déjà, si le DEET affecte de manière significative le fonctionnement neuronal chez les insectes, ces répulsifs anti-moustiques pourraient ne plus être considérés comme de simples cosmétiques mais comme des pesticides. Des recherches complémentaires vont avoir lieu d'ici à la fin de l'année sur de petits rongeurs pour mieux connaître le mode d'action du DEET.