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Un monde enchanté
Djahida Houadef
Publié dans Le Temps d'Algérie le 25 - 07 - 2010

Pourquoi cette fois-ci des tableaux sur la nature morte ?
L'idée de la nature morte est née par un saisissement d'objets inertes sur lesquels mon regard s'est posé, maintes fois, par hasard ou volontairement. Ce regard a, au fil du temps, engendré pas mal de questionnements. A savoir, comment rendre ces objets inertes vivants dans l'instantané de la représentation picturale.
C'est un peu l'idée de la photographie. Donner une âme aux objets composés en nature morte et les rendre témoin d'un vécu et d'une histoire. Ensuite de se rapprocher du design des objets pour une fin esthétique et symbolique qui s'inscrive dans notre contexte social, culturel et historique. Tous les éléments imagés dans mes natures mortes sont un repère d'une vie antérieure qui marque mes propres actes et pensées ou ceux de mon entourage et de ma société.
Ainsi, par ce travail plastique, je mets en valeur ce genre de peinture qui était considéré avant le XVIIIe siècle comme un art en quelque sorte mineur. Avec le choix de ce thème, ma palette de couleurs a forcement changé. La couleur contribue toujours dans le contenu et le langage plastique. Je me suis rapprochée beaucoup plus des couleurs rompues, les couleurs de la terre en référence à l'histoire d'un passage vivant qui se fige à travers le temps.
Très souvent, de par les formes et le design des objets représentés, la composition du tableau s'impose d'elle-même. Avec cette nouvelle collection sur la nature morte, mon style est là, il ne change pas.
Dans cette nouvelle expression le fin fond est le même ; il reste une griffe, une empreinte propre et personnelle. On retrouve dans mon travail la gestuelle ordonnée par la répétition d'éléments et la composition, mais aussi une liberté dans un chaotique de formes, de couleurs et de lumière. Dans mon style de travail plastique, il y a un peu de tout, du naïf, du figuratif. C'est un art qu'on appelle singulier. Il puise un peu de tous les mouvements artistiques. Il est caractérisé surtout par la spontanéité. Comme quoi, nulle personne ne sort du néant, on est toujours la continuité des autres.
Quel est votre parcours artistique ?
J'ai commencé à dessiner et à peindre depuis mon plus jeune âge. Mais dans les années 1980, j'ai pris cette passion au sérieux, et j'ai fait des études à l'Ecole nationale et ensuite supérieure des beaux-arts d'Alger. Ma première exposition était en 1986 au Centre culturel algérien, sis rue Abane Ramdane à Alger.
Durant mes études à l'Ecole des beaux-arts, j'ai découvert que le monde des arts était très vaste et qu'il ne s'arrêtait pas seulement à mon entourage mais qu'il a déjà fait une histoire à travers le temps et des milliers d'années. J'ai découverte un monde préhistorique avec les peintures rupestres. J'ai apprécié les peintures de la civilisation grecque, romaine et égyptienne. Je me suis questionnée avec le Moyen-Age,
je me suis adoucie avec la renaissance, je me suis compulsée avec le XVIIe et le XVIIIe siècles, mon regard s'est chatouillé par l'impressionnisme de Renoir et Monet, mes sensations se sont ébranlées avec les touches et les couleurs fauves de Van Gogh. J'ai voyagé sur un tapis volant avec les miniatures persanes et celle de Mohamed Racim.
Je me suis attristée avec le vécu représenté par Mohamed Issiakhem, je me suis sentie en vibration avec les lettres libres de Mohamed Khadda, je suis revenue sur l'histoire de mon peuple hissé par les signe et les symboles des Aoucham. Enfin, je suis redevenue enfant avec Baya et je suis là !
Votre plasticien préféré algérien et celui étranger...
Je n'ai pas vraiment une préférence pour un artiste algérien et étranger mais puisque vous insistez, je dirais Mohamed Khadda et Gustav Klimt.
Avez-vous des projets ?
Des projets, oui ! J'attends d'avoir les moyens financiers pour réaliser mon exposition prête depuis 2006 intitulée «Chadjara». Un travail plastique sur l'environnement et ma passion pour la nature.
Entretien réalisé


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