Ban Ki-moon a exprimé hier le «souhait» de voir enfin les conversations informelles qui doivent reprendre vers la mi-juillet à Manhassat, localité située aux abords de New York, entre les deux parties impliquées dans le conflit du Sahara occidental, le Maroc et le Front Polisario, déboucher enfin sur «quelques progrès, y compris en matière de droits de l´homme». Dans une déclaration qu´il a faite en exclusivité à l´agence de presse espagnole Efe qui suit traditionnellement de près la question sahraouie, le Secrétaire général des Nations unies estime que l´ONU a fait du règlement de la question du Sahara occidental une «priorité». Lui-même, dit-il, entend «continuer à œuvrer pour le règlement de ce problème qui a trop duré». Une dose de déception apparaît dans la déclaration SG de l´ONU qui intervient à la veille du référendum sur la révision de la Constitution du Royaume, du 1er juillet qui a conduit le président Mohamed Abdelaziz a adresser une lettre à M.Ban Ki-moon dans laquelle il dénonce l´élargissement de ce scrutin au territoire sahraoui qui sera scindé en deux régions selon la nouvelle Constitution. Le projet du roi du Maroc compliquerait davantage la mission du représentant personnel du SG de l´ONU pour le Sahara occidental, le diplomate américain Christopher Ross, qui a de tout temps rappelé qu´une solution juste au problème sahraoui devrait se baser sur le respect du droit à l´autodétermination du peuple sahraoui. M. Ban Ki-moon a tenu à rappeler à Efe que les Nations unies «ont déjà organisé sept réunions informelles, dont trois dans le courant de cette année, pour tenter de régler ce conflit mais les positions du Maroc et du Front Polisario restent à ce jour très opposées, ce qui constitue un élément de frustration» pour l´organisation internationale. Un tel rappel laisserait entendre que les nations unies vont devoir envisager au terme de ce huitième round le recours à des pressions sur les deux délégations pour qu'elles assouplissent leurs positions.