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Balkanisation
Publié dans L'Expression le 19 - 10 - 2010


«There is a man who has a dream:
All Africa should be at him.
He was not looking for world fame:
Kwame N´Krumah, it was his name!» (Chantée par Myriam Makeba)
Le plus important article de la Charte qui unit les nations africaines dans leur vaine quête d´une certaine communion qui recule sans cesse au fur et à mesure que les conflits se nouent, se dénouent, s´éternisent, semblent un instant marquer la pause avant de redémarrer de plus belle, comme si les pauvres peuples qui vivent sur le plus riche des continents n´ont que cela à faire, n´est-il pas celui de l´intangibilité des frontières héritées du colonialisme? Or, depuis que les nations européennes, qui ont colonisé et tracé les frontières au cordeau sans tenir compte de l´avis, de la spécificité des peuples ou des Etats préexistants, ont fait officiellement leurs valises, je dis bien «officiellement» car les colonisateurs sont toujours présents sous différentes formes, soit par le biais de forces armées sur des bases concédées par des dictateurs qui bénéficient de la sympathie ou de la «compréhension» des Etats occidentaux, les guerres ordinaires, les guerres civiles, tribales, confessionnelles, de sécession, les conflits frontaliers, le terrorisme, les massacres, les génocides, les viols massifs se succèdent à un rythme saisissant qui n´alarme plus personne puisque depuis le XIXe siècle, ce continent est soumis au pillage effréné de ses richesses avec la complicité des pouvoirs locaux et des institutions internationales, elles-mêmes contrôlées par les mêmes Etats qui sèment la zizanie dans les anciennes colonies. C´est ainsi que l´on assiste, ici, à une balkanisation rampante de certains Etats, là, à l´entretien d´une instabilité chronique et ailleurs, à la naissance de phénomènes inconnus jusque-là comme le terrorisme international qui porte le voile de l´intégrisme. C´est peut-être la Grande-Bretagne, qui a donné le «la» en divisant la péninsule dite arabique et le Moyen-Orient en une mosaïque d´émirats et de monarchies dont les potentats, en éternels vassaux, serviront de pompistes obligés. Ceux qui seront balayés par des révolutions et remplacés par des dictateurs à vocation patriotique, verront leur souveraineté violée et leurs frontières ou pis, leur statut révisé par des coalitions de pays occidentaux qui organiseront des expéditions punitives dignes du XIXe siècle. C´est l´Irak qui, le premier, subira cette nouvelle règle imposée par les majors compagnies pour procéder au dépeçage et à l´équarrissage d´un pays déstabilisé pour longtemps: en attendant que les Occidentaux trouvent un nouveau mode d´emploi inhérent à leurs intérêts. Ce sont évidemment, les richesses naturelles de ces pays qui attirent les convoitises de ceux qui échafaudent leurs plans de pillage à partir de Wall-Street. Et c´est la raison pour laquelle, le Congo ex-belge est plongé depuis plus de cinquante années dans toute une série de péripéties, de conflits qui prennent tous les couleurs énoncées plus haut, allant de la sécession jusqu´ à la liquidation physique du secrétaire général de l´ONU qui déployait alors tous ses efforts pour trouver une solution juste et équitable, voire à l´assassinat du leader politique charismatique opposé au pillage du pays. Ce n´est que quarante années plus tard que les agents de la CIA décriront, dans le menu détail, leurs forfaits accomplis dans la plus grande impunité. Actuellement, c´est le Soudan qui est le point de mire des pays phagocyteurs et de l´ONU: après des guerres civiles qui durent, avec des périodes d´accalmie, depuis 1955, le régime décrié de Omar El Bechir qui n´a pu être renversé par des intégristes providentiels, se voit mettre en demeure d´organiser un référendum d´autodétermination dans sa province du Sud à majorité chrétienne et ce, dans les trois mois qui suivent. On ne sait pas ce qu´il adviendra plus tard du Darfour. Tout ce que l´on sait, c´est que les dictateurs voisins voient d´un mauvais oeil cette initiative qui peut être étendue ailleurs. Les observateurs ne sont pas dupes que ce sont les richesses en hydrocarbures qui motivent les ténors occidentaux. Certains politologues avancent même l´idée qu´une recolonisation de l´Afrique est en marche avec des mouvements telle la nébuleuse Aqmi comme starter. Alors, pourquoi ce qui est possible pour le Sud-Soudan ne l´est pas pour le Sahara occidental?


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