Jusqu'au 22 novembre, les services du ministère de la Santé ont enregistré au total 186 cas de grippe A. Mis à part les 18 cas déclarés cette semaine, qui demeurent sous contrôle médical, les autres malades ont tous quitté l'hôpital. La propagation de la maladie s'est nettement accélérée depuis quelques semaines. C'est pour cette raison que le département de Saïd Barkat insiste sur les mesures de prévention. Dans un communiqué publié sur son site internet, «le ministère rappelle que le respect de certaines règles d'hygiène permet de réduire les risques de transmission du virus de la grippe». Il s'agit, selon le communiqué, du lavage régulier et fréquent des mains – au savon liquide de préférence – plusieurs fois par jour, notamment en rentrant à la maison et avant chaque repas, et de l'utilisation des mouchoirs jetables pour se moucher, éternuer ou tousser. En clair, la prévention prend pour cible les personnes prises individuellement. Sur les places publiques, la tutelle ne prévoit toujours pas de mesures préventives contre la maladie. Paradoxalement, c'est de là que vient le danger. En fait, les transporteurs continuent de s'adonner aux mêmes pratiques habituelles, à savoir la surcharge des bus. Que ce soit les transporteurs privés ou l'Etusa (publique), la surcharge est de rigueur sur les principales dessertes (Casbah, Ben Aknoun, Sidi M'hamed, Bab El Oued, Hussein Dey et El Harrach). Les voyageurs sont collés les uns aux autres au point où chacun d'eux subit la transpiration de l'autre. Il suffit d'un seul cas de grippe pour contaminer tout le monde dans un bus. Le cas échéant, il sera impossible aux services de prévention d'identifier toutes les personnes contaminées dans les lieux publics afin de les mettre sous contrôle médical.