Le ministre affirme que le dispositif d'encadrement de l'investissement en Algérie est de plus en plus stable. Une importante délégation d´hommes d´affaires sud-coréens représentant différentes filières industrielles est attendue la semaine prochaine à Alger. C´est ce qu´a annoncé hier le ministre de l´Industrie, de la PME et de la Promotion de l´investissement, M. Mohammed Benmerradi. «Nous recevons la semaine prochaine une importante délégation d´hommes d´affaires sud-coréens dont le vice-président du groupe Samsung, accompagné d´autres responsables de filières industrielles, y compris l´automobile», a déclaré le ministre à la Radio nationale. Les Coréens viendront pour engager des discussions avec les autorités algériennes sur des opportunités d´investissement. A propos de la filière automobile, le ministre a révélé qu´une délégation algérienne se trouve actuellement en Allemagne «pour discuter avec le constructeur automobile Volkswagen». Evoquant les discussions avec le constructeur français Renault pour la réalisation en Algérie d´une usine de fabrication de 150.000 véhicules par an, le ministre a indiqué qu´ «elles étaient loin d´être terminées». Ce sont des négociations longues qui avancent (...) mais cela ne veut pas dire que nous sommes arrivés à un accord», a-t-il dit. «Nous avons avancé sur certaines questions, il nous reste encore trois ou quatre rounds avant de parvenir à un projet de construction d´une usine de fabrication automobile», a-t-il ajouté. Parmi les questions qui restent posées, le ministre a évoqué la commercialisation des véhicules en Algérie. Selon lui, la partie algérienne propose de réaliser une entreprise qui produit et commercialise en même temps, alors que Renault veut confier la vente à son réseau en Algérie. Toujours dans la filière automobile, le ministre a indiqué que plusieurs partenariats ont été conclus, citant notamment les groupes allemands Mercedes et Daimler, qui sont entrés en partenariat avec la Snvi pour la création d´une société de fabrication de 15.000 camions sur le site de Rouïba, selon la règle de 51/49% régissant l´investissement étranger. D´autres projets de partenariat sont en cours de concrétisation à Constantine notamment dans le machinisme agricole, a ajouté le ministre. Par ailleurs, Benmeradi affirme que le dispositif d´encadrement de l´investissement en Algérie est de plus en plus stable après les rectifications apportées par les lois de finances de ces dernières années. La loi de finances complémentaire (LFC 2011), adoptée récemment par l´Assemblée populaire nationale (APN), «ne contient aucune mesure qui concerne l´investissement d´une manière générale, l´ensemble des rectifications ayant été introduites dans les LFC 2008-2009-2010 et la loi de finances 2011», a-t-il précisé. L´objectif du gouvernement à travers les mesures prises est de donner une part importante aux entreprises nationales afin de contribuer davantage à la diversification de la production nationale et à le réduction des importations. Evoquant la règle 51/49% régissant les investissements étrangers en Algérie (loi de finances complémentaire de 2009), qui exige de l´investisseur étranger l´établissement d´un partenariat avec une entreprise publique ou privée, il a indiqué «qu´elle est admise par les partenaires étrangers». «Sur le terrain, nous avons constaté l´adhésion des opérateurs étrangers à cette démarche», a-t-il expliqué, citant des exemples de partenariat noués avec des entreprises étrangères selon cette règle.