Dans une louable initiative visant à apaiser la tension qui entoure la grande explication égypto-algérienne le 14 novembre, le quotidien arabophone à grand tirage Al Chourouq Al Yaoumi a organisé hier matin un colloque à la Maison de la presse de Kouba. Ce colloque a vu la participation du gros des médias algériens ainsi que quelques professeurs et étudiants de la faculté des sciences de l'information et la communication d'Alger. Mais c'est la présence d'une délégation de journalistes égyptiens qui a suscité l'intérêt des participants. En effet, invités spécialement par le secrétariat d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la Communication, les journalistes en question ont saisi l'opportunité de leur séjour en Algérie pour appeler à la fin de la guéguerre à la laquelle se livrent depuis plusieurs semaines certains journaux algériens et égyptiens. «La tension qui entoure le match Egypte-Algérie chez nous est moins perceptible qu'ici à Alger. Les Egyptiens n'affichent aucune hostilité envers les Algériens qui sont leurs frères, même si certains médias des deux pays tentent de verser dans le sensationnel. Ces esprits malintentionnés ne réussiront pas à semer la discorde entre l'Egypte et l'Algérie», a déclaré le chef de la délégation égyptienne Mohamed Ismaïl, rédacteur en chef adjoint du journal Al Gomhouriya, qui promet un accueil des plus chaleureux à leurs confrères au Caire. «Soyez certains, les nombreux journalistes qui sont attendus au Caire pour ce grand match seront très bien accueillis dans leur seconde nation, l'Egypte. Et on veillera à ce qu'ils soient satisfaits de leur séjour au Caire», a-t-il assuré. Pour sa part, le représentant de la fameuse radio Saout Al Arab, Abdelahalim Mabrouk, a mis l'accent durant son intervention sur les liens historiques qui lient les deux nations en course pour le seul billet qualificatif au Mondial sud-africain. «L'Egypte a été d'un soutien non négligeable à l'Algérie dans sa révolution et le sang algérien s'est mêlé à celui des nôtres pendant la guerre d'octobre 73 contre l'ennemi sioniste. Ce n'est pas un match de football de 90 minutes qui va donc altérer les liens historiques qui lient ces deux nations depuis des siècles», a-t-il affirmé. Et d'ajouter : «L'Egypte ou l'Algérie, le plus important est que c'est la nation arabe qui triomphera le 14 novembre.»