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«Nos salons du livre n'ont rien à envier aux autres manifestations internationales»
Aïssa Brahim Ezzoubir, directeur et fondateur de la maison d'édition Dar El Hadith au Temps d'Algérie
Publié dans Le Temps d'Algérie le 26 - 10 - 2010

Le fondateur de la maison d'édition Dar El Hadith, Aïssa Brahim Ezzoubir, a accepté de répondre à quelques questions.Il s'exprime dans cet entretien sur le livre en Algérie, son évolution ainsi que sa place dans la société.
Le Temps d'Algérie : Que pensez-vous du livre en Algérie ?
Aïssa Brahim Ezzoubir : Le livre a sa place dans notre société, mais l'intérêt pour cet outil devrait être plus prononcé, vu les moyens déployés au profit de la lecture et des organisations culturelles, notamment les salons nationaux.
Ces derniers, en effet, n'ont rien à envier aux autres salons internationaux des autres pays comme la France, le Maroc et même l'Egypte. Les maisons d'édition nationales arrivent à impressionner les éditeurs, les auteurs et les lecteurs à l'étranger par les produits exposés, l'organisation et l'achalandage.
A ce propos, est-ce que le salon algérien a la même envergure que celui du Caire, connu pour sa grande affluence ?
Il faut admettre que le salon du Caire expose, chaque année, des titres qui émergent sur le marché international, contrairement à nos salons, où le produit international représente à peine 20%, malgré l'importance de l'événement. Pareillement pour celui de Casablanca. Le salon du livre algérien cible directement le lecteur.
Celui du Caire s'adresse aux éditeurs internationaux. En résumé, le commerce du livre est national dans notre pays et est international en Egypte, particulièrement au Caire. Celui de Charika, par exemple, n'a pas la même affluence. A cela, s'ajoute le fait que les éditeurs algériens exposent une quantité de titres qui ne dépasse pas la trentaine, face à une centaine pour chaque éditeur au Caire.
Malgré cela, le salon algérien demeure l'un des plus importants dans le monde arabe, dans le Maghreb, voire dans le monde occidental. Pour ma part j'estime que le salon du livre, lorsqu'il était organisé à la Safex, était le meilleur après celui de Paris.
Que lisent vraiment les Algériens ?
Les livres scolaires, les supports d'université, les livres de cuisine et ceux des enfants ont le meilleur lectorat dans notre société. Le roman, par contre, n'est pas commercialement rentable, vu que l'intérêt n'est pas aussi important. La preuve qu'on ne voit plus de gens «croquer» un livre dans les stations de transport, comme on le voit dans les métros en France.
On préfère feuilleter les journaux pour passer le temps, en attendant le bus. Mais il est à signaler que tous les autres genres de livre qu'on a édités depuis 1989, année de la fondation de notre maison d'édition Dar El Hadith, sont commercialisées à la même échelle et ont le même succès. Ce qui nous permet de conclure que les 65 auteurs qui font appel à nous sont des auteurs à succès, du moment que leurs produits se vendent bien.
Quelle est la raison de ce manque d'intérêt vis-à-vis du roman ?
L'on incrimine souvent la société qui n'incite pas à la lecture, omettant l'éducation des parents. Or, le milieu socioculturel est pour beaucoup dans ce manque d'intérêt, dans le sens où il faudrait pointer du doigt les deux facteurs.
Comment voulez-vous que l'enfant algérien apprenne à aimer la littérature si la plupart des écoles ne disposent plus de bibliothèque et si le programme scolaire n'inclut pas ne serait-ce qu'une heure de lecture et de débat organisé autour d'un roman ?
Comment aurait-il le réflexe de s'arrêter devant une librairie pour s'offrir un livre de poche alors que la librairie la plus proche de son quartier est à 50 bornes de chez lui ? L'on voit des libraires fermer boutique pour se convertir en salon de thé, pizzeria ou marchand de vêtements. Il est aberrant que des lieux comme Boumerdès,
où est regroupée une panoplie de structures de formation, d'universités et d'instituts ne dispose pas d'une librairie, qu'il n'y ait que deux librairies à Rouiba, qu'une seule à Reghaïa pour 3000 habitants et aucune librairie à Bachdjarah. Ne le nions pas, l'éducation des parents qui fait que l'élève algérien, dès son jeune âge, ne s'intéresse qu'à ce qui est «obligatoire», notamment le support scolaire et les annales.
Hormis les salons, n'existe-t-il pas d'autres activités culturelles dont l'objectif est d'attirer le lectorat algérien ?
Il existe, effectivement, des salons tournant autour de débats sur la littérature et le livre en Algérie en général. D'ailleurs, après chaque salon du livre, des conférences animées par des professionnels sont organisées. Le problème réside, cependant, dans leur intérêt – on y revient – car ces manifestations font plus office de «causettes» et de dîners d'affaires que d'échanges entre hommes de littérature.
Comment les éditions promeuvent-elles le livre ?
Il n'y a pas de promotion à proprement parler en Algérie. La publicité est excessivement coûteuse. Les salons sont dès lors une aubaine et une occasion propice pour faire connaître un produit, sans oublier le «bouche à oreille» qui est un moyen efficace pour inciter les lecteurs à lire, donc à acheter.


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