«Il faut être conscient des dangers extérieurs qui guettent l'Algérie et ce n'est pas un hasard si les problèmes d'aujourd'hui reviennent sous d'autres formes que ceux ayant prévalu dans le passé», a déclaré Zohra Drif-Bitat, ancienne condamnée à mort, dans une conférence au siège de la direction générale des Douanes. Le pays «se porte bien aujourd'hui et, en 1830, l'Algérie était riche et développée avec, par exemple, un niveau d'éducation qui égalait celui de l'Europe, mais avait surtout d'énormes créances sur la France», a-t-elle précisé. C'est pourquoi elle a insisté pour «revenir chaque fois au passé afin de comprendre les enjeux des évènements du présent et se projeter dans une bataille où les nations n'oublient pas» les faits du passé. «Peut-être que nous devons blâmer nos mères et ma génération parce que nous n'avons pas éduqué, après 1962, nos enfants dans la haine et le rappel des souffrances commises par le colonisateur durant plus d'un siècle alors que nous voulions juste semer dans leur esprit la joie de vivre dans un pays qui a récupéré son indépendance», a-t-elle relevé.