Le bureau du Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) de Tizi Ouzou a gelé son action de protestation prévue initialement hier et aujourd'hui. Il avait auparavant appelé à une grève de deux jours, les 12 et 13 mars, suivie d'un sit-in devant la direction de l'éducation de wilaya et d'une marche vers le siège de la wilaya. Ce revirement est dicté, comme nous l'explique Kamel Goucem, coordinateur de wilaya, «par la prise en charge partielle des revendications exprimées dans le préavis de grève». «Le bureau de wilaya Cnapest de Tizi Ouzou constate que suite à notre préavis de grève, la DE a procédé au versement de nos salaires, y compris aux intégrés, avec la prise en charge de nouvelles situations (allocations familiales, échelons, postes supérieurs) et cela 4 jours avant la date habituelle», lit-on dans une déclaration du Cnapest. Le même syndicat, dont le bureau de wilaya s'est réuni samedi dernier, regrette cependant la non-satisfaction par la DE d'autres revendications, à savoir l'aménagement de son siège qui «menace ruine», et le versement des rappels liés aux nouvelles situations, comme convenu avec la direction de l'éducation. Le Cnapest déplore «la persistance de la gestion opaque du service paie (absence de folios et rappels payés non explicités)», ainsi que «l'entêtement du directeur à refuser de recevoir notre syndicat, en présence de M. Ben Hama Brahim, membre du bureau de wilaya». Après le gel de ses actions, le Cnapest a décidé de réunir son conseil de wilaya en session extraordinaire vendredi prochain, sans pour autant renoncer à sa revendication relative au départ du directeur de l'éducation de wilaya, Noureddine Khaldi. «Le bureau de wilaya décide le maintien de la revendication du départ du directeur de l'éducation et de son staff administratif, tant qu'ils persistent dans leur démarche méprisante à l'égard de notre syndicat», écrit le Cnapest. Cette revendication est «l'expression du ras-le-bol des travailleurs de l'éducation au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, qui s'estiment lésés par le premier responsable», nous dira M. Goucem. Hormis le Cnapest, le Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef) réclame également le départ du directeur de l'éducation de Tizi Ouzou, accusé de «mauvaise gestion du secteur», faut-il le rappeler.